Une distribution ? Késako ?

À la grande heure de Windows XP, nombreuses étaient les versions modifiées — brisant le contrat de licence, et donc illégales — allégeant le système, citons par exemple Windows XP Arium ou Windows Trust. Si toutes conservaient la base d’XP, de nombreuses fonctionnalités avaient été désactivées, et certains logiciels étaient remplacés par d’autres (par exemple, Trust lançait Paint.NET au lieu du Paint de base de Microsoft). Cela représente assez bien le concept des différentes sauces de Linux : la partie centrale, appelée noyau, est intégrée dans une distribution, une sorte de regroupement de logiciels intégrant des fonctionnalités de base (la notion de "basique" dépendant justement de la distribution...), le tout maintenu par une communauté qui s’occupe entre autres du support technique et des images d’installation. Ainsi, vous ne télécharger jamais une image disque d'installation de Linux, mais uniquement celle de la distribution de votre choix ! D’ailleurs, pour être entièrement correct, le terme Linux est seulement le nom du noyau, l’ensemble formant un OS fonctionnel devrait être appelé GNU/Linux !

De nombreuses trop nombreuses distributions différentes sont disponibles, allant du Gentoo pour utilisateurs avertis à DoudouLinux pour les jeunes enfants.... et toutes possèdent leur lot d’admirateurs, virant aux fanboys. Nous avons dû, au comptoir, faire un choix, et, quitte à en vexer certains, nous nous sommes arrêtés sur Linux Mint. Comme tout cela était trop simple, Mint possède plusieurs versions suivant l'interface graphique embarquée : Cinnamon et Mate. Notre choix s'est finalement porté sur la saveur Cinnamon ; le tout proposant, en vrac, une interface épurée proche de Windows, l'intégration d’origine de drivers propriétaires, une gestion correcte de vos données privées (Ubuntu ayant récolté un carton rouge sur le secteur), et un mode de fonctionnement encore proche de l'OS de Microsoft en matière de panneau de configuration et de gestionnaire de mise à jour. Notez bien que ce choix est dirigé par le mode débutant de ce dossier, qui le destine aux utilisateurs non avertis désireux de tenter l’aventure sous le manchot !

 

Linux Mint possède une grande partie commune avec Ubuntu. En cas de problème, la plupart des tutoriaux concernant ce dernier (plus nombreux !) devraient donc fonctionner.

 

linux mint logo

 

À l’heure où nous écrivons ces lignes, la version courante de Linux Mint est (enfin) la 20.1 Ulyana, qui s’appuie sur Ubuntu Focal Fossa, a. k. a. 20.04. Cela ne signifie rien pour vous dit comme cela, mais cette version date d'avril 2020, ce qui sera suffisant pour la plupart des configurations (Zen 2 et Turing, nous vous avons dans le collimateur !) et apporte (enfin) une gestion ergonomique des ordinateurs portables possédant un iGPU et un dGPU NVIDIA. Néanmoins, certains logiciels et/ou bibliothèques peuvent avoir (plusieurs) versions de retard, le prix à payer pour bénéficier d'un système stable et sécurisé. Il est bien possible d’installer des paquets — nous reviendrons à cette notion plus tard — plus récents, mais au prix d’un système passible de crashs à droite et à gauche : à vous de choisir ! Si vous y tenez absolument, un second tutoriel d’installation, basé sur Arch Linux ou Manjaro suivra (peut-être, un jour), et utilisera les toutes dernières versions de vos logiciels favoris... mais il faudra sacrément s’accrocher du fait de connaissances bien plus poussées nécessaires à la compréhension du système. Par exemple, toute la procédure d’installation s’y fera en ligne de commande !

Pas de panique cependant : sous Linux Mint, les navigateurs web se mettent tout seuls à jour à leur dernière version, tout comme Steam et Lutris, vos (futurs) softs préférés sous le manchot, et les classiques Skype, Discord et Teams sont également compatibles. Autant dire que, pour ce qui est du jeu et des réseaux sociaux, être sous Mint ne devrait pas vous handicaper.



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