• Le Huntsman V2 analog décortiqué

 

Pour un clavier haut de gamme, le démontage du clavier a été relativement simple. Enfin, disons qu'on a vu pire (le K100 par exemple). Bien entendu, il faudra retirer tous les capuchons afin de pouvoir accéder à la vingtaine de vis qui se trouve à l'avant. Ainsi déshabillé, on se rend encore mieux compte du minimalisme de ce modèle, pas plus gros ou plus large que nécessaire. On peut aussi admirer les fameux interrupteurs optiques analogues de la marque, d'apparence plutôt complexe et imposante avec leurs deux stabilisateurs métalliques.

 

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Physiquement, les interrupteurs sont plutôt impressionnants.

 

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 RGB on et zoom !

 

Mais vous pensez bien que retirer les vis à l'avant n'aura pas suffi. Il faudra également décoller tous les patins en caoutchoucs à l'arrière du clavier pour dévisser huit autres petites vis. Notez que les patins se recolleront suffisamment bien après cette opération, même si ce n'est pas idéal non plus. Une fois que c'est fait, il faut y aller avec un tournevis plat ou ses ongles pour déboîter la partie inférieure en plastique ABS de la portion supérieure du clavier. Ceci nous donne accès au diffuseur, au câble USB et à un premier PCB. Ce dernier comporte 22 LEDs pour l'éclairage des bordures du clavier. Avant de pouvoir continuer notre exploration, il faut à nouveau sortir le tournevis et retirer 10 petites vis afin de détacher la partie USB et le PCB. Ah oui, précisons aussi que tous les pas de vis sont en plastique.

 

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Première vue après ouverture.

 

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Retrait du PCB supérieur, visé pour moitié dans le diffuseur et la coque inférieure.

 

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 Pouf ,plus de diffuseur. Mais où sont donc les switchs ?

 

On peut donc maintenant retirer le PCB, puis déboîter avec douceur le diffuseur, qui n'est pas visé individuellement, mais clipsé. Diffuseur retiré, on tombe sur une énième couche en plastique protégeant le PCB principal comportant les interrupteurs et le reste des puces. Cette coque est attachée avec 5 vis noires, il faut donc encore sortir le tournevis, décidément... Et voilà, on en arrive au cœur du clavier, le PCB collé sur sa plaque en aluminium et les interrupteurs analogiques soudés, avec les stabilisateurs pour les grandes touches et plusieurs puces de chez STMicro pour gérer tout ça. Que dire d'autre, ci ce n'est que c'est un assemblage certes assez élaboré, mais qui reste facile à démonter et est d'une propreté exemplaire. Avec ceci, le nombre de couches et la quantité de vis confèrent effectivement au clavier une belle solidité. Par contre, pas de mousse isolante ici comme Razer en ajouté sur le nouveau Huntsman V2.

 

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 Ah, le voilà. C'est beau, non ?

 

Faire Mumuse sous Windows (seulement)

On a déjà beaucoup parlé Synapse récemment, lors de notre essai d'un arsenal de matériel Razer, que l'on vous invite donc évidemment à revisiter, ne serait-ce que pour la partie logicielle. Sinon, voici ce qu'il faut en retenir pour commencer :

 

Razer SynapseTruc
Taille de l'installateur 25,7 Mo
Taille du dossier Synapse 3 après installation 340 Mo
Taille actuelle du dossier Razer et Chroma SDK 850 Mo
Consommation mémoire en avant-plan après démarrage environ 300 Mo (7 processus)
Consommation mémoire en arrière-plan après démarrage environ 260 Mo (7 processus)
Consommation CPU en avant-plan (9900K) jusqu'à 5 %
Consommation CPU en arrière-plan (9900K) moins de 1 %
Fréquence des mises à jour Régulières

 

Grosso modo, Synapse est le centre de contrôle unifié de Razer pour tous ses périphériques, mais aussi tous ceux compatibles d'autres marques. D'ailleurs, il faut savoir que Razer Chroma ne s'arrête pas aux périphériques, mais peut également intégrer des ampoules connectées comme les Hue de Philips et même des guirlandes décoratives d'autres constructeurs. Vous aurez donc compris que le logiciel est tout de même une sacrée usine à gaz, par ailleurs pas toujours très facile à naviguer, bien que l'interface reste relativement simple et basique, mais qui manque tout de même un peu d'intuitivité. Autre point négatif, Synapse ne sait pas mettre à jour automatiquement le firmware  des périphériques, il faudra aller les chercher vous-même sur le site du fabricant... Le logiciel est disponible en plusieurs langues, un paramètre facile à changer indépendamment de la langue de votre OS (ce n'est pas toujours le cas). Par contre, le français étant une langue compliquée nécessitant souvent plus de mots que l'anglais pour décrire une action donnée, certains textes de l'interface peuvent parfois être tronqués (ajuster la dimension de la fenêtre n'y fera rien), mais assez rarement.

 

On ne repassera pas en détail sur toutes les possibilités qu'offrent Synapse et l'écosystème Chroma. Nous vous invitons pour cela à revisiter la partie logicielle de notre test de l'arsenal Razer mentionné ci-dessus. Nous nous en tiendrons ici aux pages concernant spécifiquement le Huntsman V2 Analog. Et ça tombe bien, il n'y en a pas vraiment beaucoup, enfin virtuellement. En pratique, beaucoup de réglages s'y cachent tout de même, comme vous allez le voir dans la petite vidéo récapitulative ci-dessus, qui vaut bien les xx captures d'écrans que nous ici l'habitude de mettre.

 

 

En bonus, voilà ce que donne le clavier dans le noir avec son éclairage Chroma RGB :

 

 

Et la concurrence ?

Il n'y a pas grand monde à 250 € comme le Huntsman V2 Analog, si ce n'est le K100 de Corsair, mais ces deux claviers ne jouent pas tout à fait dans la même catégorie. Par exemple, le K100 profite d'un taux d'interrogation USB de 4000 Hz et ses interrupteurs optiques n'ont pas de fonction analogique. Certes, pour le reste, les deux claviers sont assez proches en matière d'équipement. Le vrai concurrent du K100 est désormais le Huntsman V2 introduit très récemment et moins cher. Pour du clavier analogique, il faudra se tourner vers Cooler Master et son MK850 partiellement analogique (et difficile à trouver), ou Wooting, un fabricant moins connu, mais qui propose du clavier de jeu 100 % analogique. Le premier coûte environ 170 €, chez le second vous pourrez vous en tirer pour 185 € sans repose-poigne pour un modèle full-size.   

 

L’heure du verdict pour le Huntsman V2 Analog de Razer, clavier haut de gamme trônant sur le catalogue de clavier du fabricant, mais partageant sa place avec le nouveau Huntsman V2, qui n'a rien à lui envier, sauf ses interrupteurs analogiques, et encore. Physiquement, le Huntsman V2 Analog n'a rien pour évoquer de sentiments extrêmes en particulier, étant sobre, discret, peu encombrant (sans son repose-poignet très confortable) et franchement passe-partout. Point de vue de l'ergonomie, le clavier est agréable à utiliser et les raccourcis multimédias, la grosse molette pour le volume en particulier, sont évidemment des atouts que tous les claviers haut de gamme n’ont pas.

 

À l'usage, il faudra s'habituer à la réactivité des interrupteurs optiques mécaniques du fabricant, sans oublier qu'il est possible d'ajuster la hauteur du point d'activation et d'attribuer deux fonctions par touche grâce aux deux faisceaux optiques de ces interrupteurs, ce qu'il n'est pas possible de faire avec des interrupteurs mécaniques standards. C'est forcement pratique pour mieux concilier des usages différents, en l'occurrence jeu nerveux et bureautique. Sans être le clavier le plus bruyant qui soit, le Huntsman V2 Analog n'est pas particulièrement silencieux non plus, même s'il s'agit de switchs linéaires. Un détail à garder à l'esprit si comme notre cher Gustavo, vous avez les oreilles très sensibles. Et l'analogue dans tout ça ? C'est un bonus intéressant, mais très accessoire, demandant un du temps pour tout mettre en place et un certain temps d'apprentissage. N'attendez pas des sensations comme à la manette ou au joystick, vous risquerez d'être déçus. Avec ceci, le fonctionnement variera forcément d'un titre à l'autre.
comptoir 3stars

 

Finalement, le bilan du Huntsman V2 Analog eût été plutôt bon si ce n'était pour son prix bien élevé (250 € reste hors de portée pour beaucoup de joueurs), son coil whine clairement lié au hardware ARGB et le fameux bug avec l'USB qui peut se produire de façon inopinée en jeu (et jamais au bon moment), et qui est toujours d'actualité, alors que ce ne serait pas le premier périphérique Razer à en souffrir. Mais c'est d'autant plus inacceptable pour un objet à ce prix. Dommage. 3 étoiles nous paraissent donc assez justifiée, même si on a aussi un peu hésité avec le 2, il faut bien l'avouer.
 



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