• Nuisances sonores en fonctionnement

Nous avons testé l'insonorisation du boitier, passons maintenant en revue la ventilation prévue par le fabricant. Et cet aspect du 600T semble sur le papier fort alléchant, avec la possibilité de réguler tout cela grâce à la molette de la face avant. Nous allons donc réaliser nos mesures dans les trois positions principales : Minimum, intermédiaire, et maximum.

 

• Ventilation seule

ventilation interne

Pour bien évaluer les nuisances sonores de cette ventilation, débutons les mesures en ne branchant que les 3 ventilateurs du boîtier, pour rappel un 120mm placé à l'arrière, un 200mm à l'avant inférieur, et un autre 200mm situé au-dessus. Nous aurons forcément recours à notre alimentation pour nourrir ce petit monde en énergie, et nous procédons une fois de plus à des relevés sonores à 15cm du boîtier à l'avant, sur les côtés et pour finir au sommet du boîtier pour évaluer les nuisances sonores du boîtier avec la combinaison de ventilateurs fournie d'origine par la marque :

 

600T : nuisances sonores de la ventilation

 

Mais avant d'attaquer des mesures à proprement parler, la première chose qui étonne, ce sont les mesures identiques entre la position minimum et intermédiaire, qui laisse soupçonner que le potentiomètre ne régulerait pas réellement la vitesse, mais ne serait au final qu'un switch entre une position basse et une position haute, ce qui lui ferait perdre beaucoup de sa valeur. Nous décidons alors de vérifier les tensions aux connecteurs fan reliés à ce potentiomètre, et les faits sont là : une même tension de 10v du minimum jusqu'a 75%, puis la tension passe à 11.7v sans pallier et ce, jusqu'a son maximum. Une bien grande déconvenue non seulement sur l'utilité du potentiomètre, mais également sur la plage de tension qu'il utilise, qui est courte et haute.

 

Et la transition sur l'aspect sonore se fait d'elle-même : ce 600T est un boitier qui s'entend. Sans apporter de réelle gêne en position minimum, il devient clairement audible en position haute. Ce qui pour le coup lui fait accuser sa comparaison avec les deux autres boitiers même si une nuance est à apporter : en effet la plage de tension du potentiomètre étant beaucoup plus proche des 12v que des 5v, il convient de ne comparer que les valeurs hautes du 800D et du CM 690 II avec les valeurs mini et maxi du 600T.

On remarque que les valeurs en 10v du 600T le placent entre son grand frère et le 690 II sur les faces latérales et supérieures et constituent de bonnes valeurs sonores. Il en est en revanche autrement pour la face avant, puisque le 800D creuse l’écart en faisant presque 10 dB de mieux que nos deux moyens tours. Et le gouffre se creuse encore en position maxi dans la comparaison avec le 800D : 6 Db d'écart en moyenne sur les côtés et le dessus et 13 dB pour la face avant. Même le CM 690 II fait mieux sur toute la ligne, de 1 à 3 dB sur les faces latérales et supérieures, et 4.2 dB sur sa face avant. Cette dernière avec une valeur à 48.2dB, devient la faille bruyante du 600T. 

 

 

• Configuration complète

ventilation interne

Continuons nos investigations en relevant maintenant les mesures sonores de toute la configuration de test, en procédant aux différentes combinaisons possibles de ventilation pour le boîtier (B), mais également la configuration (C) en jouant sur les ventirads CPU et GPU déjà présentés précédemment. Nous reprendrons donc notre sonomètre pour mesurer les nuisances sonores dans les 4 directions de notre protocole, afin de tenter de mettre en évidence d'éventuelles qualités et faiblesses de notre boîtier en utilisation réelle :

 

600T : nuisances sonores de la configuration complète

 

La première chose que l'on peut dire des mesures de la configuration complète, c'est qu'à moins de réellement chercher la dissipation thermique au détriment du confort sonore, mieux vaut laisser le potentiomètre du 600T au minimum, car les 49.7dB à l'avant en position high se font trop entendre, d'autant plus que le son produit par ce ventilateur attaque plus dans les mediums que son homologue supérieur. Nous pouvons ici clairement constater la différence de conception entre les boitiers : un type métal mesh pour le 600T et CM 690 II, peut-être certes plus conformes à la tendance actuelle et sympathique à l'œil que l'aspect lisse et "plein" du 800D (encore que, c'est affaire de gout). Mais ce style, couplé à un choix de ventilation moyen sur ses performances sonores, affiche des performances bien en dessous du 800D sur cet aspect.

 

Il est également intéressant de constater les courbes de valeurs de chaque boitier : si les valeurs cumulées du 600T et du CM 690 II sont croissantes entres elles, celles du 800D sont en dents de scie, et ceci n'est pas anodin, car cela signifie que dans le premier cas les nuisances sonores des boitiers sont prépondérantes par rapport à celles de la configuration complète. En effet en réduisant la ventilation de la configuration en "low" et en augmentant celle du boitier en "high", c'est bien cette valeur qui est plus élevée pour le 600T et le CM 690 II, à la différence du 800D où sa ventilation interne est moins bruyante que celle de la config, il est donc logique que les résultats soient inversés.

 

Si l'on cherche à comparer maintenant les résultats des boitiers cotés par cotés, nous remarquons que l’insonorisation globale du 600T sur ses cotés est plutôt bonne dans toutes les configurations de ventilations possibles, et se situe en ce la entre ses deux collègues. La partie supérieure donne de bons résultats lorsque le boitier est le « low » mais devient trop bruyante lorsque toute la configuration est en « high », avec les plus mauvais résultats dans ce comparatif. Ce même constat s’aggrave encore lorsqu’il s’agit de la face avant où toutes les valeurs mesurées du 600T sont largement au-dessus de celles de deux autres, avec un delta maximum de 12dB avec son grand frère, c'est la grande déception de ce test. 



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