• NP93 Alpha, à la loupe !

Elle est dessinée comme sa grande sœur plus haut de gamme, avec une forme plutôt plate - parfaite pour une prise en main "Palm Grip" -, mais taillée un peu différemment des mulots gaming au nez habituellement pointu. La partie supérieure est très lisse et agréable au toucher avec un revêtement mat et pas trop salissant, mais qui prendra tout de même les traces de doigts sans trop rechigner si vous insistez ou avez les mains moites ou grasses ; toutefois, un simple coup de chiffon doux suffira dans la plupart des cas à faire disparaître les traces du crime. Comme pour tout revêtement de ce genre, on s'interrogera forcément sur sa durabilité, un point que seul le temps peut vraiment permettre de tester.

Vous noterez ici une nouvelle  fois les rebords accentués de la partie supérieure (et inférieure), faite d'un seul morceau, hormis pour la portion centrale glossy comportant la molette et un bouton supplémentaire. Précision que cette molette est crantée, non débrayable, et ne dispose que d'un seul point d'activation ; le défilement est très fluide, le bruit généré de roulement assez silencieux (mais au grattement un peu "irrégulier"). La vitesse de défilement n'est pas ajustable.

 

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 D'un côté...

 

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...et de l'autre !

 

C'est du côté du pouce que se trouve le fameux joystick tant vanté, le peu qui reste à la Np93 Alpha de la Pu94 Pro. Celui tombe pile poil au bon endroit pour le pouce et se trouve au même niveau aussi que deux boutons supplémentaires personnalisables. Vraiment utile ce joystick ? Ça dépendra de l'usage, mais n'en attendez pas une rotation sur 360° comme avec un vrai joystick ; celui-ci fera surtout office de D-pad pour la majorité des applications ou jeux, lié au fait qu'il n'est réellement possible de le bouger que dans une seule direction à la fois, sur un total de 4 axes : haut / bas et gauche / droite. Par défaut, le joystick est utilisé pour ajuster le DPI à la volée.

Bien sûr, nous verrons plus loin qu'il est parfaitement possible de lui attribuer d'autres fonctions (flèches directionnelles, réglage du DPI, etc.) ou raccourcis (clavier, combiné, application, souris, etc.) plus ou moins utiles, comme c'est d'ailleurs le cas pour tous les 6 autres boutons du mulot - dans la limite de ce que le logiciel vous permet d'attribuer individuellement. 

 

Bref, si le "joystick" peut servir, tant mieux, mais d'autres auraient peut-être préféré ne pas avoir cette protubérance, en fin de compte surtout gadget, en quasi-permanence sous le pouce. Accessoirement, c'est aussi le joystick qui en fait une souris surtout limitée aux droitiers, alors que la forme du Np93 est pourtant parfaitement ambidextre. Dommage, la Np93 aurait pu s'adresser à un marché un peu plus large, au lieu de viser la niche avec un joystick à l'utilité toute relative.

 

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 La Np93 Alpha et ses deux cartouches.

 

Côté ventre, on découvre les 6 patins en céramique, l'ouverture du capteur, mais surtout l'orifice pouvant être comblé au choix avec une "cartouche" de 3,6g ou de 18g. Pas de quoi obtenir un réglage fin comme certains concurrents le permettent, on se demande aussi comment et pourquoi Lexip a sélectionné spécifiquement ces deux masses, mais on se doute que le constructeur a certainement réalisé ses propres études en interne et prospections auprès des joueurs.

Comme pour tout mulot dont le poids  est ajustable, c'est une fonctionnalité gadget appréciable, mais pas indispensable, un réglage que l'on effectuera généralement une seule fois après l'achat et le reste des accessoires retournera dans le carton au fond d'un placard. Pour la Np93, c'est sympa d'y avoir pensé, alors que la Pu94 Pro plus chère n'en profite pas, mais l'investissement aurait peut-être été plus utile ailleurs. 

 

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Sous le capot, que dire ? Pour y arriver, rien de plus simple. Il faut retirer 4 patins pour accéder aux 4 vis attachant les deux portions de la souris. L'assemblage interne n'est ni "vicieux" ni compliqué, c'est simple et propre. Comptez 4 vis en plus pour détacher la portion avec la molette et 3 autres pour retirer le PCB principal de la coque du bas. On constate tout de même un bout un peu dénudé du câblage USB interne, le seul détail qui faisait un peu tache, peut-être uniquement lié à notre exemplaire.

Les switchs bleus visibles sur le PCB utilisés pour les boutons droite / gauche sont de marque Huano. Moins fréquents que les équivalents Omron, les interrupteurs de Huano demandent une force d'activation plus élevée et sont de ce fait plus "lourds", tandis que les Omron sont considérés comme étant plus "légers". Ça se jouera donc en fonction des préférences, l'avantage, c'est que ça permet grandement de réduire les clics accidentels involontaires à cause d'un doigt un peu lourd simplement posé sur le bouton.

 

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Voici le PCB et sa base. Une seule puce saute aux yeux, le circuit intégré programmable qui s'occupe notamment de l'USB. Lexip a aussi réduit ses coûts en optant pour un capteur d'entrée de gamme des plus basiques. En cherchant sur le net, on apprend qu'il s'agit d'un capteur PixArt ADNS-3050, certifié pour 2000 DPI et une accélération de 20G, et que le constructeur a donc visiblement poussé à bout de ses capacités, sans aucun doute à des fins marketing. Sur le papier, ça présente bien. En pratique, les 12000 DPI sont inutilisables. On les a testés et on a failli le regretter, tant il fut difficile de replacer le curseur pour remettre le DPI d'origine dans le logiciel. Oui, on aurait pu utiliser le bouton prévu à cet effet, mais c'eut été moins drôle.

 

Bien sûr, monter à plus de 10000 DPI est rarement une bonne idée, quel que soit le mulot, mais dans le cas de la Np93, le capteur ADNS-3050 est tellement peu précis que ce n'est même pas la peine d'essayer. Un constat qui vaut pour tout DPI supérieur à 2000 - assez normal, vu qu'il s'agit de la limite native du capteur. Pour les niveaux de DPI - que vous pouvez tout de même ajuster librement au chiffre près à partir de 50 (et non pas 100 comme indiqué sur l'emballage) - plus raisonnables sous la barre des 1500, la précision est satisfaisante et la justesse du pointeur correcte, surtout pour du jeu, mais on n'en ferait pas pour autant notre outil de prédilection pour un travail demandant une certaine précision (par exemple, détourer une photo sous Photoshop). Les plus pointilleux remarqueront très vite que le pointeur "saute" parfois des pixels.

 

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Toujours sous le capot, terminons avec la portion supérieure, où se trouvent joystick et molette. Précisons encore une fois que tout se détache plus ou moins aisément sans trop forcer. Point d'interrupteur Huano ici, mais 4 interrupteurs de marque Khail - un constructeur également actif sur le marché du clavier avec une réputation assez variable selon le public sondé, mais aussi loin du niveau de notoriété de Cherry, ou dans le cas des mulots, Omron. Ici, Lexip s'est servi de la marque pour le bouton de la molette et le second adjacent, ainsi que les deux boutons latéraux. Impossible à dire si le joystick est également d'origine Khail. En tout cas, il parait être d'assez bonne facture. M'enfin, on a désormais vu tout ce qu'il y avait à voir dans les entrailles de cette souris, rangeons tout et passons à la suite !

 

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On range tout, et hop ! Comme si rien ne s'était passé.



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