La Dynamic Multi Frame Generation arriverait à l'heure, quand les GeForce RTX 60 resteraient à quai |
————— 06 Février 2026 à 16h09 —— 147 vues
La Dynamic Multi Frame Generation arriverait à l'heure, quand les GeForce RTX 60 resteraient à quai |
————— 06 Février 2026 à 16h09 —— 147 vues
Ne faites pas genre, nous savons que vous attendez avec la plus grande impatience l’arrivée de la Dynamic Multi Frame Generation et de la Multi Frame Generation 6x. Présentée par NVIDIA à l’occasion du CES 2026, elles doivent s'épanouir sur les PC au printemps. Nos confrères de HardwareLuxx se sont rendus dans les bureaux de NVIDIA à Munich, en Allemagne, pour quelques tests. Ils auraient alors eu vent d’un déploiement en avril, fenêtre reprise un peu partout depuis. Néanmoins, l’article a été mis à jour pour infirmer cette information. Dans un autre registre, The Information livre quelques indiscrétions au sujet de la prochaine génération de GeForce.
Le premier paragraphe était bien sûr humoristique. L’intérêt de la MFG 6x s’annonce très limité. Déjà parce qu’il faudra jauger de la latence induite ; ensuite parce qu’une telle démultiplication n’a de pertinence qu’avec un moniteur à très haute fréquence. Un tel levier de MFG transforme 60 IPS en 360 IPS. Si les moniteurs 144 / 165 Hz voire 240 Hz sont maintenant assez courants (auprès du public ciblé, cela va de soi), gageons que les bureaux sur lesquels trône une dalle 360 Hz sont déjà plus rares. Puis généralement, les gros joueurs avides de hautes fréquences s’accommodent très mal des technologies de frame generation ; ils préfèrent baisser la définition ou les paramètres pour maximiser les FPS sans de tels expédients. Et, dans un cadre non compétitif, la plus-value de jouer à 250 IPS plutôt qu'à 200, c'est sans doute subtil.
Cela nous amène à la Dynamic MFG, bien plus intéressante sur le papier. Cette technologie ajuste automatiquement le multiplicateur MFG, à la volée, selon divers critères tels que la capacité de rafraîchissement de l’écran, le framerate d’entrée provenant de l’upscaler ou encore la scène. Pour un résultat apparemment convaincant selon nos confrères, qui ont aussi partagé cette séquence :
Ceci dit, pour bénéficier de ces dernières innovations, il faudra avoir du matos Blackwell. Le mode MFG 6x et la Dynamic MFG seront en effet exclusifs aux GeForce RTX 50. En l’état, le seul aspect du DLSS 4.5 disponible, et ouvert à toutes les GeForce RTX, est le modèle Transformer de deuxième génération. Soulignons que chez la concurrence, la MFG de l'XeSS 3 d’Intel, récemment lancée pour les Panther Lake mais prévue pour le reste des GPU Arc, génère jusqu’à trois frames pour chaque image rendue, soit du 4x. Quant à AMD, l’entreprise ne propose actuellement aucune technologie comparable. ; elle se contente d’une frame generation classique.
Pour en revenir au calendrier, une mise à jour de l'article souligne cependant ceci : « Bien que le mois d’avril ait été mentionné une fois, il s’agirait d’un malentendu ». Oubliez donc ce que vous avez pu lire ailleurs ; nous ne sommes pas plus avancés. De toute façon, dans nos contrées, le printemps 2026 débute le 20 mars pour s’achever le 21 juin ; en somme, avril tombe pile au milieu. C'est donc une histoire d'un mois de plus ou de moins, sûrement sans grande incidence sur nos existences.
Dérivons maintenant vers l’après GeForce RTX 50. D’après The Information, dont l’article NVIDIA to Delay New Gaming Chip Due to Memory Chip Shortage a été retranscrit en intégralité sur Reddit, NVIDIA ne ciblerait plus fin 2027 pour la production de GeForce RTX 60 Vera Rubin, mais plutôt 2028. Le papier expose une décision motivée par la conjoncture actuelle, et prosaïquement par un marché de l’IA bien plus rémunérateur. Ce passage est suffisamment explicite :
« Les revenus issus de ses GPU gaming représentaient environ 8 % de son chiffre d’affaires total sur les neuf mois jusqu’en octobre, contre 35 % sur la même période en 2022, avant la sortie de ChatGPT par OpenAI, qui a déclenché le boom de l’IA. Les marges opérationnelles des puces IA de NVIDIA sont bien supérieures à celles de ses GPU gaming. Sur les neuf mois jusqu’en octobre, les marges de son activité compute et networking, qui inclut les puces IA, se sont élevées à 65 %, contre 40 % pour son activité graphics, qui inclut les GPU gaming. »
Bref, du classique pour une entreprise privée à but lucratif, dont la finalité consiste à se faire un maximum d’oseille.