• Températures

Avant de surcadencer nos CPU, jetons un rapide coup d’œil aux différentes températures relevées pour nos protagonistes durant les tests à leurs fréquences par défaut. Les refroidisseurs utilisés sont décrits en page protocole, quant à la pâte thermique, il s'agit d'ARCTIC MX-4.

 

barbecue steaks

 

Vu les consommations atteintes par le 12900K, il ne faisait pas beaucoup de doute quant à la nature des valeurs qui allaient être mesurées. Rendez-vous compte, en utilisant un refroidisseur à air parmi les meilleurs qui soient, il est impossible de garder cette puce sous les 90 °C. Certes elle dispose d'un mécanisme de protection qui entraînera un throttle si on atteint une température critique (96 °C), il n'en reste pas moins que cela entraîne d'un part une perte de performance, et d'autre part un vieillissement accéléré du silicium soumis à de telles contraintes. A contrario, les autres puces AL se comportent plutôt bien, comme quoi Intel a eu la main très lourde sur l'enveloppe de puissance du 12900K. A noter que comme nous mesurons ici les températures maximales durant l'encodage, c'est donc la valeur mesurée durant l'application de PL2 (ou Turbo Power comme l'appelle maintenant Intel) des puces Intel disposant de 2 limites de puissances effectives dans le bios. C'est aussi le cas du 12900K @ 125 W, mais lorsque ce dernier passe sous régime 125 W, il perd une dizaine de degrés en fonctionnement par rapport à la valeur rapportée dans le graphique. 

 

 

 

• Overclocking

Concernant l'overclocking, Intel continue de faire progresser son logiciel maison, aka XTU. Il est à présent plus aisé de tirer parti au mieux de son CPU, l'option Optimizer apparue en début d'année permettant même de prérégler les paramètres afin d'atteindre une valeur cible souhaitée (dans la limite du faisable). Bien entendu, ce n'est pas aussi optimisé qu'un réglage minutieux à la main, mais de quoi permettre au profane de tirer facilement un peu plus de leur CPU. En revanche, overclocker un Core i9-12900K est tout sauf aisé. Nous n'avons pas pu y consacrer beaucoup de temps vu l'ampleur des tests à mener durant un laps de temps réduit, malgré tout on se heurte très vite à une problématique quasi insoluble : le dégagement thermique, et ce malgré l'usage d'un AIO plus que capable.

 

Intel XTU 12900K overclocké [cliquer pour agrandir]

Intel XTU

 

Précisons que nous validons toujours nos surcadençages par 30 mn d'OCCT sans erreur et que, pour ce dossier, nous avons dû faire une infidélité à nos fidèles Noctua NH-D15 Chromax Black ou NH-U12A, ces derniers s'avérant trop justes pour cet exercice.

 

 

• ROG Ryujin II 360

Dans le kit presse fourni par Asus, en sus de la Maximus ROG Z690 Hero qui a servi de base pour nos tests, se trouvait un ROG Ryujin II 360. Ce dernier utilise donc un radiateur couplé à 3 ventilateurs 120 mm d'origine Noctua. Le kit waterblock + pompe est lui d'origine Asetek, de 7e génération pour être précis. Était bien évidemment inclus une fixation pour le nouveau socket 1700, permettant d'utiliser les entraxes les plus éloignés, mais assurant aussi une pression suffisante malgré la différence de hauteur au niveau du socket. Les performances sont à l'avenant, puisque nous avons réussi à gagner une petite dizaine de degrés par rapport à notre NH-U12A. Pour procéder au montage, une fois le support de vissage installé sur la carte mère, il suffit d'aligner les vis avec les orifices du support pour la pompe. Le capot supérieur de cette dernière se retire sans le moindre outil (fixation magnétique) pour faciliter le vissage.

 

Le Ryujun 2 débarrassé de son capot supérieur [cliquer pour agrandir]

 L'ensemble pompe/waterblock du ROG Ryujin II 360, débarrassé de son carénage

 

On découvre ainsi la présence d'un petit ventilateur au dessus de la pompe, ce dernier aidant au refroidissement des VRM de la carte mère et des modules M.2 à proximité, privés de flux d'air lors de l'utilisation traditionnelle d'un watercooling. Le flux d'air est canalisé à l'aide d'orifices dans le carénage recouvrant l'ensemble pompe + waterblock. Il a le bon goût de se montrer très discret. Une fois tout vissé, il ne reste plus qu'à repositionner le carénage, la fixation magnétique faisant le reste. À noter qu'un module permettant de raccorder jusqu'à 3 lignes ARGB et 4 ventilateurs 4 pins est livré avec les cordons ad hoc, son alimentation étant assurée par un connecteur SATA. Une fois tout ceci correctement connecté, le Ryujin II commence son spectacle.

 

  Asus ROG Ryujin II 360 asemblé [cliquer pour agrandir]

L'ensemble pompe/waterblock du ROG Ryujin II 360 en fonctionnement

 

L'utilisation du logiciel d'Asus permet de paramétrer de nombreux réglages de performances (vitesse de rotation, etc) mais aussi visuels. L'écran LCD surplombant  le carénage est de bonne facture, de quoi plaire à ceux désireux d'exposer leur configuration au travers de la vitre d'un boîtier par exemple. Nous procéderons dans les semaines qui viennent, à l'évaluation plus poussée du ROG Ryujin II 360, par le biais de notre protocole dédié aux refroidsseurs.

 

LCD du Ryujin II [cliquer pour agrandir]

Gros plan sur l'afficheur LCD du ROG Ryujin II 360

 

Bon c'est bien beau tout ça, mais que peut-on obtenir avec le Core i9-12900K ? Notre AIO, bien que plus performant que notre radiateur, s'avère très vite insuffisant, la montée en température étant extrêmement rapide. Le souci vient de la quantité d'énergie calorifique à dissiper sur une surface réduite, les lois de la physique, en particulier de la conduction thermique, restreignant l'efficacité des refroidisseurs. Bref, à part opter pour un modèle à changement de phases, n'espérez pas des miracles à ce niveau. Nous avons tout juste réussi à stabiliser 5 GHz sur tous les cœurs, la consommation progressant d'une trentaine de watts et la température malgré l'AIO variant entre 88 et 94 °C ! Le gain de cette opération s'est avérée inférieur à 2 %, fuyez donc, pauvres (clockeurs) fous.

 

cpuz 12900k oc

Le Core i9-12900K après surcadençage de tous ses cœurs

 

Passons au Core i7-12700K. Là aussi, nous avons pas réussi à stabiliser 5 GHz, mais uniquement le palier au-dessous et ce au prix de 76 W supplémentaires, entraînant une température fluctuant autour des 90 °C. Le gain est cette fois plus conséquent avec près de 9 % sous Cinema4D. Reste que la rentabilité d'une telle opération nous paraît encore une fois bien mince...

 

cpuz 12700k oc

Le Core i7-12700K surcadencé sur tous les cœurs

 

Finissons par le 12600K. Eh bien devinez quoi, nous avons aussi atteint les 5 GHz stables. La température nous a moins ennuyés cette fois, puisque se "limitant" à 81 °C, toujours avec l'AIO. La consommation progresse tout de même de plus de 55 W pour des performances en hausse de 8 % environ.

 

cpuz 12600k oc

Le Core i5-12600K overclocké

 

Voilà ce que nous pouvions vous dire sur ces nouveaux processeurs, passons au verdict page suivante.




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