Le terminal : une bête noire, mais puissante

Filiation UNIX obligeant - et philosophie visant à laisser un maximum de liberté et de contrôle à l'utilisateur - Manjaro est livré avec un émulateur de terminal, c'est-à-dire une application permettant de lancer des commandes directement au système sans passer par une interface graphique. Qui dit absence de GUI dit moins d'intermédiaires et plus de puissance ; certes, mais au prix d'une ergonomie quasi-nulle. Si vous souhaitez ouvrir le capot et découvrir une partie des rouages de Manjaro, voilà la version en console de deux étapes de ce tutoriel : comment mettre à jour, et comment installer ses pilotes.

 

En console : des mises à jour au goût de pac-gommes ?

Chez Linux Mint, le gestionnaire de paquets en console se nommait APT, ici, comme vous pourrez le constater, vous utiliserez soit l’utilitaire graphique, fort ergonomique, il faut bien le souligner, soit l’utilitaire en ligne de commande : pacman (Package Manager), que nous détaillons ici pour les amateurs. Un patronyme de génie qui vous fera sûrement sourire... avant de vous rendre compte que vous ne trouverez jamais une solution à un éventuel problème du fait du référencement Google privilégiant le jeu vidéo du même nom. Fort heureusement, cette situation est extrêmement rare, et l’ArchWiki sera à votre secours dans le pire des cas.

 

Et qui dit ligne de commande dit... console, il nous faut donc rentrer dans la matrice afin de dompter ce pacman : pour cela, ouvrez le menu démarrer et cliquez sur « Émulteur de terminal ».

 

Un terminal qui fait peur ! [cliquer pour agrandir]

 

Pour l’administration de votre système, vous avez principalement trois commandes à connaître :

 

sudo pacman -S paquet

 

Une commande que vous allez beaucoup croiser, qui vous sert à installer le paquet. Notez que, si le paquet a été mis à jour sur les serveurs, vous pouvez obtenir des erreurs : il vous faudra ainsi mettre tout votre système à jour avant de pouvoir procéder à l’installation. Cassons-là ensemble afin de mieux comprendre ce qu’elle signifie :

  • sudo : mot magique permettant d’exécuter la commande suivante en tant qu’administrateur.
  • pacman : commande servant à la gestion des paquets. Pour mettre à jour, installer, désinstaller des bibliothèques, des packs de polices, des logiciels, ou n’importe quoi qui vient se greffer au système, ce sera pacma (Package Manager) qui tournera en arrière plan, même si vous ne le voyez pas directement.
  • -S : option donnée à pacman, ici « installer »
  • paquet : nom ou liste de noms des logiciels à installer.

 

sudo pacman -Rs paquet

 

L’inverse exact de la commande précédente : l’option -R permet de désinstaller un paquet, et le s supplémentaire indique de désinstaller avec toutes ses dépendances (le plus souvent des bibliothèques dont vous n’avez pas l’utilité).

 

sudo pacman -Syu

 

Probablement cette que vous effectuerez le plus souvent puisqu’elle permet d’installer les paquets (commande -S) en (commande -y) téléchargeant une nouvelle liste, appelée index, des paquets, contenant les toutes dernières versions des logiciels. Enfin l’argument -u va mettre à jour tous les paquets concernés. Il ne reste qu’à redémarrer, et le tour est joué !

 

Ne lancez jamais un pacman -Sy seul. L’opération irait mettre à jour l’index des paquets disponible sans en installer aucun ; risquant ainsi des incompatibilités lors de l’installation de nouveaux logiciels. Typiquement, un paquet de l’index, disons peut nécessiter une version spécifique d’un autre paquet (une dépendance), disons à la version 2.0. Or, si vous avez installé une version antérieure de cette dépendance, par exemple version 1.0, alors l’installation de se fera sans encombre, mais ne fonctionnera pas correctement, car il s’attend à avoir en 2.0 et non en 1.0. Fort heureusement, une simple mie à jour globale permettra de tout faire rentrer dans l’ordre !
 
Installer ses drivers en ligne de commande : un bon moyen de frimer devant ses copains !

Si jamais vous voulez un peu plus de détails sur le processus d’installation (ainsi que des messages plus explicites en cas d’erreur), direction le menu démarrer, entrée « Émulateur de terminal ».

 

Un terminal qui fait peur ! [cliquer pour agrandir]

 

Puis, tapez :

 

sudo pacman -Syu nvidia-dkms linux515-header

 

Cassons-la ensemble mieux comprendre son utilité :

  • sudo : mot magique permettant d’exécuter la commande suivante en tant qu’administrateur.
  • pacman : commande servant à la gestion des paquets. Pour mettre à jour, installer, désinstaller des bibliothèques, des packs de polices, des logiciels, ou n’importe quoi qui vient se greffer au système, ce sera apt (Advanced Package Tool) qui tournera en arrière plan, même si vous ne le voyez pas directement.
  • -Syu : ordre donné à pacman, ici, installer un paquet et tout mettre à jour par la même occasion.
  • nvidia-dkms linux515-header : noms des paquets à installer, ici le driver NVIDIA dans sa version DKMS, compatible avec la plupart des noyaux, ainsi que les fichiers nécessaires pour générer les drivers avec Linux 5.15 (la version installée par défaut à l'heure où ces lignes sont écrites). Attention, si vous avez un autre noyau, il faudra taper "linuxXXX-hearder", avec XX votre version !

Une fois cette opération terminée, redémarrez : vous devriez désormais avoir l’accélération graphique activée.



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