• Démontage, dans la caverne de la makalu 67

La Makalu 67 se laisse démonter relativement facilement. Forcément, les patins autocollants servent toujours de cache-vis, on aimerait tout de même un jour voir une souris où cela n’est pas le cas. Petit détail sympa, Mountain a prévu une petite encoche à côté de chaque patin facilitant grandement leur retrait avec l'ongle et sans les abîmer — le genre de petite bonne attention que l’on aime bien voir. Chaque patin abrite une paire de vis, dont le pas est en plastique. Il y a aussi des attaches en plastique de part et d’autre du PCB pour compléter l’encrage des deux portions de la coque.

 

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La portion basse est celle où est attaché (avec 3 petites vis) le PCB principal avec le fameux contrôleur PAW 3370 bien en évidence, et tout le nécessaire pour la gestion du RGB et de l’USB. Vus de près, le PCB et ses soudures semblent propres, rien à redire. On notera un emplacement vide pour un connecteur dans la partie haute à gauche. Peut-être pour un surplus de RGB prévu initialement dans la partie arrière, mais aurait finalement été laissé de côté ? Possible, Makalu a confirmé avoir songé au début d'y intégrer plus de RGB.

 

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C’est dans la coque supérieure que se trouve tout le reste, à savoir deux morceaux de PCB supplémentaires, l’un (attaché avec 3 vis) pour l’interrupteur supérieur et les latéraux, et l’autre (fixé avec 4 vis) avec la molette et son bouton. On voit aussi que les portions flexibles des boutons G/D sont visées à la coque avec une vis pour chaque côté. La partie centrale avec la bande RGB est elle aussi visée solidement place. Ainsi, la Makalu 67 est un assemblage de 8 éléments distincts. Ce n’est pas encore du niveau de « complexité » de la G502, mais on s’écarte aussi bien de la simplicité d’une MM71x. Au fond, peu importe, tant que c’est bien fait et facile à réassembler, ce qui est le cas ici.

 

Ci-dessous, on remarquera tout d’abord les fameux interrupteurs TTC pour tous les 4 boutons secondaires — mais avec 3 couleurs (donc types) différentes. Leur durabilité de 3 millions n’est pas bien folle par rapport aux 50 millions d’Omron, même si ça aurait pu être encore bien plus bas. Pour des interrupteurs secondaires, c’était probablement un assez bon compromis en matière de prix et d’endurance. TTC n’est pas une inconnue, la marque chinoise (Trantek Electronics Co.) fait dans le switch de souris depuis 1998 et commercialise désormais aussi plusieurs « clones » de Cherry MX pour clavier — par exemple, le Suora FX de Roccat utilise des TTC Brown 50M. En pratique, les interrupteurs utilisés ici ne nécessitent pas une grande force d’activation et sont relativement discrets, ça varie un peu selon la couleur du switch.

 

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Démontée, la molette nous semblait d’abord assez fragile, surtout qu’elle ne tient qu’à un bras avec pas mal de jeu, mais elle est parfaitement rigide et stable à l'usage dans sa position normale. On voit aussi le bout bien graissé pour limiter les frictions. À l’usage, la molette crantée et non débrayable est pratiquement silencieuse. Notez ici aussi le revers du PCB laissé à l’état brut, alors que le reste est noir. Certes, cette portion située à l’avant et contre la partie supérieure ne sera jamais visible ni vraiment sujette à éclaboussures — à ce sujet, les autres PCB sont évidemment traités avec un revêtement résistant à l’eau. Toutefois, suivant notre suggestion, le constructeur nous a confirmé que cette partie sera également peinte comme le reste pour le produit final ! Merci qui, hein ?

 

• Régler la Mountain Makalu 67 sous Windows

Le logiciel de maison de Mountain se nomme Base Camp, se traduisant par Camp de base, ce qui dans le jargon montagnard identifie un camp habituellement situé au pied d’une montagne ou sur le chemin vers le sommet pour les aventuriers. On reste donc évidemment sur le même thème cher à la marque et ce logiciel servira de camp de base pour tous ses périphériques existants. Que vaut-il ? Voici tout d’abord ses détails et comportements à l’usage :

 

Mountain

Base camp
Taille téléchargement /installateur .msi de 128 Mo
Taille sur disque après installation 303 Mo

Consommation CPU

App ouverte / réduite

(avec i9-9900K)

Très faible

< 0,4 %

Consommation mémoire

App ouverte / réduite

Très faible

~ 33 Mo

Nombre de services/tâches

1, le programme

Rien en arrière-plan

Qualité perçue de l'interface

Fenêtre non redimensionnable

Interface moderne, claire et intuitive

Dernière màj Septembre 2020

 

À l’ouverture, Base Camp affichera une page d’accueil, où sont identifiés les périphériques Mountain branchés et donnés des liens vers différentes pages (boutique, supporte, page d’accueil) du site du constructeur, ainsi qu'un bouquet de raccourcis vers les réseaux sociaux. L’icône « écrou » renvoie vers les quelques paramètres du logiciel, notamment pour le démarrage, la langue, la recherche manuelle de mise à jour, plusieurs liens pour l’assistance et encore une fois toutes les icônes des réseaux sociaux où Mountain est actif. Pour personnaliser la Makalu 67, il faut cliquer sur « personnaliser » ou sur son nom à côté du logo dans la barre de navigation supérieure - le logo Mountain servira aussi pour retourner vers la page principale.

 

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Toutes les pages habituelles pour ce type de périphérique sont présentes, accessibles aisément via la barre de navigation située à gauche. En premier, celle des profils. On peut y enregistrer 5 et les nommer comme bon vous semble. Il est également possible de lier un profil au lancement d’un programme en particulier. Le numéro de l’icône « profils » changera en fonction de celui qui est sélectionné.

Ensuite, la page de gestion du RGB de la souris, très épurée et facile à prendre en main. Seulement 4 effets sont proposés, en prenant en compte celui des LED éteintes ! Pas besoin de les décrire davantage, les noms parlent d’eux-mêmes. Parmi les réglages spécifiques proposés l’ont disposera de vitesse, luminosité et parfois direction. En mode personnalisé, il est possible d’attribuer une couleur différente à chacune des 8 LED qu’embarque a priori la Makalu 67.

 

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Sur la Makalu 67, tous les boutons sont programmables de la même manière avec des fonctions souris, clavier, multimédia, des commandes OS ou d’exécution d’un programme. Ils peuvent également être désactivés. Un pop-up apparaîtra en avertissement pour la modification du bouton gauche de la souris. Côté fonctionnalité souris, le logiciel propose par ailleurs un mode DPI Sniper, utile pour réduire temporairement le DPI au chiffre de votre choix pour vos tirs de précision. Rien de particulier à relever côté Macro, si ce n’est que leur enregistrement est simple et intuitif, sauf pour l’absence d’un bouton « arrêter enregistrement », il faudra en fait recliquer sur « démarrer enregistrement ». Un défaut qui sera probablement réglé avec une prochaine mise à jour.

 

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mountain makalu 67 [cliquer pour agrandir]mountain makalu 67 [cliquer pour agrandir]

 

Enfin, la section la plus importante, celles des réglages pour modifier tout ce qui touche aux performances du capteur PAW 3370 : taux d’interrogation, sensibilité, vitesse du double-clic, temps de réponse des boutons, DPI, etc. Bref, les réglages habituels que l’on retrouve quasiment partout pour calibrer son mulot selon ses besoins. Détail sympa, des infobulles sont présentes un peu partout en survolant l’icône « ? » correspondante.

C’est aussi sur cette page que vous pourrez chercher manuellement une maj pour le micrologiciel, mais celle-ci sera en principe aussi proposée automatiquement lors de l’ouverture du programme. Nous avons reçu deux mises à jour en deux semaines, preuve que Mountain peaufine encore beaucoup son nouveau jouet. Voilà pour le logiciel, plutôt sympa et facile à utiliser, et dont la dernière version v15 a apporté bon nombre de finitions, notamment pour la traduction en français.

 

Et sinon la concurrence ?

Grâce à son capteur PAW 3370, la Makalu 67 n’a pas encore de concurrente directe. Si c’est des trous que vous voulez et avec une taille relativement équivalente, les souris Model de Glorious PCGR sont ce qu’il y a de plus proche — n’hésiter pas à relire notre test de la Model D. Bien entendu, tous les (nombreux) mulots avec un capteur PixArt assez haut de gamme type PMW 3389 ou PMW 3360 chez Razer, Roccat, SteelSeries, HyperX (etc.) seront toujours des alternatives à considérer, tant les différences entre les capteurs sont minimes et assez imperceptibles pour qui jouer n’est pas le métier ou l’unique passe-temps.

Considérant son hardware, la Makalu 67 n’en reste pas moins bien placée avec son tarif de 59,99 €, c’est-à-dire là où se trouve le gros du troupeau de souris gaming. Toutefois, les G502 de Logitech, toujours l’une des références sur le segment, sont aisément trouvables à des tarifs souvent bien inférieurs (hormis la version LightSpeed, bien entendu), et leur capteur HERO fraîchement boosté n’aurait a priori pas grand-chose à envier à celui-ci de PixArt. Tout ça pour dire que du choix en face, il y en a un, et pas qu’un peu !

 

La Makalu 67, pour résumer : design original, bonne taille, bonne conception dans l’ensemble, bonne glisse et patins silencieux, meilleur capteur PixArt du marché, RGB discret et suffisant, un logiciel facile à prendre main et un tarif correct à 59,99 € pour ce qui est proposé et par rapport à la majorité de la concurrence. Bien entendu, on aurait sans doute préféré des interrupteurs Omron pour tous les boutons, mais c’eut peut-être été un peu overkill. Considérant qu’il s’agit d’un prototype achevé à 99 %, nous n’attribuerons pas de note spécifique à la souris, Mountain travaillant encore à corriger/améliorer certaines choses, comme l’assemblage de la coque, un cadre encore plus rigide (déjà bien solide sous-pression), un anneau RGB plus fin et plus discret, ou encore la peinture en noir de tous les morceaux de PCB, recto et vecomptoir yallahrso. En attendant, la Makalu 67 fait déjà très bien le travail et a laissé une très bonne impression lors d’un usage journalier en bureautique et en jeu. Même s’il devient franchement difficile d’en faire beaucoup plus en matière de souris de nos jours et pour un nouvel arrivant de faire son trou, Mountain a réussi à jouer sur plusieurs petits détails pour se distinguer, un peu à l’image de ce qu’il a fait avec son clavier Everest. Il ne reste plus qu’à la sauce de prendre commercialement…
 



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