Suite à la décision d’Apple de stopper peu à peu son intégration de CPU x86, nous nous attendions, certes, à une recrudescence d’appareils ARM, mais pas de sitôt. Pourtant, voilà qu’une nouvelle machine fait son apparition, signée cette fois Huawei. Probablement du fait de son bannissement des contrées de l’oncle Sam, la firme chinoise doit se diversifier pour survivre, mais également remplacer les segments auparavant occupés par les firmes américaines : la guerre est ouverte !

 

À ce petit jeu, Huawei possède une succursale HiSilicon proposant des processeurs sous licence ARM pour serveur, et c’est un de cette gamme, le Kunpeng 920 2249K (8 cœurs/8 threads @ 2,6 GHz, gravés en 7 nm, avec 64 Ko de cache L1-D, la même quantité de L1-I, 512 Ko de L2 et 32 Mo de L3) que nous retrouvons sous le capot de cet étonnant ordinateur, soudé sur une carte mère Huawei D920S10. Les autres composants incluent deux barrettes de DDR4 de 8 Go cadencées à 2666 MHz originaires de Kingston, un SSD SATA de 256 Go DTST (marque inconnue au bataillon), une carte graphique AMD RX 550 Low-Profile de chez Yeston, un lecteur disque, et... c’est tout. Cependant, la carte mère offre de nombreuses possibilités d’extensions avec deux ports M.2 pour SSD, un port M.2 pour une carte wifi, et deux autres ports PCIe (un x4 et un x1) ; encore faudra-t-il changer l’alimentation, les 200 W de celle originelle ne suffiront en effet probablement pas à une quelconque mise à jour musclée.

Pour la connectique proposée, nous restons sur du classique avec 4 ports USB 2x 2,0, 2x 3,0), un trio de jack pour l’audio, un port série, et trois ports provenant de la carte graphique : VGA, DVI et HDMI, la palme du plus surprenant revenant au port optique de connexion au réseau local, d’habitude réservé aux centres de données, en plus de faire doublon avec le RJ45, également présent. Au niveau logiciel, hors de question de voir un Windows : c’est un Linux fortement modifié (graphiquement tout du moins) répondant au nom de UOS qui officie.

 

N’hésitez pas à abuser du sous-titrage automatique...

 

Néanmoins, pour un prix de 7 500 yuans, soit un peu moins de 950 euros, pas sûr que le bousin séduise, surtout au vu des performances plus que limitées — les tests effectués comprennent du décodage vidéo 4K et de la modélisation sous Blender, deux tâches mettant à rude épreuve le pauvre SoC ARM v8. Néanmoins, Huawei doit bien commencer quelque part son arrivée sur les PC du bureau, et ce premier jet n’a clairement pas pour ambition de concurrencer Intel directement, mais davantage de poser ses bases pour une implémentation à plus long terme. Voyons comment cela sera amené à évoluer dans les mois à venir ! (Source : Tom’s Hardware)

 Même avec sa mauvaise pub outre-atlantique, Huawei continue de se développer en Asie, avec des modèles à base d'ARM. 

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