• huntsman V2 Analog, premier survol

 

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 On ne recommandera pas d'utiliser ce clavier sans son repose-poignet.

 

Présentation
Razer Huntsman V2 Analog
Dimensions (mm)

446 x 141 x 45 mm sans repose-poignet

446 x 231 x 45 mm avec

Poids

1.23 kg sans repose-poignet

1,67 kg avec

Format

AZERTY complet

111 touches

Commutateurs Optiques analogiques Razer
Rétroéclairage

16,8 millions de couleurs

RGB individuel

Razer Chroma

Logiciel Razer Synapse
Connexion

Câble en fibre tressée 1,8 m USB Type-C

Relais USB 3.0 Type-A
Autres

Polling rate 1000 Hz

Anti-ghosting

N-key rollover

Stockage pour 5 profils

Adaptateur USB-C vers USB-A

Tarif 269,99 €
Garantie

2 ans

Comme la plupart des périphériques de Razer, le Huntsman Analog V2 vous sera livré dans un carton vert et noir, les couleurs symboliques de la marque. Il y est très bien emballé et protégé, solidement tenu sur les côtés par des blocs de mousse rigide. Il n'y aura pas d'inquiétude à se faire pour le transport. Après l'avoir déballé avec attention et délicatesse, on peut découvrir la dernière création très haut de gamme du fabricant. Au premier coup, on pensera inévitablement avoir sous les yeux un Huntsman Elite, il est vrai que les deux partagent un style quasi identique et sont pratiquement jumeaux, mais le Huntsman Analog V2 se démarquera tout de même sur plusieurs points (autre que son prix).

 

Razer n'a pas vraiment l'habitude de faire dans l'esthétique m'as-tu-vu. Off, le clavier est assez quelconque, mais respire aussi une certaine classe, avec une sobriété appréciable, malgré le fait qu'il s'agisse d'un assez gros morceau physiquement parlant. Il reprend la plaque supérieure intégrale en alu noir non brossé du Huntsman Elite, ainsi que le positionnement des indicateurs lumineux au-dessus des flèches directionnelles, les raccourcis multimédias dédiés, dont une grosse molette crantée face à repérer et à exploiter du fait de son dépassement du rebord du clavier. Le Huntsman Analog V2 est plus épais que son prédécesseur et son inclination naturelle plus élevée, mais le format des capuchons est identique. Par ailleurs, notons que ceux-ci sont en PBT à double injection, légèrement granuleux au toucher. Le PBT est en principe un gage de durabilité et à ce prix-là mettre de l'ABS eut de toute façon été osé et un tantinet avare. 

 

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Ça ne se voit pas trop, mais les LEDs sont bien allumées.

 

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Le Huntsman Elite était déjà réputé pour son repose-poignet très confortable, le Huntsman Analog V2 reprend le flambeau avec brio, grâce à son repose-poignet en similicuir et mousse moelleuse, et l'on ne peut nier qu'il est effectivement très confortable à l'usage, peut-être même plus que celui de l'Elite, considérant qu'il n'a pas ses grosses bordures solides. Il est évidemment magnétique et détachable. Vous y trouverez également une bande RGB sur l'ensemble du pourtour, qui sera donc dans la continuité de la bande lumineuse centrale du clavier. Razer appelle ça un « underglow » et ça permet simplement de projeter encore un peu de couleur sur la surface du bureau.

 

Puisqu'on en est déjà à parler RGB, sachez que l'illumination reste relativement discrète et assez réussie. Chaque touche est illuminée individuellement, tous les caractères principaux et la plupart des caractères secondaires sont rétroéclairés, sauf pour les raccourcis secondaires de mise en veille (pause), macro (F9), la touche « G » (F10) pour le mode jeu et les deux (F11 et F12) pour le réglage de la luminosité de l'éclairage, qui sont simplement imprimés. Peut-être dans l'idée de les rendre plus facilement repérables dans toutes les situations ? Les 4 raccourcis multimédias sont également illuminés, et avec son gros anneau lumineux, il est impossible de rater la molette pour le volume.

 

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RAS ! C'est tout lisse.

 

Que dire au dos du clavier ?  Et le reste ? Eh bien, on peut noter que le Hunstman Analog V2 possède enfin un relais USB 3.0, ce que le Huntsman Elite n'avait pas malgré son statut haut de gamme. Pas un indispensable, mais c'est toujours un bonus appréciable. Le dos du clavier est en plastique comme le reste, simple, brut, sans motif, avec 6 gros patins antidérapants en caoutchouc. Razer a aussi pensé à intégrer des pieds à deux niveaux, les premiers servent pour une inclinaison à 6° et les seconds pour obtenir 8°, en sachant que le clavier est de base déjà assez haut, le repose-poignet sera assez indispensable.

 

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 De gauche à droite : pente naturelle, +6° et +8°. Notez aussi le relais USB sur ce côté.

 

Voilà, pour résumer, le Huntsman Analog V2 est un assez gros morceau, lourd et solide, mais qui reste tout de même assez simple dans son style et sa conception, avec un aspect sobre et qualitatif, plutôt passe-partout.

 

Huntsman V2 Analog, à l'usage

 Le clavier étant assez haut, le repose-poignet est plus qu'indispensable pour permettre une position confortable des mains. Heureusement, celui-ci est effectivement très confortable, y compris pour de longues sessions. Niveau sonore, contrairement à un clavier mécanique traditionnel, les interrupteurs optiques du Huntsman V2 Analog n'ont pas le bruit métallique d'un ressort lors de la remontée de la touche. La masse du clavier aide certainement aussi à absorber certains bruits. Les interrupteurs optiques analogiques sont-ils pour autant silencieux ? Tout dépendra de votre sensibilité. Les interrupteurs utilisés ici ne sont pas de type clicky, mais plutôt linéaire. On ne pourra toutefois pas les qualifier de silencieux, ils sont sensiblement plus audibles que des Cherry MX Silent par exemple, ou que des MX Red. Dans l'ensemble, ça « claque » donc plutôt fort, les plus grosses d'autant plus, et ça peut devenir fatiguant à la longue, surtout s'il s'agit de rédiger un long texte (comme celui-ci). C'est évidemment moins gênant pour jouer avec un casque. L'absence de retour tactile et la résistance plutôt faible des interrupteurs à l'appui en font définitivement un clavier de compet' pour jouer.

 

Pour le reste, il sera aussi bon qu'un autre avec des interrupteurs décents, l'upgrade ne vaudra probablement pas le coup si vous avez déjà un Huntsman Elite, à moins d'avoir un vrai besoin pour le fonctionnement analogique. Il y a tout de même un gros reproche à faire au clavier. En effet, il peut arriver que votre personnage à l'écran reste soudainement bloqué dans son déplacement, même si vous avez cessé d'appuyer sur la touche. Ce serait en partie Synapse qui contribuerait à ce problème (sans que l'on sache pourquoi), étant donné qu'il ne se produit pas (ou moins fréquemment) si le programme est fermé — ce qui sera toutefois problématique pour la gestion du RGB et l'usage de la fonction analogique.

On ne sait pas si Razer a déjà fait le nécessaire entre-temps, mais cela devrait en théorie être facile à corriger si c'est effectivement lié au logiciel ou firmware. En tout cas, c'est forcément très gênant lorsque cela se produit en jeu, d'autant plus si c'est compétitif, même si ça se débloque généralement toujours assez rapidement en appuyant plusieurs fois frénétiquement sur les touches WASD/ZQSD, l'une après l'autre. Apparemment, si l'on en croit internet, c'est un problème récurrent chez Razer avec certains de ses périphériques. Certains suggèrent même que c'est en partie aussi lié à la gestion de l'USB du périphérique, qui a du mal à suivre quand trop d'actions sont effectuées simultanément... Pas cool.

 

Autre détail très bof, le coil whine que le clavier émet lorsque l'éclairage du clavier est allumé, et ce quelle que soit l'intensité lumineuse. L'intensité du bruit varie en fonction de l'effet lumineux, c'est évidemment plus audible (même à deux mètres du clavier si vous avez une ouïe correcte) lorsque l'éclairage est fixe. Un défaut constaté aussi chez d'autres constructeurs. Mais tous les claviers ARGB n'en souffrent pourtant pas... En tout cas, après une petite recherche, on dirait bien que ce n'est pas un problème isolé, hélas, et la politique de Razer semble être de dire que c'est "normal"... À bon entendeur, salut ! Ok, ça ne s'entendra pas avec un casque ou des haut-parleurs, mais ce n'est pas pour autant que l'on le lui pardonnera.

 

Et l'analogique alors ? Avant d'aborder ce sujet, sachez qu'il est possible de régler le point d'activation de chaque interrupteur optique individuellement à votre guise entre 1,5 et 3,6 mm, selon la réactivité et « nervosité » désirée. Vous pouvez également attribuer une fonction secondaire à chaque touche, ce qui est pratique par exemple pour équiper une grenade, puis la lancer dans la foulée en un seul appui de touche, ou d'effectuer un combo spécifique bien plus rapidement ! Ça fonctionne, mais ça implique de mettre en place des profils spécifiques pour chaque jeu, de prendre le temps de le faire minutieusement et ça oblige naturellement à utiliser Synapse. Un constat par ailleurs assez similaire à la fonction analogique, permettant d'imiter un joystick ou une manette de Xbox (API XInput).

 

razer analog optical switch actuation

 

Justement, l'analogique marche dans la plupart des cas très bien. En fait, tout dépendra d'abord de la compatibilité du titre avec la manette de Microsoft. Cela étant dit, vous serez obligé pour un fonctionnement optimal de passer là encore beaucoup de temps à lier chaque action d'un jeu aux boutons de la manette, et bien entendu d'attribuer chaque bouton de la manette à une touche du clavier sous Synapse — touche qui ne sera ensuite plus reconnue comme une fonction de clavier. Dans le cas contraire, certains jeux fonctionneront mal, voire pas du tout, ou seront un peu confus, par exemple avec des invites à l'écran suggérant d'appuyer sur une touche de clavier au lieu d'un bouton de manette, ou inversement — invites pouvant changer si le jeu reconnaît que vous utilisez en réalité un clavier après avoir appuyé sur une touche non liée à une action de manette... Bref, l'utilisation de la fonction analogique obligera à beaucoup de configuration en amont avant de se lancer et il vaut mieux ne pas se limiter aux seules touches WASD/ZQSD, certains jeux n'apprécieront pas le mélange et cela pourra même empêcher certaines actions.

 

Pour résumer, l'analogique sur clavier, c'est sympathique, mais certainement pas un must-have. Comme avec le MK850 de Cooler Master, ce n'est de loin pas aussi intuitif que l'usage d'une vraie manette. Se retenir d'enfoncer complètement une touche n'est en règle générale pas très naturel, quel que soit le titre, et pourra dans bien des cas paraître moins précis qu'utiliser un vrai joystick. Disons qu'il y'a clairement une courbe d'apprentissage à prendre en compte avec cette fonction. Si vous avez l'habitude d'utiliser plusieurs méthodes de contrôle sur votre PC, sachez que le Huntsman V2 Analog semble aussi prendre la priorité sur d'autres manettes branchées au PC, que vous ayez ou non configuré le clavier pour ce rôle. Le débrancher règle ce problème, mais certains logiciels comme Steam permettent aussi de choisir le contrôleur pour chaque jeu et donc de contourner ce petit défaut. Sinon, autant se contenter d'une vraie manette, le Huntsman V2 Analog reste un excellent clavier sans avoir besoin d'utiliser la fonction analogique de ses interrupteurs, qui auront toujours l'avantage de pouvoir customiser le point d'activation à votre guise et de donner à chacun une deuxième fonction.

 

Allez, maintenant, on le démonte !



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