« Démontage » & logiciel

Avant de parler usage, commençons par le démontage et le logiciel, deux sujets que l'on peut écarter assez rapidement, puisqu'il nous a été impossible de démonter le clavier, absolument aucune vis n'est apparente et les deux montants du clavier semblent avoir été solidement collés. En somme, remplacer les batteries AAA ne sera donc pas une option. Dommage, d'autant plus que des ouvertures auraient sans doute facilement pu être positionnées au dos du clavier pour y accéder directement, et les accumulateurs rechargeables au nickel hydrure métallique (matériau recyclable et en principe relativement durable) se trouvent assez facilement dans le commerce et ne sont pas bien chers.

 

inovu swl10 [cliquer pour agrandir]

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Enfin, il est évidemment possible de retirer les capuchons du clavier, mais on ne vous le recommande pas, c'est une tâche fastidieuse, pénible et inutile (hors nettoyage en profondeur), particulièrement pour les remettre en place, et le risque est grand d’abîmer l'un ou l'autre support de croisement en plastique composant l'interrupteur à ciseau et membrane lors de la manipulation. Amis bidouilleurs et réparateurs, vous pouvez tranquillement passer votre chemin. 

 

Concernant le logiciel, c'est simple, il n'y en a pas. Il suffit de brancher le dongle au port USB du PC et d'allumer le clavier, et tout fonctionne. Rien n'est donc personnalisable.

 

À l'usage... ?

À l'usage, le clavier s'est révélé plutôt agréable et sa recharge « solaire » a tenu toutes ses promesses. Sortit du carton et son dongle branché, le clavier a immédiatement fonctionné, les batteries étant sans doute partiellement chargées d'usine. Rien n'indiquera en permanence que le clavier est allumé, l'indicateur lumineux s'illumine uniquement pour 3 secondes lors du passage de l'interrupteur en « ON ». Par contre, l'indicateur de verrouillage des majuscules restera allumé si la fonction est active.

Pendant notre usage, nous n'avons jamais éteint le clavier (sans moyen de savoir si cela pourrait avoir une incidence sur la durée de vie des batteries) et n'avons jamais eu à déplorer de problème de charge. Le clavier se trouvait dans une pièce moyennement lumineuse, sans soleil direct (de toute façon il n'y en avait pas, vive l'Alsace sous les nuages) et sans éclairage artificiel particulièrement fort. On peut en déduire que les capteurs font un bon travail pour se servir de l'éclairage ambiant et le clavier avec la conservation de son énergie. Notez qu'il peut aussi tout à fait réveiller un ordinateur en veille et qu'il a fonctionné dans le salon sur notre TV moyennement « smart » sans problème, depuis le canapé avec une distance d'environ 2,5 mètres avec la TV (dongle sur prise USB au dos de la TV). Bref, c'est un clavier sans-fil que l'on peut clairement « oublier » de charger et d'éteindre. Reste à voir l'espérance de vie des batteries elles-mêmes...

 

Pour la partie pratique, les interrupteurs sont silencieux et précis, pas trop légers, avec une course évidemment très très courte et un rebond relativement marqué grâce à la membrane, le tout nécessitant une force d'appui correcte. Les sensations n'ont évidemment rien à avoir avec ceux que procure un clavier mécanique, mais l'usage prévu n'est pas le même non plus. Cela dit, en cas de force majeure et avec un peu de volonté, rien ne vous empêchera de jouer avec cet INOVU, ça fonctionne très bien, bien que ce ne soit vraiment pas l'expérience la plus agréable. Il est définitivement bien plus adapté pour de la bureautique et du multimédia, sur la table du salon, sur les genoux depuis le canapé ou sur le bureau du PC familial/de travail.  

Dans quelques très rares cas, nous avons relevé un lag aléatoire et unique très bref entre l'appui et l'enregistrement d'une frappe, sans avoir pu déterminer son origine. Mise en veille du clavier lors d'un temps de pause et lag à la sortie de veille ? Le PC lui-même ? Interférences radio ? Mystère. Mais dans 99.9 %, l'enregistrement des actions est virtuellement instantané, comme avec un clavier normal. Enfin, tous les différents raccourcis ont également très bien fonctionné.

 

Une concurrence ?

Les claviers sans-fil à recharge « solaire » ne sont pas vraiment communs, et c'est peut-être dommage vu le côté pratique, mais il est vrai que ce principe de recharge limite certainement aussi un peu trop les fonctionnalités, comme l'intégration d'un rétroéclairage, par exemple. On en a trouvé deux, un K750 chez Logitech vendu pour 90 € et le clone parfaitement identique de l'INOVU de LDLC, sûrement sorti de la même usine, mais marqué OUKB et vendu pour 80 €. Le choix est donc extrêmement limité, et à 50 € l'INOVU SWL10 de LDLC n'a donc aucune vraie concurrence.

 

L'INOVU SWL10 distribué chez LDLC n'est pas un clavier que l'on peut noter comme tous les autres, surtout que les éléments de comparaison manquent un peu. Livré sans aucun accessoire, le clavier promet néanmoins une recharge à la lumière ambiante, qui dans notre cas a très bien fonctionné et sans jamais avoir eu besoin d'une intervention « lumineuse » de notre part, quand bien même notre pièce principale n'était pas des plus lumineuses non plus et le clavier fut toujours laissé en « ON ». Cet aspect-là est donc clairement maîtrisé et réussi, mais la question de la durabilité des piles demeure, d'autant plus qu'elles ne sont malheureusement pas remplaçables. À l'usage, l'expérience de  frappe est tout à fait acceptable, les habitués du travail sur machine portable ne seront pas dépaysés, on ne peut pas en dire autant si vous n'avez toujours qu'utilisé que du clavier mécanique. Bien entendu, un tel clavier n'a pas vocation à servir pour du jeu vidéo, même si ça fonctionne bien dans l'ensemble, le sans-fil peut, semblerait-il, également introduire une certaine latence un peu aléatoirement, mais cela est resté très très rare. Le seul vrai point que l'on peut lui reprocher, c'est l'absence à minima d'un accès aux batteries, de ce fait irremplaçables... Malgré tout, on peut recommander le SWL10 s'il est prévu de le poser devant un poste de travail ou à proximité du canapé pour un usage multimédia. Sans fil, sans piles à gérer et sans recharge à effectuer manuellement, il y sera parfaitement à sa place, au moins pendant un certain temps ! De plus, le prix est assez correct pour un clavier sans-fil et de cette taille. 
 



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