• Protocole

Les machines testées étant vendues "complètes" dans notre cas, nous n'apportons aucun élément ni aucune modification à la configuration initiale. Le test proposé se compose de trois étapes. Lors de la première étape, nous faisons le point sur l'environnement de la machine, avec un relevé des températures, nuisances sonores et consommation selon l'activité de celles-ci. Nous enchainons ensuite par les performances globales sur des benchmarks synthétiques histoire de jauger nos machines. Lorsque la machine en est capable, nous entamerons la partie ludique, avec un coup de 3DMark 10, suivi de trois jeux : DOTA 2, Rocket League et Apex Legends benchés pour notre plaisir. Cette troisième et dernière partie se conclut par le relevé du taux d'occupation du PC lors de la lecture de vidéos 4K. Bien entendu, avant de procéder, nous nous assurons d'avoir la dernière version des logiciels, drivers et OS utilisés.

 

• L'environnement

 

 

L'Asus PN62 est le troisième mini PC équipé d'un processeur Comet Lake que nous testons. Il est le second exemplaire embarquant l'i5-10210U et son comportement général est à peu près identique à celui du NUC. Les températures sont du même acabit, avec un avantage pour Asus. Au repos, la température est légèrement plus élevée, mais la contrepartie est un gain appréciable au niveau des nuisances sonores. Nous avons également relevé une bien meilleure température lors du test en multitâche, avec un delta inférieur d'une quarantaine de pour cent par rapport à ce qui était relevé sur le modèle Intel. Cependant, le bruit généré en cas de forte sollicitation reste du même ordre.

 

La consommation reste identique ou presque au repos et en lecture vidéo qu'avec un i5 de 25 W, mais nous constatons que le PN62 est beaucoup moins gourmand lors du test multitâche. Le choix de limiter le TDP à 15 W se ressent ici, avec en plus un réglage de ventilation plus doux. Asus indique que son Mini PC est pensé pour être utilisé en milieu professionnel et se doit de rester discret s'il ne nécessite pas de grosse charge.

 

• Quelques travaux

Pour cette seconde partie, nous effectuons quelques tâches du quotidien sur nos PC. La suite PCMARK 10 nous permet de simuler pas mal de situations et vous permettra de situer facilement la modèle qui vous intéresse, compte tenu de la popularité du benchmark. Nous effectuerons ensuite une série de petites tâches et un rendu sous Cinebench (R15 et R20), afin que vous puissiez aisément positionner les machines en test.

 

benchmark proto

 

 

 

La passe de PCMark10 permet de positionner l'appareil et de visualiser l'impact d'une enveloppe thermique réduite. Le PN62 est à l'aise dans les tâches courantes de bureautique ou de multimédia comme nous avons pu le voir, mais il tirera la langue dans le ludique puisque l'iGPU qu'il embarque est à la traine. L'avantage reste à Intel dans cet exercice, avec NUC capable de pousser sa fréquence un peu plus loin.

 

Le test de compression et le chiffrement de données mettent en évidence l'écart qui existe entre les deux versions de l'i5-10210U. Si le résultat sous VeraCrypt est identique, la compression profitera pleinement du TDP plus élevé. L'écart ne sera que peu perceptible en pratique, mais il existe bien.

 

Les tests de rendu sous CineBench mettent encore plus en évidence l'écart entre les deux modèles. L'avantage est au NUC, qui profite d'une fréquence boost plus élevée dans ces benchmarks. Sous CineBench R15, notre PN62 poussera brièvement (13 secondes) jusqu'à un peu plus de 40 W et une fréquence légèrement sous les 4 GHz, avant de se stabiliser à 15 W et 2,4 GHz. L'écart est de 44 % en faveur du NUC.

 

Même topo sous CineBench R20 avec un pic constaté à presque 43 W et une fréquence de 4,2 GHz pendant 15 secondes. Elle tombe ensuite à 2,3 GHz, pour une consommation de 15 W jusqu'à la fin de l'exercice. Les écarts parlent ensuite, avec un score inférieur de près de 630 points pour le PN62 (soit environ 53 %).



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