• Protocole de test des mobales

prot cdh pico technology

Après cet aspect descriptif, il est temps de passer aux choses sérieuses : que vaut cette petite mobale en situation réelle ? De nos jours, analyser les performances en utilisation standard ou tester les débits sur les transferts de données n'aura pas d'autre effet que de fournir des graphes bourrés de chiffres trop souvent creux. Le Comptoir s'est donc focalisé sur ce qui vous impacte vraiment dans la vie de tous les jours : la stabilité et la température.

 

Le but de ce protocole de test est ainsi de mesurer jusqu'où peut aller la carte mère en matière de stabilité, sans se transformer en grille-pain de silicium. Nous avons donc axé notre protocole sur des stress tests, délaissant ainsi les performances pures qui sont déjà amplement détaillées dans les dossiers CPU. Selon le placement en gamme des cartes mères, nous retrouverons différents couples de TDP : 

  • Haut de gamme : 125 / 220 W à 1,35 V (Core i7/i9 avec OC)
  • Milieu de gamme : 95 / 150 W à 1,25 / 1,30 V (Core i5/i7)
  • Entrée de gamme : 65 / 125 W à 1,15 / 1,25 V (Core i3/i5, basse consommation)

 

CPU - Core i9 10900k (TDP 125 W / 220 W)

Cooling CPU - AIO Corsair H115i Pro

RAM - Corsair Vengeance RGB - 2x8 Go @ 3000 MHz CAS16

Stockage - LDLC SSD F6 Plus 480 Go

Alimentation - Corsair M850X

Boitier - Obsidian 500D (de chez Corsair, toujours ; une vraie config' de pirate !)

 

Enfin, pour nos mesures physiques, le comptoir vous présente son nouvel oscilloscope numérique Robert - un Picoscope de la série 3000 couplé à une sonde du même fabricant et une pince ampèremétrique pour vous fournir des valeurs toujours plus justes et toujours plus précises. Robert permettra surtout de faire des analyses de comportement et de voir l'évolution des tensions/courants selon les situations ou le temps. Pour les tests de la partie audio, nous retrouvons notre chère Xonar Essence STX qui permettra de mesurer les paramètres physiques (distorsions, diaphonie...) des signaux sonores. Pour ce qui est de l'overclocking, l'opération sera faite à la main afin de conserver à coup sûr les TDP recherchés et ainsi garder une base de comparaison commune.

 

xonar essence stx gskill ddr4 sniper x prot rm850x ldlc f6 plus AIO corsair h115i pro

 

• BIOS UEFI et suite logicielle

Au niveau de l'interface de BIOS, ASUS reste dans ses classiques avec son ez-mode qui permet de tout gérer d'un coup, au point de suffire aux experts avec une pléthore d'options disponibles. Le mode advanced, quant à lui, permet de retrouver tous les paramètres d'OC et les réglages fins de la carte mère de manière visuelle. Bien que l'ergonomie demeure similaire à la plupart des BIOS, l'aide indiquée sur la droite est souvent bien détaillée, un avantage quel que soit l'utilisateur.

 

asus rog strix z490 a - interface du bios en mode ez [cliquer pour agrandir]asus rog strix z490 a - interface du bios en mode advanced [cliquer pour agrandir]

Une interface visuelle simplifiée, qui dispose de tous les paramètres utiles en mode avancé.

 

Les paramètres de base d'ASUS sont, tout comme chez MSI, assez gourmands et ont tendance à faire sauter au plafond les mesures de température et de puissance. Le paramétrage automatique opte souvent pour des tensions élevées et se base sur un boost élevé sur plusieurs cœurs, ce qui est plutôt violent lorsque le CPU installé est un Core i9. Cependant, dans le cas de modèles plus réduits comme des Core i5, l'opération pourrait être plus efficace et pertinente, surtout si vous manquez de connaissances sur le sujet.

 

Pour les applications, ASUS reste toujours sur sa suite logicielle AI Tweaker III, qui commence à accuser sérieusement son âge. Sur certains points, celle-ci reste efficace, citons par exemple la gestion avancée des VRM ou de la ventilation, mais sur d'autres, l'ombre d'une refonte se fait sentir. En effet, il serait temps de regrouper les fonctionnalités dans un outil tout-en-un qui permettrait d'avoir côte à côte l'overclocking et le monitoring, mais aussi le RGB et sa personnalisation via le Aura Creator, surtout qu'il existe déjà l'Armoury Crate qui rassemble une partie des applications... Mais non : du coup, pour profiter de l'ensemble des fonctionnalités, il faudra multiplier les installations sur le PC. Petit point positif sur le Aura Creator cependant, qui permet d'avoir un vrai studio de personnalisation du RGB, avec la création de séquences lumineuses maisons.

 

asus rog maximus xii hero wifi - applications : ai suite iii - tpu [cliquer pour agrandir]asus rog maximus xii hero wifi - applications : ai suite iii - digi+vrm [cliquer pour agrandir]asus rog maximus xii hero wifi - applications : aura creator [cliquer pour agrandir]asus rog maximus xii hero wifi - applications : armoury crate [cliquer pour agrandir]

La suite logicielle de chez ASUS se scinde petit à petit en deux, avec un AI Tweaker qui sert à l'OC et l'Armoury Crate qui gère le RGB et les mises à jour.

 

La puissance de l'IA pour l'overclocking, selon ASUS

 

Concernant la fonctionnalité "d'optimisation par IA", nous l'avons testé afin d'étudier son influence sur le système globalement : performances, puissance, températures… Nous avons pratiqué 5 redémarrages, et à chaque fois nous avons effectué des charges aux besoins différents : bureautique, jeu, torture loop… Les résultats sont plutôt simples : la fréquence maximale de boost n'est pas influencée, la fréquence minimale du CPU est légèrement rehaussée - 100 MHz dans notre cas - et les températures sont variables, contrairement au boost traditionnel chez Intel : 

 asus rog maximus xii hero wifi - influence de l'optimisation sur la puissance et la température [cliquer pour agrandir]asus rog maximus xii hero wifi - influence du boost standard d'Intel sur la puissance et la température [cliquer pour agrandir]

Influence sur la consommation et la température des différentes solutions de boost : en haut, la version optimisée par ASUS, en bas la version standard d'Intel

 

Au final, que devons-nous en penser ? Il ne s'agit nullement d'une intelligence artificielle avancée, mais plutôt d'un circuit de régulation à plusieurs facteurs, comme le PBO chez AMD. La solution permet d'obtenir un boost mieux géré sur le papier, avec une température mieux maîtrisée grâce à une optimisation de la fréquence et des tensions. La seule analyse du type machine learning est l'approximation de l'efficacité de votre refroidissement, ce qui permet d'anticiper l'excès de la température. Il en résulte une température moyenne de 90 °C contre 100 °C à performance égale, ce qui est bon signe pour la longévité des composants.

 

Cependant dans ce cas précis, la technologie n'a pas permis de gagner en puissance de calcul, probablement à cause de la chauffe trop rapide du Core i9 utilisé sur le banc. Ce genre de technologie trouvera donc plus d'intérêt auprès des utilisateurs de Core i5 surtout, voire de Core i7 si votre refroidissement est solide. Toutefois, il vaudra mieux l'utiliser plutôt que le boost traditionnel si vous ne faites pas un overclocking manuel, celui-ci étant plus efficace sur le plan énergétique que le système d'Intel. En soi, cette innovation d'Asus est plutôt réussie et bienvenue pour l'utilisateur qui ne souhaiterait aller à l'essentiel... ce qui ne représente pas forcément le client cible de la carte testée aujourd'hui. Nous ferons un point plus précis sur cette fonctionnalité lors de la réception prochaine du 10700k pour ce banc de test.



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