• Verdict

tu116 250 miniNous voici parvenus au terme de ce dossier, et l'on ne peut que se réjouir du regain de forme d'AMD via son architecture RDNA, poussant le caméléon a enfin améliorer ses cartes Turing au niveau de leur seul véritable défaut, le ratio performances/prix. Les refresh SUPER corrigent quelque peu ce point, la GTX 1650 en étant un exemple flagrant. Cette dernière proposait certes mieux que la génération Pascal au niveau des performances, mais à un tarif la rendant difficilement recommandable, en particulier face aux RX 570 plus performantes. TU117 qui l'anime est parfaitement calibré pour s'intégrer au sein des PC portables, mais s'avère un poil juste face à la concurrence régnant au sein du marché retail. NVIDIA plutôt que de casser les prix, a préféré muscler son offre en "basculant" sur la puce supérieure, TU116, pour sa GTX 1650 SUPER. Ce n'est pas une première, puisque la RTX 2070 SUPER avait elle aussi eu le droit à ce traitement, en passant de TU106 sur le modèle originel, à TU104 pour son refresh. Les verts ne se sont toutefois pas limité à un changement de GPU pour leur petite dernière, puisqu'elle se retrouve dotée également de mémoire plus rapide, avec l'utilisation de GDDR6. Le résultat ne se fait pas attendre, puisque la nouvelle venue s'avère 37% plus rapide que la GTX 1650 originelle. De quoi proposer un niveau de performance suffisant pour le jeux en FHD, sans vraiment nécessiter de compromis au niveau des réglages pour la plupart. Bien sûr, ce n'est pas sans impact au niveau de la consommation, puisque cette dernière se situe aux alentours des 100 W. Rien de bien problématique en soi, si ce n'est que la possibilité de voir des 1650 SUPER dépourvues de cordon d'alimentation externe, disparaît. Autre effet collatéral du changement de GPU, la nouvelle née des verts dispose à présent de la toute dernière version du moteur d'encodage/décodage vidéo, alors qu'il fallait se contenter de l'avant-dernière (génération Volta) sur la GTX 1650. Le bilan global est donc bien plus satisfaisant avec cette déclinaison SUPER, ce qui réjouira les fans des verts. Mais ce n'est pas par grandeur d'âme que le caméléon propose cela, mais bien du fait de la concurrence nouvelle apportée par les rouges. 

 

Cette dernière prend la forme d'un Navi 14, une petite puce de 158 mm², mais qui profite d'un procédé de gravure plus performant que celui utilisé par la concurrence, pour y loger pratiquement le même nombre de transistors que dans un TU116, pourtant 86% plus gros (286 mm²). Le niveau des prestations ludiques atteint par cette puce permet de positionner les rouges au-delà de celles atteintes par TU117, entraînant la réaction des verts. Cela permet également à AMD de proposer les performances d'une RX 580, avec un GPU moderne, plus petit et moins énergivore, ce qui devrait conduire à des coûts de production moindre (PCB, électronique de puissance et refroidisseur simplifié), si tant est que le 7 nm ne soit pas trop onéreux et dispose de bons yieldsnavi14 miniL'utilisation d'une puce (très) légèrement bridée sur une version XT (qui utilise généralement la version intégrale du GPU), devrait toutefois aider à obtenir des rendements compatibles avec ce segment du marché, où le moindre coût compte. Pour finir sur Navi 14, AMD l'a doté également du PCIe Gen 4, sans réel intérêt d'un point de vue performances pour l'heure, mais qui permet toutefois d'économiser 8 lignes sur 16 sans amputer la bande passante. Il faudra pour cela utiliser ce GPU avec une plateforme compatible, pour l'heure uniquement à base de Zen 2. Enfin, les moteurs vidéo ainsi que d'encodage/décodage sont identiques à ceux de Navi 10, donc relativement proches des puces Turing qui conservent malgré tout quelques avantages spécifiques. Difficile également de ne pas parler des efforts continus d'AMD d'un point de vue logiciel. On aimerait voir les verts s'en inspirer afin de refondre enfin l'interface antédiluvienne de leurs pilotes, même si cela n'a pas d'impact sur la qualité intrinsèque de ces derniers. Un mot sur Radeon Boost introduit avec la version 2020 des Adrenalin, et consistant à réduire la définition de rendu là où c'est peu visible (mouvement rapide, etc.). Cette technique peut s'apparenter quelque peu au Multi-RES Shading de NVIDIA, que l'on retrouve dans Shadow Warrior 2 par exemple. Le résultat de ces techniques ne nous convainc pas, car si le gain de performances peut-être intéressant, c'est au prix d'une dégradation visuelle qui ne passe pas inaperçue. À ce niveau, le VRS (Variable Rate Shading) déjà intégré à Turing, s'avère infiniment supérieur. Radeon Boost semble donc plus être un palliatif temporaire à son absence des Navi actuels, qu'une réelle solution pérenne, puisque tant du côté rouge que bleu, le support du VRS semble être prévu à l'avenir. 

 

En résumé, les GTX 1650 SUPER et RX 5500 XT proposent des prestations relativement proches à tous niveaux, rendant le choix un peu plus difficile pour ceux totalement agnostiques vis-à-vis de l'attachement à une quelconque marque. Le corollaire de cet état de fait, c'est qu'aucun des deux choix n'est foncièrement mauvais ni préférable à l'autre. C'est donc le tarif associé à la qualité intrinsèque du modèle choisi (nuisances sonores, refroidissement), qui seront les critères déterminants pour l'acquéreur. À ce petit jeu, la 1650 SUPER est pour l'instant mieux positionnée au moment d'écrire ces lignes, mais il sera intéressant de vérifier l'évolution tarifaire avec le temps, la période des fêtes de fin d'année étant source de distorsion à ce niveau. Attention aussi à ne pas se laisser entraîner par une surenchère d'équipements ou finition, conduisant à un tarif trop proche de la gamme supérieure. Car c'est aussi un des enseignements de ce double lancement, pas moins de 5 références se marchent sur les pieds côté performances, et même davantage si on prend en considération les 2 tailles de mémoire disponible sur certains modèles. Cela n'a par exemple pas beaucoup de sens, d'opter pour une 5500 XT 4 Go plus chère qu'une GTX 1660...

Est-il d'ailleurs préférable de se tourner vers une carte embarquant 4, 6 ou 8 Go de mémoire ? Comme vous l'aurez remarqué au sein de ce dossier, le modèle 4 Go de la 5500 XT peut s'avérer d'ores et déjà juste à ce niveau, il peut donc être tentant de choisir une carte dotée de 6 ou 8 Go dès à présent. Oui, surtout si la carte est destinée à être conservée un certain temps, mais pas à n'importe quel tarif non plus. Il est en effet souvent aisé de corriger ce déficit de mémoire par un réglage ou 2 au sein du jeu, sans pour autant dénaturer le résultat visuel. Il est d'ailleurs fort probable que le GPU en lui même s'avérera trop juste, lorsque 4 Go seront réellement problématiques. C'est pourquoi le surcoût ne doit pas excéder une grosse vingtaine d'euros tout au plus, ce qui n'est déjà pas négligeable en termes de pourcentage. Faut-il préférer une carte dotée d'une architecture moderne (5500 XT / 1650 SUPER) ou plus ancienne ? Là aussi tout dépend du prix, une RX 580 8 Go sera par exemple plus pertinente qu'une 5500 XT 4 Go plus chère, de bonnes affaires seront donc possibles dans les semaines qui viennent, ceux réellement intéressés par la nouvelle génération rouge seraient avisés de patienter quelque peu avant de craquer. 

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