• Razer Viper 8KHz, premier aperçu

 

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Présentation
Viper 8KHz
Dimensions (mm)

126,73 x 57,60 x 37,81 mm

Poids

71 g (sans câble)

Prise en main

Toutes, Ambidextre

Boutons/Fonctions

Interrupteurs optiques (principaux) et mécaniques (secondaires)

9 programmables

Capteur

Razer Focus+ (Optique)

20000 DPI

650 ips

50G

Taux d'interrogation 1000 - 8000 Hz

Connectique Câble USB-A SpeedFlex 1,8 m
Logiciel

Razer Synapse

Autres

RGB 1 zone

Patins en PTFE

Revêtement caoutchouc sur les côtés

Prix conseillé 89,99 €
Garantie

2 ans

Comme la plupart des périphériques de Razer, la Razer Viper 8KHz vous sera livrée dans un carton vert et noir, les couleurs symboliques de la marque. Un emballage correct et plus que suffisant. Vous n'y trouverez rien d'autre que de la souris. Esthétiquement, on retrouve le style habituel d'une souris Razer dans une robe noir mate. Elle est discrète et n'a pour décoration qu'un logo rétroéclairé de la marque sur son derrière. La gamme Viper est une lignée de souris ambidextres, le modèle du jour possède une forme parfaitement inchangée par rapport à la Viper originale qu'elle remplace et aux alternatives sans-fil et mini disponibles sur le marché. Par conséquent, droitier et gaucher auront chacun leurs 2 boutons latéraux dédiés. Ceux-ci sont bien positionnés et tomberont parfaitement sous le pouce.  Il n'existe qu'un seul autre bouton supplémentaire sur le dessus de cette souris, c'est celui de la molette (mais les 3 fonctions de la molette sont programmables). Par ailleurs, celle-ci est faite de caoutchouc et est crantée, mais non débrayable. Vous en trouverez un autre bouton sur le ventre de la souris pour régler son DPI.

 

Physiquement, la Viper 8KHz n'est ni trop grande ni trop petite, elle a une bonne taille qui conviendra avant tout à ceux et celles avec des paluches « standards ». Elle se prendra aussi assez bien en main, quelle que soit votre prise préférée - même si l'on aurait personnellement préféré un arrière-train un poil plus volumineux et élevé afin de mieux remplir la paume. Cela étant dit, Razer recommande avant tout les prises en main en pince ou du bout des doigts pour ses Viper. Sinon, notez que le point le plus haut de la souris se trouve pratiquement au centre. Sans surprise, l'intégralité de la souris est faite de plastique ABS, avec un peu de caoutchouc sur les deux côtés pour une meilleure prise. 

 

Un peu plus lourde que sa prédécesseur, la nouvelle Viper reste une souris relativement légère, bien que l'on n’atteigne pas le poids d'une souris ultralight. Le poignet ne s'en portera que mieux lors des longues sessions de jeu. Ces quelques grammes supplémentaires sont avant tout dues au câble USB légèrement plus épais qu'auparavant, sans doute retravaillé pour mieux convenir aux taux d'interrogation de 8000 Hz. Il s'agit d'un câble Speedflex de 1,8 m signé Razer avec un revêtement en tissu tressé. Il accompagne très bien les mouvements, mais nous paraissait un peu plus ferme que d'ordinaire. Un bungee ne sera probablement pas du luxe pour alléger et fluidifier l'ensemble à l'usage.

 

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La Viper 8KHz se déplace plutôt bien et ne demandera que peu d'effort, c'était attendu pour une souris de ce calibre. Ses patins sont toujours de type 100 % PTFE. Il y a seulement trois, mais les deux situés aux extrémités sont plutôt grands et couvrent toute la largeur de la souris. Le 3e est au centre et encadre le capteur optique. Ils procurent une bonne glisse et permettent un bon contrôle de la souris dans ses déplacements, à condition tout de même d'utiliser un tapis de souris.

C'est à proximité du capteur aussi que vous trouverez le bouton pour régler le DPI (avec 5 préréglages modifiables : 400, 800, 1600, 2400 et 3200). Un emplacement assez commun, mais véritablement peu pratique pour changer le DPI à la volée vu qu'il demande toujours un peu de gymnastique pour être atteint. L'avantage, c'est que cette position évite les déclenchements accidentels. De toute façon, rien ne vous empêchera d'assigner ce rôle à l'un des boutons latéraux pour une meilleure accessibilité. Mais passez-vous vraiment votre temps de jeu à modifier le DPI ?

 

 

 

Et sinon, quel hardware sous le capot ? La Viper 8KHz embarque des interrupteurs optiques de la 2e génération signés Razer. Il n'est pas précisé s'ils ont été utilisés pour tous les boutons, mais ce que nous avons pu voir lors du démontage suggère que seuls les interrupteurs G/D en profitent, tandis que les boutons les moins « importants » sont toujours pleinement mécaniques. C'est très souvent le cas, même chez les autres fabricants. Razer a aussi doté sa nouvelle création du capteur optique Razer Focus+, une mise à jour du Razer 5G (un PMW3389 de chez PixArt, lui-même une variante customisée du célèbre PWM3360/3366). On verra plus tard le modèle qui se cache derrière cette nouvelle édition. Avec un DPI de 20 000, un tracking de 650 pouces par seconde et une accélération de 50G, la Viper 8KHz n'a pas grand-chose à envier aux autres, sauf peut-être leur DPI de 25 000 qui tend à se généraliser (mais dont l'utilité est toute relative). Mais le constructeur a estimé que les 8000 Hz sont plus importants et plus avantageux qu'un DPI (inutilement) capable de dépasser les 20 000.

 

Razer Viper 8KHz, à l'usage

Quand bien même Razer recommande ses Viper pour du fingertip ou claw grip, l'utiliser en palm grip ne s'est ni relevé problématique ni inconfortable, même pour de longues sessions de jeu. Bref, le design basique et pas désagréable a fait que notre main droite y fut confortable et bien ancrée. Par contre, les boutons latéraux opposés à ceux correspondant à votre latéralité prévalente seront inutiles, puisqu'ils sont impossibles à atteindre confortablement. Autrement dit, il serait plus juste de dire que cette souris a 7 boutons programmables, au lieu de 9 (incluant les défilements vers le haut et vers le bas de la molette). On ira même jusqu'à recommander de désactiver les boutons latéraux inutilisables, afin d'éviter les activations accidentelles. En effet, il nous est arrivé plusieurs fois de cliquer l'un ou l'autre avec l'annulaire, particulièrement au début, un peu moins par la suite une fois la mémoire musculaire au point. À l'usage, les déplacements de la souris furent fluides, en s'assurant tout de même de laisser suffisamment de mou avec le câble et d'utiliser un bungee si possible. 

 

La souris n'est pas particulièrement bruyante, mais chaque interrupteur a sa propre dureté et sonorité à l'appui. En plus d'un défilement qui reste fluide et précis malgré le crantage (silencieux), la molette est un peu dure et renvoie un bruit sourd ; les clics droits et gauches sont plutôt légers (avec un double-clic assez rapide) et possèdent une sonorité « clicky » qui tend un peu à s'étaler ; les boutons latéraux se situent un peu entre les deux en matière de force requise pour l'activation et sonnent aussi relativement « clicky », avec une légère différence entre les deux. Globalement, elle est sensiblement plus bruyante que la Viper Ultimate qui se trouvait également sur notre bureau à ce moment-là.

 

Alors, quid des 8000 Hz ? Razer les considère comme un vrai avantage pour le joueur, bien plus qu'un DPI élevé, dont quasiment personne ne s'en servirait, pas même les joueurs en eSports. Le but d'un taux d'interrogation élevé est de permettre des clics plus fluides et d'éliminer le microstuttering, le tout avec une réduction de la latence entre l'action et l'affichage à l'écran. Le constructeur estime aussi que c'est une amélioration nécessaire pour les écrans avec des taux de rafraichissement de plus en plus élevés - ils ne sont pas les seuls à le penser. BluBusters aussi a déjà démontré que le microstuttering a tendance à grimper dès lors que le taux de rafraichissement de l'écran augmente. Bon, tout ça c'est sur le papier, et en vrai ? Tout d'abord, il est important de garder à l'esprit que Razer recommande une configuration plutôt musclée, que ce soit pour le GPU ou le CPU, ainsi qu'un écran d'au moins 144 Hz (mais plus serait mieux, comme 360 Hz par exemple) et il faut que toute forme d'adaptive sync soit désactivée ! Ce dernier point risque de déranger bien du monde. L'idée de Razer est d'utiliser la souris de préférence avec un PC capable d'afficher le jeu joué bien au-delà du taux de rafraichissement de l'écran... 

 

Idéalement, il aurait fallu des équipements de mesures très sophistiqués pour pouvoir clairement définir les avantages (ou l'absence de) d'une souris à 8000 Hz. Malheureusement, dans notre cas, nous nous sommes contentés de notre main et de nos sens (vastement) imparfaits. S'il y a une chose qui est certaine, c'est que la consommation CPU augmente graduellement avec le taux d'interrogation ! À 1000 Hz, sous Windows, la charge de travail additionnelle d'une Viper 8KHz en mouvement ne poussait que difficilement notre 9900K (moulinant déjà entre 2 à 3 %) au-delà des 10 %. À 8000 Hz, les mêmes mouvements nerveux circulaires sur le bureau ont contribué à porter facilement l'usage du CPU à 20 % ! À 4000 Hz, l'usage plafonnera plutôt vers les 17 %, contre ~14 % à 2000 Hz.  Certes, ce n'est pas une méthode de mesure très scientifique, mais la différence observée fut tout de même assez flagrante et surtout loin d'être anodine. On comprend maintenant aussi mieux pourquoi Razer recommande au moins un 8600K ou R5 3600.

Il faut aussi savoir que le taux d'interrogation n'est en réalité pas fixe, mais variable. En utilisant plusieurs mouse rate checker en ligne (des outils loin d'être parfaits, mais il faudra faire avec ici), on se rend compte que les 8000 Hz sont a priori rarement atteints, la moyenne fut chez nous plutôt de 3000 Hz. Étrangement, le taux réglé à 4000 Hz a dépassé bien plus facilement la barre des 3000 Hz, pour se stabiliser vers 3600 Hz. À 2000 Hz, la souris plafonne vers les 2000 ; même comportement lorsqu'elle est réglée à 1000 Hz. Bref, il n’est pas impossible qu'il s'agisse d'une simple limitation de ces outils de mesure en ligne, mais peut-être aussi en partie de notre hardware. 

 

Sent-on la différence en jeu ? On aimerait pouvoir dire que oui et que les mouvements sont effectivement un soupçon plus fluide et précis, mais c'est tellement imperceptible qu'on en doute  et on en vient même à se demander si toute amélioration perçue ne serait pas qu'un simple effet placebo. Notre écran de seulement 165 Hz n'était peut-être pas le mieux adapté à cet exercice non plus, l'idéal eût sans doute été un moniteur de 300 Hz et plus. Dans tous les cas, il est évident qu'une souris à 8000 Hz devrait avoir des latences bien plus contenues quoi qu'il arrive, mais des conditions optimales de jeu (matériel, logiciel, etc.) et surtout des sens (très) pointus seront assurément indispensables pour pouvoir en tirer tous les soi-disant bénéfices. Aussi, il fait bon de noter que tous les logiciels et jeux peuvent ne pas apprécier les 8000 Hz, et cela peut être problématique. Selon Razer, la majorité des jeux peuvent les gérer, mais pour d'autres, un travail d'optimisation sera requis. C'était le cas d'ailleurs pour notre jeu favori de nains mineurs qui laguait horriblement avec la Viper réglée à 8000 Hz. Ce point a visiblement été corrigé depuis. 

 

Morale de l'histoire, si vous ne jouez pas à 300 fps et plus sur un écran 300 Hz, la totalité la majorité d'entre nous n'y verra que du feu lors du passage de 1000 à 8000 Hz. Pour les constructeurs ayant tenté le plus de 1000 Hz, l'argument avancé est que les joueurs peuvent parfois se retrouver dans des situations où la souris n'arrive plus à suivre leur temps de réaction... Mouais, "press x for doubt"... Mais même en ignorant les 8000 Hz, ceci n'enlève rien au fait que la Viper 8KHz dispose d'un excellent capteur, performant, fluide et très précis en tout point, et qui la positionne donc sans mal là-haut sur le podium parmi les meilleurs du marché. La différence avec le Razer 5G n'est pas immense, ce dernier était déjà très bon, mais c'est une évolution bienvenue et bonne à prendre.

 

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