Dans une course à la plus grosse qui a clairement pris une tout autre dimension, le superordinateur exascale est un fantasme qui excite l'industrie déjà depuis un bon moment et la lutte est féroce entre les différents acteurs et les pays pour être le premier - ou au moins en faire partie - à atteindre le sommet ! Mais à ce jour, comme nous l'a montré la liste Top500 mise à jour ce mois-ci et présentée au salon Supercomputing 2021, personne n'y est encore arrivé. Le plus proche est le superordinateur japonais Fugaku opéré par Riken, une machine à base de 158 976 A64FX (48 coeurs chacun) signés Fujitsu pour un total de 442 pétaflops, suivi de Summit et ses 9216 Power9 de chez IBM et 27 684 V100 de NVIDIA pour 148,6 pétaflops.

 

Notez que le superordinateur européen LUMI aurait pu se positionner en seconde position, la machine a tout le hardware qu'il faut pour atteindre les 550 pétaflops, mais il semblerait que seuls ses 3040 EPYC 7763 ont été opérationnels jusqu'à présent, à l'inverse des accélérateurs Radeon Instinct. En tout cas, la croissance de puissance pour le Top500 aura été d'un peu moins de 10 % pour cette mise à jour, l'une des évolutions les plus faibles enregistrées depuis l'existence de la liste, probablement liée au fait que bon nombre de systèmes ont été retardés pour diverses raisons et aussi qu'il n'y a pas vraiment eu d'émergence d'un nouveau challenger. Du moins pour l'instant.

 

En effet, lors du Supercomputing 2021, la délégation chinoise représentée par l'université Peking a levé le voile sur un superordinateur exascale, l'Ocean Light ! N'oublions pas que la Chine a déjà expérimenté le calcul exaflopique avec le Tianhe-3, qui peut en théorie atteindre 1,7 exaflops. Il aurait au moins signé 1,3 exaflops en test. Peu d'informations ont circulé sur son hardware, mais il s'agirait vraisemblablement d'un assemblage de processeurs Arm customs et d'accélérateurs Matrix-2000+.

 

supercomputing 2021 - Chine [cliquer pour agrandir]

 

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L'université a dévoilé que l'Ocean Light utilisera un processeur RISC 64-bit nommé SW26010 Pro avec 384 cores, une évolution du SW26010. La machine en possédera 108 960, pour un total de 42 millions de cores, qui devraient être capables de chiffrer 1,05 exaflops sous le benchmark Linpack utilisé pour le top500. Ceci propulserait donc la Chine en tête avec le premier système exascale ! Ce serait aussi une belle démonstration de résilience face aux sanctions américaines, avec du hardware majoritairement conçu à domicile et visiblement avec grand succès si l'on en croit cette présentation. Toutefois, même s'il venait à intégrer le Top500, Ocean Light ne resterait pas au sommet longtemps, les USA ayant au moins trois systèmes supérieurs sur les rails : Frontier, Aurora et El Capitan. Mais la bataille de l'exascale ne fait encore que commencer... (Source : Top500, Hardwareluxx)


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