• Démontage, MasterMorceaux 720

Le désassemblage de la MM720 en rappelle un autre, celui de la MM71x, et pour cause, le concept est parfaitement identique : un PCB, un diffuseur et la coque en deux portions, et quelques vis ici et là pour attacher le tout. 3 vis retiennent la partie inférieure à la partie supérieure et la MM720 ne rechigne absolument pas pour se laisser se faire déboîter. On reviendra encore une fois sur le point que le plastique ABS de ce modèle est un peu moins épais que celui de la MM71x, ce qui implique une petite faiblesse structurelle accentuée au niveau des ouvertures en cas d'appui très fort, mais ce n'est pas gênant dans l'immédiat et le plastique semble toujours de bonne qualité. L'assemblage dans l'ensemble est propre et simplifié au possible avec une bonne finition, sans traces visibles de colle, les soudures sont propres et tout tient très bien en place.

 

cm mm720 [cliquer pour agrandir]

 Vue explosée du duo !

 

Assez semblable au PCB de la MM71x, le PCB de la MM720 n'en est pas moins légèrement différent, notamment par le fait qu'il est certifié IP58, indiquant une protection contre les poussières et autres résidus microscopiques et que le matériel est carrément submersible jusqu'à 1 mètre et pendant 30 minutes, rien que ça ! Cooler Master affirme ainsi qu'il est tout à fait possible de plonger la MM720 dans un bassinet pour la laver (mais aussi qu'il vaut mieux en prendre soin autrement avant d'en arriver là). On constate bien la présence des interrupteurs optiques LK pour les boutons principaux et d'origine Huano pour tout le reste. La molette est convenablement logée. Au centre, la puce ARM Cortex et le contrôleur PMW 3389 de Pixart — c'est donc bien lui.

 

cm mm720 [cliquer pour agrandir]

 

cm mm720 [cliquer pour agrandir]

 

Et  alors, ça flotte ?

Il n'y a rien de plus à dire, c'est du travail propre et la qualité correspond à ce que l'on peut attendre aujourd'hui d'un mulot dans cette tranche. On regrettera un peu le plastique ABS peu épais de la coque, mais cela ne porte pas particulièrement préjudice à l'ensemble. Concernant la certification IP58, figurez-vous qu'elle est effective et efficace ! Même submergée (dans notre cas pendant 10 minutes), la souris fonctionnait encore parfaitement, y compris son RGB et Windows la détectait immédiatement sans problème, bravo !

 

cm mm720 [cliquer pour agrandir]

 Oui, on a fucking essayé ! 

 

• Régler les MM71x SOUS Windows

On retrouve grosso modo le même logiciel que nous avions déjà abordé avec les MM71x et que la marque utilise désormais pour la gestion sur PC de la majorité de son catalogue, des périphériques aux AIO. La différence, c'est que le logiciel unificateur a été finalisé et se nomme désormais MasterPlus+ 1.0.

 

Cooler Master

MasterPlus+ v1.0.6
Taille téléchargement /installateur 208 Mo
Taille sur disque après installation 720 Mo

Consommation CPU

App ouverte / réduite

(avec i9-9900K)

+/- 1 %

Consommation mémoire

App ouverte / réduite / fermée

170 à 480 Mo + 1,6 Mo/ idem/ 1,6 Mo
Nombre de services et tâches

MasterPlusApp (32 bit)

cm-blackhawk (32 bit) (toujours actif en arrière-plan)

Qualité perçue de l'interface

Claire, simple et bien organisée

Facile à prendre en main

Mais bloquée en ultrawide ?

Fenêtre non redimensionnable...

Dernière màj 6 Novembre

 

L'interface n'a pas tellement évoluée depuis notre test des MM71x, dans l'ensemble c'est toujours la même idée, avec une barre latérale où s'affichera tout le hardware Cooler Master compatible branché au pc, et une barre horizontale comportant plusieurs onglets pour les différents types de réglages du matériel. Difficile de faire plus simple ! Cooler Master y a toutefois ajouté une section fixe « Cooler Master System », qui donnera une vue d'ensemble de la machine et des informations de monitoring, comme les températures du CPU et du GPU. Il n'y a pas d'option pour faire une recherche manuelle de mise à jour pour le logiciel et les périphériques. Le logiciel vous informera dès le démarrage si une nouvelle version est disponible pour lui-même ou le firmware de la MM720.

 

cm masterplus+ [cliquer pour agrandir]

 

Notez que MasterPlus+ est plus lourd qu'avant, probablement le prix à payer pour un logiciel dédié à un catalogue assez large. À l'ouverture, il consomme d'emblée 170 Mo et la sélection de la souris fait s'envoler ce chiffre vers les 480 Mo ! Il nous était également impossible de réduire confortablement la taille de la fenêtre, qui se laisse mettre en plein écran ou s'élargir, mais pas l'inverse, ce qui fait que le programme s'étalait pratiquement sur toute la longueur de notre écran Ultrawide 34". Par ailleurs, le logiciel a du mal à fonctionner s'il se trouve sur un écran secondaire, l'interface souffre de ralentissement et les menus de réglages répondent aléatoirement. Des problèmes qui disparaissent immédiatement lorsque le programme est retourné sur l'écran principal. Enfin, le logiciel n'est pas capable de distinguer deux MM720 individuellement, mais n'en voit toujours qu'une seule, et en débrancher une fait donc disparaître l'autre. Bref, il reste donc visiblement un peu de travail à faire.

 

cm masterplus+ [cliquer pour agrandir]cm masterplus+ [cliquer pour agrandir]

 

Et alors, que peut-on y faire et que permet la MM720 ? « Boutons » permet de modifier la fonction de base de chaque bouton de la souris, y compris les directions de défilement de la molette et l'interrupteur DPI situé dans la base, et de donner à chacun une autre fonction de souris, clavier, multimédia, macros, profil, DPI, etc. Seul le bouton gauche principal de la souris n'est pas modifiable, ce qui semble assez normal.

« Performance » est la section des réglages de sensibilité, du taux d'échantillonnage, du temps de réponse, réglage de la surface ou de la vitesse du double clic. Le capteur PMW 3389 permet également d'activer le verrouillage d'angle et de l'ajuster, dont l'intérêt est de permettre au capteur de dessiner plus facilement une ligne droite lors du déplacement horizontal du curseur. Pour du jeu, il vaut mieux ne pas y toucher, puisqu'il est préférable que le capteur interprète le signal de manière parfaitement neutre. Notez que Cooler Master autorise également de pousser le DPI — toujours par pas de 100 — au-delà des 16 000 d'origine du capteur, jusqu'à 32 000, comme c'est déjà le cas avec les MM71x. Pourquoi pas ?

 

cm masterplus+ [cliquer pour agrandir]

 

« Éclairage » est dédié au RGB de la souris. Attention, par « 2 zones », CM n'entend pas deux zones personnalisables individuellement, mais juste deux zones avec des LED. Ainsi, les réglages sont pour l'ensemble de la souris. Le logiciel offre seulement 4 modes et l'option de personnaliser avec la couleur de votre choix, ou de tout éteindre. Rien de très extraordinaire, mais en faut-il vraiment plus ?

 

cm masterplus+ [cliquer pour agrandir]cm masterplus+ [cliquer pour agrandir]

 

Enfin, « Macro » sert à l'enregistrement de macros si vous en avez l'utilité et « Profils » pour définir jusqu'à 5 ensembles différents de réglages, si le cœur vous en dit. Et c'est tout ! On vous l'avait bien dit, le logiciel est d'une simplicité exemplaire (à défaut d'être léger…), ce qui fait aussi qu'il ne propose probablement pas toutes les options que l'ont peut parfois trouver ailleurs, mais l'essentiel pour paramétrer une souris est bien là.

 

Et sinon la concurrence ?

Le marché de la MM720 est celui des souris dites « ultras légères », elle secondera donc les MM71x de Cooler Master et s'opposera à la même concurrence de souris allégée, comme la Model D de Glorious et la Burst PRO de Roccat (qui utilise aussi des interrupteurs optiques). Celles-ci sont d'ailleurs disponibles à un tarif identique d'environ 60 €. Mais à 49 g sur la balance, la MM720 n'a pas encore de concurrente directe dans sa catégorie, encore moins avec des interrupteurs optiques. 

Pour du capteur PMW-3389 sans les trous autour, il faut lorgner du côté d’HyperX et sa Pulsfire FPS Pro, Lioncast et sa LM60, ThermalTake et les TM5 et Level 20, ainsi que Razer et les Mamba Elite, DeathAdder Elite et Naga Trinity, par exemple. Hormis pour Razer toujours plus cher que la moyenne, les autres modèles sont parfois au même niveau de tarif que les mulots Cooler Master, voire un peu en dessous.

 

Voilà, l'heure du verdict ! La MM720 - et ses 4 versions différentes, mates et brillantes, noires et blanches - reprend la forme très agréable, originale et presque rétro de l'ancienne Spawn de Cooler Master, et celui-ci lui a donné au passage ce qui se fait encore de mieux en matière de capteur optique aujourd'hui, sans oublier des interrupteurs optiques — une première pour une souris chez CM. Ainsi, la MM720 comptoir 4starsest parfaitement au goût du jour et confortable, et peut rivaliser avec de nombreuses concurrentes. De surcroît, c'est aussi la plus légère des souris gaming à ce niveau et elle sera donc parfaite pour tout joueur droitier (avec une main de préférence pas trop grande non plus) à la recherche d'un tel ensemble de caractéristiques. Pour le reste, la qualité de fabrication est bonne, on apprécie évidemment sa certification IP58 permettant de noyer sa souris au besoin. Les matériaux utilisés et l'assemblage sont en phase avec le minimalisme récurrent chez Cooler Master ces derniers temps. En ce sens, le tarif de 59,99 €, identique à celui de la MM711, est un peu difficile à accepter. La MM720 est plus légère, moins grande, moins épaisse, même son emballage fait pratiquement la moitié de la taille de celui de la MM711, l'aspect esthétique est tout de même assez quelconque et le hardware est quasi identique - en gros, elle a la peau sur les os. On doute que les interrupteurs optiques ou la certif' IP58 seuls puissent vraiment justifier ce positionnement - entre 40 et 50 euros aurait déjà été plus acceptable.  Malgré tout, ce n'est pas pour autant un modèle à déconseiller, ses atouts sont parfaitement valables, mais pas forcément à ce prix.
 



Les 16 ragots
Les ragots sont actuellement
ouverts à tous, c'est open bar !