Si les clefs USB ont longtemps été formatées en FAT du fait de la compatibilité intersystème et de la structure bien moins lourde qu'un NTFS équipé d'un système de journalisation, Microsoft a poussé depuis 2006 le format exFAT propriétaire. Ce nouveau s'affranchissant de la limite maximum des fichiers de 4 Go (en passant à 128 Po !), si bien qu'il est désormais le système de fichier par défaut sur les cartes SDXC de plus de 32 Go selon la SD Card Association.

 

Flairant le moyen de briller aux yeux des libristes, Microsoft a décidé de laisser tomber dans le domaine public son invention, et ainsi permettre l'implémentation directement dans le noyau Linux de la compatibilité avec ledit système exFAT. Cela ne changera cependant pas grand-chose pour les utilisateurs moyens, car des solutions tierces telle FUSE permettait déjà de lire et d'écrire sur du FAT, de l'exFAT ou du NTFS, mais étaient justement impossibles à intégrer sur le kernel pour des raisons légales.

 

microsoft love linux

Un amour à sens unique ?

 

Finalement, ce sont les constructeurs d'appareils mobiles qui vont être ravis de ne plus avoir à verser de royalties à la Raymonde pour l'utilisation des spécifications ; et c'est à se demander ce que Microsoft a derrière la tête avec cette initiative. La possibilité d'une meilleure intégration dans son sous-système Linux pour Windows ? Une tentative de récupérer un pilote plus rapide récolté ailleurs ? Un simple coup de com' ? Difficile de déchiffrer les voies de la firme de Redmond, mais pour le coup, c'est bien la communauté Open Source qui en bénéficie !

 

 Un petit pas pour les utilisateurs, mais quelques biftons en moins pour la firme : c'est ça le libre ! 

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