Il fut clair dès le départ que le monstrueux projet de 40 milliards de dollars pour l'acquisition d'ARM par Nvidia des mains de SoftBank n'allait évidemment pas passer comme une lettre recommandée à la Poste (dans un bon jour). L'affaire est très loin d'être bouclée, avec en face une résistance potentielle de la Chine, la méfiance des autorités de régulations partout dans le monde et les protestations de certains grands noms de l'industrie, comme le cofondateur d'ARM en personne, mais aussi des compagnies Tech américaines majeures, qui n'hésiteraient désormais plus à faire pression sur les autorités des marchés pour leur intervention.

 

Intel aurait été l'un des premiers à s'opposer à la fusion et il aurait désormais été rejoint par Google, Microsoft et Qualcomm, tous a priori convaincus que l'accord portera atteinte à la bonne concurrence indispensable à leurs activités dans cette branche de l'industrie (m'enfin, c'est un poil cocasse et hypocrite de la part des monopolistes présents dans le tas...). On ne sait pas exactement quelles seraient leurs demandes aux autorités de régulation, mais au moins l'une de ces compagnies souhaiterait voir le projet capoter. Suivant la nouvelle, l'action de Nvidia avait d'ailleurs chuté de 3,1 % en bourse, vendredi dernier.

Bien entendu, aucune de ces informations n'est vraiment publique, les ficelles se tirent pour l'instant et comme d'habitude essentiellement derrière les rideaux ni Nvidia ni la FTC ni aucun des susmentionnés n'auraient encore communiqué officiellement là-dessus. Mais la nouvelle tombe pile dans au moment où la FTC a commencé son enquête et envoyé des demandes d'informations aux tiers qu'ils estiment pouvant être potentiellement impactés par le changement de main d'ARM. Un processus également en cours chez les autorités compétentes en Angleterre, en Europe et en Chine, et toutes devront donner leur accord pour que la transaction puisse effectivement être validée.

 

Alors que ce type d'acquisition « verticale » est généralement moins sujette à suspicion de la part des autorités de régulations, celles-ci estimant que les compagnies ne sont pas directement en concurrence dans ce cas de figure, le changement de direction au sommet de la FTC promet de compliquer les choses pour Nvidia. En effet, la démocrate et désormais présidente de la FTC, Rebecca Kelly Slaughter, est connue (ainsi que le commissaire démocrate Rohit Chopra) pour avoir critiqué en 2020 les nouvelles lignes directrices de la FTC pour les acquisitions verticales, les accusant de surestimer les avantages potentiels et de négliger les risques de préjudices. Elle avait donc aussi déclaré que les entreprises ne devraient à l'avenir plus s'y fier pour anticiper les actions de la FTC et que celle-ci doit désormais lutter agressivement contre les risques de ce  genre de fusion.

Traditionnellement réparti en 2/2 entre démocrates et républicains, le contrôle de la FTC reviendra néanmoins aux démocrates lorsque la nouvelle administration aura remplacé le commissaire Rohit Chopra (nommé ailleurs), ainsi qu'un second siège vacant. Par conséquent, l'avenir pourrait effectivement sembler assez incertain pour l'acquisition d'ARM par Nvidia... En tout cas, ce n’est pas gagné du tout, malgré le ton « rassurant » de Nvidia. (Source : Bloomberg, Reuters)

 

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