Le libre, s’il a le vent en poupe cette dernière décennie comme argument d’utilisation voir de sécurisation des logiciels, ne date pas d’hier, notamment pour ce qui est des implications des entreprises dans le bousin. Or, avec 2020, c’est une nouvelle décennie qui s'impose, l’occasion parfaite de revenir sur les diverses contributions de nos trois fabricants de hard favoris : Intel, AMD et NVIDIA.

 

Difficile de mesure efficacement l’impact d’une entreprise sur un logiciel. Différentes métriques peuvent être observées, comme le nombre de lignes de code, de commits ou d’e-mails envoyés sur les listes de développement, mais cela reste biaisé. Par exemple, si un support initial est apporté sans personne pour maintenir derrière, inutile de vous dire que l’effort pour le libre se rapproche du zéro !

 

Du fait de son architecture monolithique et de problématiques de performances, le noyau Linux est un composant logiciel idéal pour départager les trois géants. En termes de mails, voici 10 ans qu’Intel mène la danse, avec une croissance des 159 mails/ans en 2010 pour culminer à un peu plus de 400 en 2015, chiffre resté stable depuis. Derrière, AMD est resté dans la vingtaine jusque 2014 (inclus), date à partir de laquelle — drivers AMDGPU ouverts aidant, quitte à délaisser le support des modèles les plus anciens... — le nombre de discussions a grimpé jusqu'à 194 en 2019, restant tout de même la moitié de la quantité du géant bleu. À côté, NVIDIA, qui n’a pas de division CPU grand public ni de drivers libre, et resté en dessous des 40 mails/ans... ll faut dire qu’avec 36 développeurs contre 200 chez AMD et plus de 400 chez Intel, les verts ne peuvent pas faire de miracles, d'autant plus que leur code se limite principalement à la prise en charge de Tegra : pas de quoi faire saliver.

 

Sans surprise, le nombre de commits - révisions mineures du code source - suit à peu près celui des mails : NVIDIA en dessous des 1000 avec des variations suivant l’année, un AMD qui se réveille en 2015 et Intel grand roi croissant de 2580 commits en 2010 à 8453 en 2016, la firme revenant vers les 7000 commits/an les années suivantes.

 

Certes, chaque entreprise fait en fonction de sa taille, cependant nous saluons les initiatives d’AMD côté graphique tout comme le support constant et de qualité des bleus dans ce projet. À côté de cela et malgré une forte présence dans le domaine du machine learning, dans lequel bon nombre de serveurs tournent sous Linux, NVIDIA fait grise mine ! Un signal d’alarme pour 2020 ? (Source : Double Phoronix)

 

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 Qui c'est qui s'implique le plus dans le libre ces dix dernières années ? Kiki ? 

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