Une Steam Machine de 2015 ressuscitée pour accompagner le nouveau Steam Controller |
————— 11 Mai 2026 à 13h03 —— 2841 vues
Une Steam Machine de 2015 ressuscitée pour accompagner le nouveau Steam Controller |
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Le Steam Controller, commercialisé depuis le 4 mai, n’a pas signé un contrat d’exclusivité avec la Steam Machine ; il s’accommode tout à fait d’un PC plus tradi. Leur annonce conjointe ainsi que leurs nombreux liens laissaient toutefois présager un duo, un lancement main dans la main. Or, pour les raisons que vous connaissez, la Steam Machine se fait attendre. Pour combler cette absence, ETA Prime a entrepris de marier la manette à la mère plutôt qu’à la fille : la jouvencelle de 2026 n’étant point encore venue, la Steam Machine NEN, aka la ZBOX-SN970-P, une vieillerie de 2015, la remplace dans cette union forcée, mais sans doute très éphémère.
Dans un article de 2018 titré La fin des Steam Machines a eu lieu dans la plus stricte intimité, nous écrivions en préambule qu’un « des plus gros bides de l’histoire de Valve restera les Steam Machines ». Cette phrase pourrait avoir très mal vieilli d’ici quelques mois. Nonobstant, elle porte sur la première génération, d’où l’emploi du pluriel. Pour cette première dynastie quasiment née par parthénogenèse, le singulier n’était en effet pas la norme. À l’époque, Valve s’était contentée d’inséminer son idée auprès des marques, lesquelles s’étaient ensuite chargées d’enfanter seules diverses Steam Machines aux configurations inhomogènes. Ainsi, Alienware, par exemple, engendrait une rejetonne Alpha aux caractéristiques bien différentes de la Steam Machine NEN ou de celle maternée par Materiel.net, toutes deux basés sur une GTX 960 (3 Go de VRAM).
Outre cette carte graphique de génération Maxwell, la Zotac NEN examinée par ETA Prime renferme un processeur Intel Core i5-6400T à 4 cœurs et 4 threads associé à 8 Go de mémoire DDR3 (extensible jusqu’à 16 Go). Pour l’expérimentation, l’auteur de la chaîne a d’ailleurs installé 16 Go de mémoire et remplacé le stockage interne par un SSD Samsung 860 Evo de 256 Go en SATA III. La boîte possède quatre sorties HDMI 2.0 et prend donc en charge l’UHD à 60 Hz.
Indépendamment de composants qui auront déjà bien du mal à affriander le joueur en 2026, l’expérimentateur a dû composer avec un SteamOS récalcitrant : l’ancienne image n’a pas fonctionné, tandis que les versions les plus récentes ne se sont pas accommodées de la GTX. Il a remplacé l’OS par Bazzite et utilisé le mode Steam Big Picture pour recréer une interface Steam de type console. La nouvelle manette Steam Controller a quant à elle fonctionné sans problème grâce à son adaptateur sans fil.
Celle-ci est de fait la seule trace de modernité dans l’expérience vidéoludique. Les performances en jeu, elles, dépendent logiquement du hardware susmentionné. La machine n’a aucune difficulté à faire tourner Skyrim (2011) ou Hollow Knight : Silksong, mais n’est bien entendu pas taillée pour des titres récents plus exigeants. Dans Cyberpunk 2077 en particulier, la définition est tellement basse que le jeu semble tourner avec un filtre pastel.
En dehors de la dimension nostalgique, le présentateur voit son observation comme une base de comparaison pour la Steam Machine à venir. Rappelons qu’outre les avancées architecturales, celle-ci adopte aussi une approche bien différente. Terminée, la constellation de machines hétéroclites avec SteamOS comme centre de gravité ; la seconde génération est placée sous le signe de la standardisation, dans un univers exclusivement AMD pour le combo CPU / GPU.
Enfin, concernant la manette, le Steam Controller édition 2026, qui coûte 99 euros, ne sera pas fourni avec l'édition de base de la console — laquelle aura juste l'adaptateur sans fil de son promis intégré en son sein. Il existe fort heureusement des alternatives bien moins onéreuses. Tenez, au hasard, la MSI Force GC300 Wireless que nous avons testée en avril dernier !