Sonomètre

• Nuisances sonores

Nous laissons le boîtier ouvert et positionnons le sonomètre à 20 cm de la carte graphique, à la même hauteur. Afin de limiter au maximum les nuisances externes aux cartes, nous coupons temporairement pendant la mesure, les ventilateurs du boîtier, du CPU et de l'alimentation (via l'intégration d'un interrupteur sur cette dernière). Nous utilisons un sonomètre Casella Tech CEL-620A1, certifié et calibré pour une plage de mesures comprises entre 20 et 140 dBA.

 

Au repos, si la carte de Palit ne coupe pas ses ventilateurs, elle reste malgré tout très discrète, peu de chance de l'entendre au sein d'un boitier fermé. En charge, le résultat est là-aussi tout à fait honorable pour cette GTX 1660 SUPER GamingPro, puisque seule la RX 580 Nitro+ parvient à faire mieux (avec un résultat remarquable pour cette dernière).

 

 

 

• Températures

Nous utilisons les sondes internes monitorées via GPU-Z en tâche de fond, durant 20 min de charge GPU sévère, pour mesurer la température des processeurs graphiques. Nous laissons ensuite les cartes au repos durant 20 min, avant de relever à nouveau la température des GPU. Les cartes sont installées dans notre boîtier Cooler Master Cosmos II, spacieux et disposant d'une ventilation efficace. Nous reportons systématiquement la température du GPU le plus chaud, s'il y en a plusieurs. Au repos, les cartes coupant leur ventilation atteignent logiquement des valeurs plus élevées, c'est le cas des deux Sapphire. En charge, la température GPU de la nouvelle venue est excellente, le refroidisseur semblant efficace pour ce dernier, mais quid des autres composants par contre ?

 

 

 

Caméra thermique

• Imagerie thermique

Pour préciser notre avis quant à l'efficacité thermique du refroidisseur de la GTX 1660 Super GamingPro, rien de mieux qu'une petite séance d'imagerie infrarouge à l'aide de notre caméra thermique Fluke Ti110.

 

Au repos, aucune température alarmante à signaler, en toute logique vu le régime adopté par les ventilateurs et la consommation dans ces conditions ! En charge, la plaque arrière atteint des températures de 50°C au maximum par endroit, rien d'inquiétant donc. Pour nous en assurer, le retrait de la backplate s'impose : le point chaud au dos de l'étage d'alimentation GPU, à 73°C. Une valeur très raisonnable pour ce genre de composants, preuve que le refroidisseur malgré sa discrétion, continue à assurer une dissipation suffisante pour les autres composants que le GPU. Les autres points chauds au dos du PCB se situent essentiellement au niveau des puces mémoire et du TU116 naturellement.

 

Température au repos de la Palit GTX 1660 SUPER GamingPro [cliquer pour agrandir]Température en charge de la Palit GTX 1660 SUPER GamingPro [cliquer pour agrandir]Température en charge de la Palit GTX 1660 SUPER GamingPro [cliquer pour agrandir]

Images thermiques de la Palit GTX 1660 SUPER GamingPro (au repos et en charge avec et sans backplate)

 

Poursuivons nos mesures par la consommation des cartes testées.

 

 

• Consommation des cartes seules

Pince ampèremétrique

Pour déterminer la consommation des cartes graphiques seules, nous avons introduit fin 2015 un protocole s'appuyant sur un Riser PCIe 16X à partir duquel nous "extrayons" les différentes alimentations 12 V et 3.3 V fournies par ce port. Nous mesurons ensuite les tensions et intensités sur ces alimentations, ainsi que celles externes (connecteurs PCIe à 6 ou 8 pins) à l'aide de 3 pinces ampèremétriques Fluke 325 et d'un multimètre Fluke 179, pour calculer la consommation réelle des cartes.

 

Au repos, il est bien difficile de différencier les cartes entre elles, compte-tenu de la proximité des résultats obtenus. En charge par contre, les cartes du caméléon s'avèrent toujours redoutables à ce niveau, les 1660 consommant légèrement plus que le modèle Ti, puisque c'est le seul à utiliser une enveloppe thermique à 120 W, contre 130 et 125 pour les deux Palit.

 

 

 

• Efficacité énergétique

Afin d'évaluer l'efficacité énergétique des cartes, nous réalisons un indice basé sur les performances et consommations respectives de ces dernières, lors des sessions de mesure. Bien entendu, cet indice ne représente que la situation au travers des jeux mesurés, avec ces scènes et niveaux de détails (on note d'ailleurs une variation significative du ratio selon le jeu). Les cartes Turing permettent de lutter face à Navi 10 à ce niveau, malgré le déficit du procédé de gravure. Il sera intéressant de voir ce que le caméléon va faire avec le prochain nœud de gravure. Les cartes Polaris sont de leur côté totalement dépassées. 

 

 

Il est temps de passer, page suivante, à notre verdict.



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