• Sous le(s) capot(s)

La partie supérieure n’est étrangement fixée que par une seule vis... qui, par contre, est recouverte d’un autocollant. Avoir un clavier à 300 bouliches, d’accord, mais hors de question de le réparer soi-même !

REALFORCE : un peu de plastique... [cliquer pour agrandir]

REALFORCE : le dessus, un peu plus nu [cliquer pour agrandir]

 

Une fois toutes les touches retirées, les switchs violets peuvent enfin se dévoiler à vos yeux ébahis. Le cache plastique arrière se déclipse également aisément, laissant voir le traditionnel connecteur USB 2.0.

 

REALFORCE : un peu de plastique en dessous [cliquer pour agrandir]

REALFORCE : beaucoup trop de vis ! [cliquer pour agrandir]

 

Par contre, pour réussir à extirper le PCB, il faudra vous saisir de toute votre patience et votre meilleur tournevis. Si la qualité se mesurait linéairement au nombre de vis fixant le PCB, nul doute que ce REALFORCE serait une aubaine ! Malheureusement (ou pas !), ce n’est pas le cas, et ces dernières ne serviront qu’à vous faire pester en cas de panne grave.

 

REALFORCE : la raison du poids mastoc [cliquer pour agrandir]

REALFORCE : le PCB à poil ! [cliquer pour agrandir]

 

Intégrés dans une plaque en métal noire — d’où le poids mastoc — nous retrouvons la structure habituelle des Topre : mécanismes coulissants solidaires de la plaque supérieure, et plots en caoutchouc accompagnés de leurs ressorts directement collés sur le PCB vert style « années 80", ce qui justifie l’éventail de vis. En effet, il serait fâcheux de voir son clavier dysfonctionner à cause du glissement interne d’un ressort ou d’un plot !

 

• Partie logicielle

Pour programmer la distance d’activation par touche (et le RGB des témoins lumineux) ainsi que mettre à jour le micrologiciel, le REALFORCE possède son propre logiciel de configuration. Inutile de préciser qu’il n’est compatible qu’avec Windows — une malheureuse habitude pour les claviers haut de gamme.

 

REALFORCE : réglage de l'APC [cliquer pour agrandir]REALFORCE : réglage de l'APC, version CDH [cliquer pour agrandir]

 

Alors que la plupart des solutions concurrentes jouent la surenchère en surchargeant leur création de fonctionnalité inutile n’apportant le plus souvent que des instabilités, PFU Limited offre ici une expérience à l’image de son produit : sobre, stable et sans fioritures. Le logiciel est tellement cohérent qu’il va jusqu’à illustrer le verrouillage des touches Windows via un onglet dédié ou offrir une mignonne fenêtre pour changer la couleur des témoins... Mais ne permet pas de configurer de macros, et ne s’installera qu’en anglais ou en japonais. Une vision très japonaise de la chose, en somme ?

 

REALFORCE : quelle couleur, pour votre LED ? [cliquer pour agrandir]REALFORCE : locké ! [cliquer pour agrandir]

REALFORCE : l'ensemble des réglages annexes [cliquer pour agrandir]

Par contre, l’inversion des touches n’a, elle, qu’une simple case cochée

 
Le mot pour le manchot

Grâce aux raccourcis clavier, le REALFORCE n’est pas si mauvais élève une fois sous le manchot. Il est possible de jongler entre les trois profils d’APC et de modifier les couleurs des LED si cela vous tient absolument à cœur. Par contre, il faudra être sûr desdits profils, car vous ne pourrez en aucun cas les modifier ! Le verrouillage de la touche Windows est aussi possible, tout comme l’inversion des touches Ctrl et Verr. Maj. ; et les touches média envoient bel et bien leur signal... encore faut-il que votre serveur X ou Wayland sache les interpréter.

 

comptoir 3starsVous l’aurez compris à la lecture de ce test, ce REALFORCE n’est pas dénudé de qualités, bien au contraire. Les switchs Topre silencieuses, la qualité de fabrication générale et la configuration de la distance d’activation en font le modèle de choix pour qui souhaitent taper des grandes quantités de texte dans un confort absolu, peu importe le prix — en euro, mais aussi en praticité. Car le bât blesse, et ce, sur ces deux aspects à la fois : pour 299 €, l’absence de RGB peut encore passer pour un choix pédant (une version équipée est d’ailleurs proposée à l’étranger, mais ne s’est apparemment pas encore aventurée jusqu’à la France), mais en ce qui concerne le hub USB manquant et les macros absents, aucune excuse n’est possible. Certes, le mécanisme à activation variable est coûteux, mais son utilité n’en vaut pas à notre sens un tel surcoût. Difficile dans ces conditions de vous conseiller objectivement l’appareil, à moins d’être un fan absolu du feeling procuré par le Topre. Pour rester dans ces switchs, vous pouvez bien entendu vous tourner vers le Happy Hacking Keyboard, une version orientée mobilité, ou la sauce TKL du REALFORCE... qui reste tarifée à 300 € ! Sinon, chez la concurrence, il est toujours possible de trouver quelque chose d’équivalent : Das Keyboard propose par exemple ses séries 4Q et 5Q pour 200 € à 250 €, qui arborent du RGB, des switchs Cherry et un hub USB. En glissant toujours plus vers les versions gaming, Logitech répond présent à 250 €, avec un G915 Lightspeed Carbone qui offre des switchs low-profile et une connexion sans fil, toujours sauce RGB. Chez SteelSeries, vous pouvez opter pour un Apex Pro (environ 260 €) qui possède également une sensibilité réglable sur ses switchs OmniPoint, en sus du RGB et d’un écran OLED. Enfin, ASUS possède dans ses cartons un GK2000 Horus RGB tarifé vers les 250 € qui fera le bonheur des joueurs avec des touches média, le RGB plus que licornesque, un design tout à fait racé ainsi qu’une rallonge à deux USB et à deux ports jack.


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