La baston technologique continue de plus belle entre les USA et la Chine. Alors que les USA ont déjà effectivement interdit la vente d'appareils lithographiques EUV et des machines pour la production de mémoire de plus de 128 couches et un procédé meilleur que du 14 nm en direction de la Chine, et songeraient aussi à ajouter les scanners DUV à la liste, sans oublier les conditions strictes imposées aux récepteurs d'une subvention du Chips Act, le pays de l'Oncle Sam a trouvé un nouvel angle d'attaque pour mettre à nouveau du bâton dans les roues de la grande puissance concurrente et ses ambitions ! De quoi s'agit-il maintenant ?

 

China, China, China ! [cliquer pour agrandir]

 

Il n'est pas question cette fois-ci d'interdire de la vente de matos, mais la fourniture aux entreprises chinoises du logiciel EDA (electronics design automation) GAAFET ! Un software EDA est un logiciel aujourd'hui indispensable à la fabrication des puces modernes qui contiennent des milliards de transistors, il sert à l'automatisation de la conception et a microgérer celle-ci selon ce que veut obtenir l'architecture de la puce. Les principaux fournisseurs de cette composante cruciale et unique de la chaine d'approvisionnement du semiconducteur sont Synopsys, Cadence et Siemens. Intel utilisera sa propre solution EDA, actuellement non commercialisée (mais cela pourrait toujours changer à l'avenir). Cet outil est incontournable non seulement aux concepteurs, mais aussi aux producteurs pour vérifier la réalisabilité d'un design. 

De ce fait, en empêchant la Chine de mettre la main sur ce type de logiciel, les fondeurs locaux risquent fort d'avoir encore plus de mal à élaborer du transistor en 3 nm et 2 nm, pour lesquels l'usage de la technologie GAAFET sera quasi-indispensable. Comme vous le savez, Samsung utilise déjà la technologie pour son 3 nm, tandis que TSMC commencera à s'en servir à partir du 2 nm (N2) et Intel à partir de l'Intel 20A (2 nm), avec pour les deux derniers une production en volume planifiée pour 2024. 

 

Certes, l'aventure s'annonçait déjà assez compliquée sans accès aux outils EUV, mais la mission s'avère maintenant d'autant plus difficile. Bref, probablement beaucoup plus de travail en perspective pour les espions industriels et les spécialistes chinois de la rétro-ingénierie, voire l'armée si la Chine opte finalement pour la pire des solutions... En attendant, il s'avère que la RPC mène des enquêtes sur plusieurs hauts responsables considérés comme responsables de l'échec du pays à construire une industrie du semiconducteur technologiquement avancée malgré les très grosses sommes investies par le gouvernement.

Un poil avant ?

Un écran OLED et pliable... de 45 pouces et pour les joueurs chez Corsair !

Un peu plus tard ...

Intel Gamers Day : l'A770 est enfin visible

Les 27 ragots
Les ragots sont actuellement
ouverts à tous, c'est open bar !