• L'Everest MAX, son logiciel et le verdict

 

base camp [cliquer pour agrandir]

 

Faire Mumuse sous Windows (seulement)

 Nous avions déjà pu découvrir Base Camp lors du test du prototype de la Makalu 67. Le logiciel n'a pas particulièrement évolué depuis. Le nom est encore une fois une référence montagnarde faisant référence au camp de base pour les randonneurs, généralement au pied d'une grosse montagne. À cet égard, Base Camp est donc le logiciel unifié qui servira en principe pour tous les périphériques présents et futurs de la marque, et rassemble information pertinente à l'utilisateur. Revoici tout d'abord les caractéristiques du programme :

 

Mountain Base campTruc
Taille du téléchargement Archive de 136 Mo
Taille du dossier Synapse 3 après installation et mise à jour ~324 Mo
Services toujours actifs

1 seul

BaseCamp.Service (32 bit)

Consomme 18,7 Mo de DRAM

Consommation mémoire en avant-plan après démarrage

entre 230 et 350 Mo

(6 processus + le service ci-dessus)

Consommation mémoire en arrière-plan après démarrage idem
Consommation CPU en avant-plan (9900K)

jusqu'à 5 % en usage

moins de 1 % hors usage

Consommation CPU en arrière-plan (9900K) moins de 0,5 %
Fréquence des mises à jour Régulières

 

Pas léger, mais on a vu beaucoup plus lourd. Base Camp est toujours relativement facile à prendre en main et à utiliser, même si la navigation pourrait gagner à être un poil plus fluide (beaucoup de mini-chargements). C'est donc via Base Camp que vous allez pouvoir paramétrer les atouts de l'Everest, à commencer par la molette d'affichage. Il est possible de désactiver les menus qui ne vous intéressent pas et de choisir votre propre image pour l'économiseur — une importation très facile à réaliser. Au cas où, le compteur APM (très basique) permet de compter le nombre d'actions par minutes (clic, frappe).

 

Au départ, le passage à l'écran de vieille renvoyait systématiquement à la page des menus, c'était plutôt frustrant. Mais une mise à jour a récemment corrigé ce point - preuve que Mountain est à l'écoute de ses utilisateurs. Désormais, l'écran restera au menu utilisé avant l'entrée en vieille, mais uniquement pour la session en cours. Pour contourner cela, vous pouvez désormais aussi remplacer l'économiseur par la fonction de votre choix (comme le volume, par exemple).

Comme vous le verrez dans la vidéo ci-dessus, la personnalisation des touches LCD se fait dans la section liaison de Touche. À l'image de l'écran précédent, vous pourrez aussi choisir votre propre image pour chaque touche et lui attribuer la fonction de votre choix. Par ailleurs, le rôle de chaque touche du clavier est personnalisable, y compris les actions de la molette de l'écran LCD, mais il vaudra sûrement mieux éviter d'y toucher. L'enregistrement des macros est simple et basique. La programmation vous permettra d'enregistrer les clics et les frappes, mais ne prendra pas en compte les mouvements de souris.

 

La dernière page des paramètres vous laissera personnaliser le mode jeu et le layout régional du clavier. Enfin, Base Camp vous informera de lui-même si une mise à jour est disponible pour le programme et pour le clavier, libre à vous de l'installer ou non. On vous laisse maintenant apprécier la démo en vidéo :

 

 

Et la concurrence ?

Difficile à dire qui mérite d'entrer dans cette catégorie. Dans sa version Max, le Mountain Everest n'est certainement pas donné et se retrouve tout là-haut avec des bestioles telles que le K100 de Corsair, le Huntsman V2 et le Huntsman V2 Analog. Certes, contrairement aux références susnommées, le taux d'interrogation de l'USB de l'Everest n'est que de 1000 Hz, mais l'intérêt pour un clavier d'aller plus haut est assez relatif pour le commun des mortels et donc 99,9 % des joueurs. Pas de switchs optiques non plus pour l'instant pour l'Everest, mais là encore, la plupart des joueurs n'y verront aucune différence à l'usage entre l'un ou l'autre type d'interrupteurs, l'avantage de l'optique étant avant tout celui d'une durabilité accrue, en théorie. Mais les Cherry MX restent un choix éprouvé et parfaitement sûr.  Même son de cloche pour l'analogique que proposent certains des derniers modèles optiques haut de gamme. Une fonctionnalité intéressante à tester, sauf que l'analogique d'un clavier est bien laborieux à mettre en place, dépendant du support logiciel et n'arrivera probablement jamais à rivaliser avec le ressentit d'une vraie manette. Bref, tout ça pour dire que l'Everest Max n'a pas de vrai concurrent direct à ce jour, du fait de ses caractéristiques, le niveau de personnalisation qu'il permet par ses fonctionnalités peu ordinaires. On ne peut pas en dire autant pour l'Everest dans sa version Core, pour laquelle la concurrence sera bien plus féroce et difficile.

 

C'est donc l'heure du verdict, que l'on a finalement déjà un peu entamé dans les lignes précédentes. Physiquement, l'Everest Max est un clavier contemporain comme beaucoup qui font bon usage d'aluminium pour un aspect propre, moderne et discret. On peut critiquer le choix esthétique d'avoir laissé les traces de la machine CNC, mais c'est une appréciation purement subjective. Même s'il n'est pas grand, le repose-paume du poignet n'est pas inutile pour autant, loin de là, et est plutôt confortable et s'insère convenablement dans le design de l'ensemble. Structurellement, le clavier est solide et bien construit. En effet, Mountain a clairement déployé les grands moyens et fait travailler les neurones, ce n'est pas une exagération que de dire que l'assemblage — très élaboré — est absolument exemplaire. On regrettera seulement l'absence de capuchons en PBT généralisés à l'ensemble des versions, on ne devrait plus voir de capuchons ABS sur un clavier à ce niveau.

 

À l'usage, l'Everest Max n'a pas été décevant non plus, il est fort agréable et confortable à utiliser, y compris pour de longues heures, et ne laisse s'échapper aucune nuisance sonore parasite. Naturellement, l'expérience générale variera forcément selon le type d'interrupteur choisi. À ce propos, sachez que le layout ISO FR n'a que l'option à ce jour de MX Red et MX Brown. Seule la disposition allemande a le droit aux 5 alternatives MX de Cherry proposées par Mountain, dont Blue, Speed Silver et Silent Red (avec supplément de 10 €). Bien entendu, les interrupteurs n'étant pas soudés, rien ne vous empêche d'en acheter séparément et même de faire votre propre mélange. Enfin, Mountain a parfaitement réussi la modularité de son clavier et a su en faire une création unique. Il faut tout de même remonter aux G15 et G19 de Logitech pour retrouver un clavier intégrant un écran LCD, cela faisait donc bien longtemps qu'un constructeur avait tenté l'expérience. Et c'est finalement bien ce qui fait la force de l'Everest Max, ses modules à deux positions et ses écrans lui confèrent une versatilité facile à apprécier, et donc un niveau de personnalisation inégalé dans le monde du clavier. De plus, l'expérience est (heureusement) parfaitement soutenue par un logiciel Base Camp très fonctionnel et bien suivi.

 

comptoir 5stars
Bref, on peut dire l'Everest Max est une réussite sur la majorité des tableaux ! Accessoirement, l'Everest Core (le clavier sans modules ni accessoires) sera plus difficile à faire valoir et moins compétitif. Comme souvent avec un produit intéressant, la seule ombre au tableau est le prix. Il fallait s'y attendre, ce qui est unique est souvent aussi cher. Ici aussi, Mountain a visé le sommet et plus spécifiquement la barre des 250 € (autour de laquelle sont agglutinés bon nombre de claviers haut de gamme concurrents), avec un maximum de 280 € pour un Everest Max US AINSI avec capuchons PBT et switchs MX Silent Red (notre modèle). Malgré cette étiquette assez vertigineuse, cette référence ambitieuse est tout à fait recommandable, mais elle se destinera avant tout à un public bien précis, c'est-à-dire aux plus geek d'entre nous prêt à payer pour un clavier personnalisable au-delà des normes et pour lequel il n'y a pas encore d'alternatives ! Notez que le seul endroit pour se l'offrir à prix réaliste est d'aller directement sur le site du fabricant.
 



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