Depuis quelque temps, Valve, maison-mère du lanceur de jeux vidéos Steam, mais également du la réalité virtuelle avec SteamVR et, accessoirement (et à l’origine) éditeur avec la série des Half-Life, a le regard pointé sur Linux. En effet, la firme s’est lourdement investie dans le développement de moyens techniques destinés à rendre compatibles les jeux Windows sur Linux, à savoir Proton, une surcouche de compatibilité basée sur le logiciel WINE préexistant, enrichi de modules permettant à DirectX d’être traduit en code Vulkan compréhensible par le manchot.

 

Si cet engouement a fait le bonheur de bon nombre de linuxiens (et a engendré deux tutoriels du Comptoir), il était quasi-certain que la firme avait autre chose derrière la tête. En effet, le libre est certes bien vu du public averti, mais ne constitue pas une source de revenus fiable : il faut pour cela vendre quelque chose, une solution étant du matériel tirant parti de ce logiciel... et c’est exactement ce qu’a effectué Valve en annonçant le Steam Deck, une console portable ressuscitant SteamOS en version 3.0, désormais basé sur Arch Linux.

 

Le Steam Deck en version d'évaluation, c'est ça ! [cliquer pour agrandir]

Btw, I use Arch SteamOS

 

Reprenant un agencement proche de la Switch de chez Nintendo, le Steam Deck est articulé autour d’un écran tactile 7" 60 Hz d’une définition de « seulement » 1280 x 800 px, un choix tout à fait cohérent avec l’APU AMD intégré à 4 cœurs/8 threads (2,4 GHz de base, 3,5 GHz en boost) couplé à une partie graphique RDNA 2 à 8 CU (1,6 GHz maximum). Donné pour un TDP de 4 à 15 W, le tout semble cohérent autant du point de vue des performances que de l’autonomie avec l’intégration d’une batterie de 40 Wh capable a priori de délivrer 2 à 8 h de jeu selon le titre. Notez la présence de 16 Gio de RAM en... LPDDR5, une décision excellente afin de lever le goulot d’étranglement souvent présent sur les APU à ce niveau. Pour la connectivité, le WiFi 5 est de la partie ainsi que le Bluetooth en version 5.0 également, la charge s’effectuant au moyen d’un port USB type-C... et c’est à peu près tout, mis à part le combiné jack micro-casque 3.5 habituel ainsi que les divers boutons — console de jeu oblige.

 

 Le tout en vidéo, version développeurs !

 

Côté prix, cela dépendra de la configuration retenue pour le stockage, sachant qu’un port microSD permet d’étendre selon ses besoins, quel que soit le modèle : pour 64 Go d’EMMC, vous débourserez 419 €, pour 256 Go en NVMe, 549 €, et, enfin, à 649 €, vous aurez droit à 512 Go, toujours en NVMe. Rajoutez quelques goodies croissants avec le modèle, et vous voilà parés. Impatients ? Il va toutefois falloir attendre ce soir pour les précommandes, pour une première livraison en décembre (2021). Notez, en outre, qu’un dock sera disponible prochainement sans que des informations plus poussées ne soient encore communiquées. Avis aux amateurs ? (Source : GamingOnLinux)

 


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