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La PS5 en mode PC Linux : premiers benchmarks

Fin avril, le dénommé Andy Nguyen a mis en ligne son PS5 Linux Loader. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un homebrew qui permet de passer la console de Sony sous la distribution open source. En l’occurrence, sous Ubuntu 26.04 Resolute Raccoon avec le noyau Linux 7. La manœuvre n’est cependant applicable qu’aux anciennes PlayStation 5 sous firmwares 3.xx et 4.xx (les 3.00, 3.10, 3.20 et 3.21, avec la restriction d’une absence de prise en charge du stockage M.2 ; les 4.00, 4.02, 4.03, 4.50 et 4.51). Certains en ont profité pour se lancer dans l’émulation via RPCS3. Les membres de Digital Foundry ont pour leur part réalisé quelques benchmarks et tests vidéoludiques.

black myth wukong copie copie

Quatre jeux, dont trois très exigeants

L’équipe a comparé des jeux Steam via Proton aux versions natives PS5. Les titres choisis sont Black Myth: Wukong, Crimson Desert, Pragmata et Control. Pour comprendre la vidéo qui suit, sachez que par défaut, le CPU de la console fonctionne à 3,2 GHz et le GPU à 2,0 GHz. Un mode boost optionnel permet d’atteindre respectivement 3,5 GHz et 2,23 GHz.

Sur Black Myth: Wukong, la PS5 sous Linux colle quasiment à la version native sans boost en matière de fréquence d’images. L’activation de celui-ci donne un petit avantage. C’est le jeu qui s’en sort le mieux du panel. Pragmata souffre de quelques saccades, tandis que Crimson Desert présente des problèmes d’affichage plus sévères, comme un ciel qui s’affiche en noir. Enfin, pour Control, Digital Foundry a exécuté la version PC en 1080p avec des réglages faibles et un ray tracing moyen. Dans ces conditions, le jeu tourne la plupart du temps entre 50 et 60 IPS, avec quelques chutes dans les 40 IPS. La version PS5 native propose un mode RT en 1440p30 et un mode raster en 1440p60, mais aucun mode 1080p60 avec ray tracing comme celui testé sous Linux.

ciel crimson desert

En outre, la qualité des textures ternit parfois le tableau. En passant sur des textures élevées sous Linux, certaines scènes accusent des baisses de performances. La cause serait à chercher du côté de l’allocation mémoire. La PS5 utilise une mémoire unifiée de 16 Go de GDDR6. Linux la gère via deux pools de mémoire séparés. Digital Foundry indique que l’allocation dynamique de la VRAM plafonne autour de 6 Go.

Un score sous Geekbench 6 pour finir ; DF a choisi de comparer les résultats avec ceux du Ryzen 5 3600.

score geekbench 6 ps5 linux

score geekbench 6 ps5 linux comparaison

Si vous vous demandez quel est l’intérêt de cette expérimentation, au-delà du pour la science, des parallèles avec la Steam Machine ont été établis lors de la sortie de ce homebrew, en raison de leur approche commune basée sur Linux et Proton. Sur le plan hardware, la PS5 possède un CPU Zen 2 à 8 cœurs et un GPU RDNA 2 à 36 unités de calcul. La machine de Valve à venir se contente d’un CPU 6 cœurs / 12 threads, mais Zen 4, et d’un GPU à 24 unités de calcul en RDNA 3. Pour la mémoire, on est sur 16 Go de DDR5 côté CPU et 8 Go de GDDR6 côté GPU.

Enfin, puisque cette actualité fait écho aux récentes optimisations VRAM sous Linux susceptibles d’améliorer les choses pour un GPU à la mémoire vidéo limitée, et que l’un d’entre vous a posé la question, nous vous proposons cette comparaison Windows / CachyOS sur laquelle nous sommes tombés il y a peu. Le système est basé sur un Ryzen 5 5600X installé sur une Gigabyte X570 AORUS ELITE. Il y a une unique barrette de 8 Go de DDR4-3600. La carte graphique est une Radeon RX 6650 XT (8 Go de GDDR6).

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