Faisant déjà l'objet d'un examen en profondeur par la FTC aux USA, la tentative d'acquisition d'une valeur monumentale de 68,7 milliards de $ d'Activision-Blizzard par Microsoft (annoncée début 2022) se heurte également aux autorités de régulations en Europe et au Royaume-Uni, puisqu'elles pencheraient désormais aussi en faveur d'une enquête approfondie, notamment pour mieux déterminer l'impact que l'acquisition par un géant aux habitudes monopolistiques déjà bien connues pourrait avoir sur la concurrence sur les différents marchés. Il est vrai qu'une Microsoft boostée de la sorte pourrait faire plus que jamais des ravages dans le domaine du PC et des consoles, Microsoft étant déjà elle-même un éditeur de jeu vidéo avec Microsoft Games Studio, tandis qu'Activision-Blizzard possède entre ses mains une armée de développeurs et de nombreuses franchises, dont certaines sont parmi les plus rentables du marché depuis des années !

 

microsoft activision blizzard

Trop gros, passera pas ?

 

Et vous pensez bien que cette idée ne plait absolument pas à Sony, qui craint que Microsoft ne se retrouve ainsi en position de l'empêcher de proposer certaines célèbres franchises sur sa plateforme PlayStation, ou encore d'y altérer négativement l'expérience de jeu par rapport à l'écosystème Xbox. Sans surprise, le japonais (qui lui-même n'est pas non plus étranger à certaines pratiques douteuses) est le principal opposant à l'acquisition mise en avant par les autorités de régulations. On peut néanmoins parfaitement comprendre la position de ces dernières et de Sony. Le marché du jeu vidéo est déjà relativement déséquilibré et la phase de consolidation ne semble pas encore être terminée.

À ce stade, grâce à ses derniers achats (comme Zenimax) et toutes les franchises déjà sous son contrôle, Microsoft tient déjà une place très importante dans le domaine, mais reste en retrait par rapport à Tencent et Sony. Accessoirement, après avoir ingéré Activision-Blizzard, on peut imaginer que Microsoft pourrait ainsi forcer d'autant plus facilement l'usage du Microsoft Store (toujours aussi bancal et snobé après toutes ces années) de son OS pour l'achat et la gestion des jeux, et faire grimper les prix de son Game Pass.

 

Enfin, il faut savoir que Microsoft ne compte même pas s'arrêter là, bien au contraire. Il y a quelques jours, Phil Spencer, le boss de la division Xbox n'a pas écarté la possibilité d'autres acquisitions à l'avenir afin de mieux se défendre dans un marché très compétitif face à Tencent et à Sony. Microsoft n'est évidemment pas seule à investir lourdement en ce moment pour devenir/rester un acteur majeur du jeu vidéo. Bref, on verra bien d'ici les prochains mois dans quel sens les autorités de régulations auront penché. Il faut dire que le succès d'une fusion n'est jamais garanti. Par exemple, bien qu'il s'agisse-là d'un domaine différent, on se souviendra en particulier du raté de l'acquisition de 40 milliards de dollars d'Arm par NVIDIA. (Source : TPU, PCGAME)

Un poil avant ?

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Un peu plus tard ...

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