La course au plus gros « calculateur » est encore loin d’être terminée, un domaine trusté par l’US et la Chine, mais elle a pris un nouveau tournant avec l’entrée en jeu du nouveau superordinateur japonais : Fugaku (un autre nom pour Mont Fuji) ! En effet, la première des mises à jour bisannuelles du Top 500, accessoirement la 55e édition du classement, a vu l’américain Summit perdre — et de loin — la première place qu’il occupait depuis 2 ans avec ses 148,6 pétaflops, face à la puissance 2,8 fois supérieure du Fugaku et ses 415,53 pétaflops ! Mais ce n’est pas tout, outre celui du Top 500, il s’est aussi emparé de la première place du podium du classement des benchmarks Graph500, HPCG et HPL-AI - ce qui serait une première et donc un autre exploit.

 

superordinateur fugaku japon

 

Et avec quel hardware ? À l’inverse de la majorité du top 10 où l’on trouve généralement du Xeon d’Intel, Power9 d’IBM et du GPU Nvidia, le Fugaku exploite essentiellement le dernier-né A64FX (tient, voilà qui sonne familier) de Fujitsu, un processeur avec une architecture ARM, 48 cœurs et une fréquence de 2,2 GHz, pour un total de 152 000 unités animant la nouvelle montagne nippone, ou 7,3 millions de cores - avec la possibilité d’une expansion potentielle à 7,6 millions plus tard.

Certes, le système n’est pas encore en ligne à 100 %, ce serait fait d’ici 2021, mais cela n’empêche qu’il est déjà utilisé pour de la recherche sur le virus COVID-19. À terme, il sera naturellement utilisé pour toutes sortes de champs d’applications et de travail de recherches, autant dans le domaine médical, environnemental, énergétique ou industriel.

 

En tout cas, c’est une nouvelle étape sur le chemin du superordinateur dit exascale, l’occasion aussi de rappeler le projet El Capitan, prévu pour être livré en 2023 avec un plein d’EPYC et de Radeon moulinant de concert pour fournir 2,3 exaFLOPS ! Pour l’anecdote, l’Italie compte désormais deux systèmes dans le top 500 : Selene, qui embarque de l’EPYC 7742 et de l’Ampere A100 dernier cri, et Marconi-100, avec ses Power9 et Volta V100, permettant à l’Europe (sans compter le Suisse Piz Daint) d’affirmer un peu sa présence dans le monde du superordinateur.

Par ailleurs, l’Allemagne aussi va se payer du matos Ampere de Nvidia, par exemple pour le prochain système HoreKa de l’Université Technologique de Karlsruhe, ainsi que dans le cadre d’une mise à jour du JUWELS situé à Jülich. (Source : Computerbase et Top500.org)

 

Top 500 2020 [cliquer pour agrandir]

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 Superordinateurs, le Japon prend la couronne et l'Italie assure la présence de l'Europe dans le top 10.  

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