Si vous avez suivi les nouveautés côté lithographie ces 10 dernières années, alors vous avez sûrement déjà entendu parler du FinFET. Évolution majeure dans la technologie de gravure de semi-conducteurs, cette structure tridimensionnelle des transistors a été intronisée par le géant bleu Intel en 2011 avec Ivy Bridge et son 22 nm ; une époque à laquelle la domination de la firme et son avance dans le secteur étaient indiscutables.

 

Or, cette technologie est depuis 2018 sujette à controverse, ou plutôt fait l’objet d’une bataille juridique. De plus, il ne s’agit point d’une boîte qui chercherait à se fritter au géant bleu sur son propre secteur et à son âge d’or, mais d’un pays tout entier, puisque c’est la Chine qui y va de son Patent Troll. Pour être plus précis, il s’agit de l’Institut de Microélectronique de la Chinese Academy of Sciences (IMECAS), déjà passé dans nos colonnes par ses travaux en microarchitecture, et tout à fait coutumier des affaires de propriété intellectuelles avec les autorités locales. Dans un pays où la collusion est monnaie courante, cela n’augure rien de bon. Sans surprise, le loustic des cavernes plutôt hargneux, puisque les 14 réclamations concernant des brevets ont mené à une plainte requérant quelque 31 millions de dollars, les frais d’avocat, ainsi que... l’interdiction de vendre ses puces « Core » dans le pays.

 

usa vs chine v2 cdh

Entre ces deux-là, ce n’est définitivement pas gagné !

 

Un procès politique, vous dites ? Sans aucun doute. La plainte, déposée à la Cour Suprême de Beijing, a pourtant été légèrement érodée au fil de la procédure, Intel ayant réussi à prouver que trois des réclamations mises en cause ne s’appliquaient, en fin de compte, pas. Reste que la sixième tentative d’invalidation de charges s’est soldée par un échec, et les moult essais de la firme de bouger sous la juridiction de l’autorité américaine en matière de brevet n’ont rien changé à l’affaire, l’Oncle Sam restant étrangement en dehors de tout cela. D’ici que les choses se terminent, Intel pourrait éventuellement avoir migré sur le GAAFET, non concerné par ces plaintes... mais rien n’en est moins sûr. Pas facile, le business de l’autre côté de la grande muraille ! (Source : NotebookCheck via Tom’s Hardware)


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