MAJ 26/09/17 : Reuters a rapporté que la transaction est une nouvelle retardée, car Apple n'aurait pas donné son feu vert ni validé les termes du rachat. Apple n'a pas souhaité faire de commentaires pour le moment afin de préciser ses motifs. Enfin, les actions en justices lancées par WD, ont également empêché le consortium de recevoir un  prêt de 5,4 milliards de dollars nécessaire au financement du rachat. Clairement, l'affaire est encore loin d’être terminée !


Enfin, on y est ! La route aura été longue avec Toshiba la girouette et ses nombreux va-et-vient entre les prétendants au rachat (voir ici, et pour le petit historique de la série). Rappelons brièvement que Toshiba souhaite vendre sa division mémoire pour renflouer celle du nucléaire en faillite et se trouvait ainsi en négociation de longue haleine avec trois acheteurs potentiels : le consortium Western Digital / Sandisk et KKR & Co. L.P., le consortium Bain Capital - qui regroupe diverses institutions bancaires du Japon, ainsi que SK Hynix, Apple, Dell, Kingston et Seagate -  et le groupe industriel Foxconn.

 

Ce dernier a été exclu de l'affaire très rapidement pour des motifs d'ordre politique au Japon, puisque l'entreprise est taïwanaise, et de ce fait, un peu trop proche de la Chine. Western Digital s'est plus ou moins pris le chou avec Toshiba, puisque la revente de la division mémoire remettrait en cause le joint-venture établi en 1999 entre Toshiba et SanDisk  (racheté par WD en 2016) et le partage d'une unité de production de mémoire majeure au Japon. Western Digital pourrait de ce fait  perdre une grosse influence sur l’approvisionnement et les prix de la mémoire, ce qui a poussé le groupe à intenter diverses actions en justice, dont une auprès de la Chambre de commerce internationale (ICC). Enfin, le consortium Bain Capital aura été en position de favori depuis  un petit moment, d'autant plus qu'une vente à celui-ci permettrait à la division mémoire de Toshiba de rester majoritairement japonaise, tout en évitant un monopole trop américain.

 

toshiba bics tlc 256gb

 

Finalement, c'est mercredi soir que le conseil d’administration de Toshiba a obtenu les lettres d'engagements des acteurs du rachat, puis voté et donné son accord en faveur pour la vente de sa division au consortium Bain pour la modique somme de 2.000 milliards de Yens, soit 15 milliards d'euros. Et ce malgré des rumeurs le jour d'avant qui laissaient sous-entendre que le japonais aurait penché à nouveau vers Western Digital, sans succès... Décidément, Toshiba aura eu bien du mal à se décider. La pression venant des créanciers de la filiale nucléaire en liquidation a aussi joué son rôle dans cette décision qui commençait à se faire urgente, et sans laquelle Toshiba risquait de perdre sa place à la Bourse de Tokyo.

 

Évidemment, Western Digital n'est pas enchanté par cette décision et a d'ores et déjà fait part de sa déception via un communiqué de presse réaffirmant aussi que le groupe ne lâchera pas l'affaire et maintiendra ses actions en justices. Si l’américain estime que l’opération ne peut se faire sans son consentement, ce n'est pas l'avis du côté japonais qui estime que l'acquisition pourra prendre place malgré tout. En ce qui nous concerne en tant que consommateur, cette concentration d'acteurs sur le marché de la mémoire n'est pas nécessairement une bonne nouvelle. Il restera à observer l'effet que le rachat aura sur les prix dès que l'acquisition sera finalisée, sachant que les tarifs ont globalement déjà bien augmenté depuis l'année dernière. En tout cas, cette saga prouve que la mémoire NAND est plus que jamais le nerf de la guerre entre constructeurs de tous horizons. (Source: Reuters)


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