• Performances dedans la vraie vie d'utilisateur qui utilise

 

Quid des températures ?
En bon SSD NVMe, le KC3000 malgré son sticker de dissipation n'est pas exempt de soucis d'évacuation du jus de joules. Les tests ont été réalisés avec un radiateur situé sur la carte mère du banc, ce qui évidemment règle la question. Nous avons néanmoins conduit quelques tests à ce niveau-là (la caméra thermique étant sur un autre banc au moment des tests, vous n'aurez pas de jolis clichés IR, na !) et le throttling pointe le bout de ses fréquences de fonctionnement réduites – et pas qu'un peu ! – au-delà des 70 °C relevés via la sonde du SSD. Un ventilateur pourra suffire à ne pas dépasser cette limite, donc un boitier bien ventilé. Il sera néanmoins sage de considérer un radiateur si le SSD se trouve dans un endroit exigu ou à proximité immédiate d'autre(s) composant(s) lui faisant profiter d'un flux d'air déjà échaudé, sans quoi les performances risquent de jouer au yoyo.

 

 

Avec un cache SLC de 640 Go, Kingston détient la palme de la plus grosse, et les performances s'en ressentent largement en restant au-dessus de la barre des 3 Go/s sur un exercice finalement assez simple. Une telle quantité de cache permettra pas mal de facéties dans une variété de scénarii d'utilisations où le disque conservera de fait d'une tenue en performances tout à fait excellente.

 

Passé ce gap en mode SLC, c'est évidemment moins glorieux et on observe une chute sous les 1 Go/s des performances qui sont alors écrites directement en TLC. La petite bosse que l'on observe entre la phase 1.6 et la phase 1.8 s'explique probablement par une petite latence entre l'exécution des routines, qui aura laissé le temps au KC3000 de libérer un peu son cache SLC... Rapide, le bougre !

 

"Moins glorieux" a-t-on écrit plus haut, tout est relatif. Rappelons que nous sommes sur de la NAND TLC et que les niveaux de performances enregistrés sont juste excellents, venant titiller des références de génération précédente en... MLC, et faisant aussi bien qu'une référence aussi solide que le 980 Pro ! Des références que nous ajouterons dans un second temps post publication de cet article, comme nous vous l'avons indiqué en prémices de l'article.

 

kc3000 controleur phison e18

« Ii en a dans le buffet le saligaud ! »

 

 

La seconde fournée de tests IRL met le KC3000 davantage en difficulté malgré des latences réduites. On constate cela étant que son large cache fait encore bien le job et assure une tenue en performance assez longue dans le temps, plus qu'un 970 EVO plus déjà plutôt gaillard sur l'exercice. À ce petit jeu, on ne vient cependant pas encore inquiéter la 3D XPoint et ses performances de premier ordre.

Il n'en reste pas moins que la rapidité d'exécution du KC3000 et de ses I/Os en font l'un des disques les plus véloces du marché actuellement disponible avec ses congénères à base d'E18 + NAND 176 couches. Hormis pour des usages en database que de toute façon nous-ne-testons-pas-parceque-vous-vous-en-foutez-pour-vos-PC-persos (dites-nous si jamais on se trompe), le KC3000 fait des merveilles en lecture comme en écriture et surpasse la génération précédente : ça va vite et surtout plus longtemps que les autres TLC.

 

 

• Verdict

Notre entrevue se termine et le KC3000 répond à la question posée en sous-titre de ce papier par « welsh, je trace ma race ». Le nouveau burger Micron et ses 176 couches affichent de belles performances, et le tandem avec l'E18 de Phison se permettent le luxe de dépasser des références comme le 980 Pro de chez Samsung, excusez du peu ; et le placent de facto dans le tiercé gagnant des SSD NVMe les plus véloces actuellement disponibles. Kingston livre sa formule 1 avec un sticker renforcé d'une couche d'aluminium aidant à dissiper la watterie que dégage le SSD : cela aidera, mais un refroidissement plus sérieux est à considérer pour garder un niveau de performances optimal dans le temps. Enfin, le disque affiche une endurance de 0.44 DWPD respectable, dans la moyenne haute. Revers de la médaille, le KC3000 à l'image de ses clones, et alors qu'il est sorti il y a 6 mois, s'affiche encore aujourd'hui à des tarifs qui ne le rendent pas réellement compétitif notamment face aux disques PCIe 3.0 .

 


intel Seasonic asus

Nous remercions naturellement nos partenaires pour la mise à disposition du matériel de test.

 

 



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