• Protocole de test des cartes graphiques customs

prot picomatosIl est temps de passer aux choses sérieuses maintenant : que vaut cette petite carte graphique en situation réelle ? De nos jours, analyser les performances en jeu est tout juste utile pour faire des graphes bourrés de chiffres parfois creux. Le Comptoir s'est donc focalisé sur ce qui vous impacte vraiment dans la vie de tous les jours : la stabilité, la température et le bruit. Et pour se faire, nous ferons appel à notre Picoscope favori Robert avec sa pince ampèremétrique. En plus de ça, nous rajouterons une caméra thermique pour les tests de température et un combo micro/carte son afin de mesurer la perturbation sonore sur tout le spectre de fréquence.

 

 

prot focusrite scarlett corsair rm850x ldlc f6 plus prot z490 steel legend

 

Pour faire cracher les bits sur notre carte graphique, nous utilisons un moteur 3D assez gourmand et compatible RTX et DLSS. Tous les tests sont effectués en 4K afin de générer des pics de courants le plus fort que possible, ce qui fait consommer et chauffer au maximum la carte passée sur le banc.

Côté nuisances sonores, nous allons étudier quelles sont les perturbations non pas sur une valeur globale du niveau acoustique, mais sur un spectre correspondant à notre plage de fréquences audibles. Cela nous permet d'obtenir un résultat plus précis sur les sources de bruit et leur incidence réelle sur notre confort d'utilisation. Trois niveaux de moulinage iconiques ont été retenus : 30% (idle / bureautique), 60% (charge normale) et 90% (jeu à burne et/ou applicatif intensif). Nous mesurons le son à l'aide de notre interface son Scarlett en plaçant le micro à 30 cm de la paroi fermée ; tout ceci afin de présenter une carte d'identité globale de la carte en dehors de son comportement en utilisation classique.

 

• que le compteur compte !

Avec un circuit d'alimentation un peu plus véloce que sur le modèle RTX 3080, nous nous attendons forcément à un courant pompé plus propre. Et c'est le cas, avec une légère réduction du bruit et la disparition des pulsations que nous avions observées sur l'autre carte. Une amélioration logique, puisqu'en dehors du nombre de phases, c'est aussi le filtrage et le lissage de la tension qui ont été améliorés, réduisant l'impact sur l'alimentation, malgré les pics de courant élevés.

 

msi rtx 3090 gaming x trio -mesure instantanée du courant [cliquer pour agrandir]

Malgré la forte consommation du GPU, la carte arrive à fournir un courant propre et lisse.

 

Comme il fallait s'y attendre, le pic de courant est plus élevé sur la RTX 3090, mais ne dépasse pas les 50 A. Une alimentation de 750 W de bonne qualité sera donc suffisante pour une très grande majorité des utilisations, par contre il sera cette fois-ci difficile de descendre en dessous, à la limite 700 W passeront si le CPU est peu gourmand. Dans tous les cas, il vous faudra avoir des PSU en single rail, afin d'avoir une tension uniforme sur l'ensemble des prises d'alimentation +12 V et d'éviter de déstabiliser les autres composants du PC. En consommation moyenne, nous sommes tout de même sur 370 W, mais ce n'est guère plus que celle de la RTX 3090 FE.

 

 

• Burn in hell

MSI emploie le même refroidissement entre ses cartes RTX 3090 et RTX 3080 Gaming X Trio, à savoirle Tri Frozr 2, donc nous ne devrons pas voir de gros changements : 

 

msi rtx 3090 gaming x trio - zoom sur le radiateur [cliquer pour agrandir]

Le système Tri Frozr 2 dispose de quoi refroidir tous les composants sensibles, et est suffisamment efficace pour permettre un mode semi-passif.

 

Le radiateur reste toujours aussi bien construit, avec des plaques de transfert pour l'ensemble des composants, et le GPU est directement lié aux caloducs. C'est important, car la carte doit dissiper une quantité phénoménale de puissance calorifique, l'utilisation d'un radiateur massif permet même d'obtenir un mode semi-passif qui tient la route en bureautique. Le seul changement visible se fait au niveau de la plaque arrière, qui doit servir de dissipateur pour les puces de GDDR6X, ce qui nous semble un peu léger, mais la conception de la RTX 3090 ne laisse pas beaucoup de choix sur ce point.

 

msi rtx 3090 gaming x trio - image ir au repos [cliquer pour agrandir]msi rtx 3090 gaming x trio - image ir en charge [cliquer pour agrandir]

Image infrarouge de la carte : à gauche au repos, à droite en charge

 

Et cette construction se fait voir facilement sur les clichés en vision thermique, puisque la plaque arrière chauffe facilement. Toutefois, nous pouvons voir qu'elle arrive à répartir la chaleur convenablement, ce qui fait que les puces de GDDR6X situées au dos de la carte ne sont pas en surchauffe de ce côté-ci. Le souci reste cependant que le PCB va transmettre une partie de la chaleur du GPU, qui ne sera pas évacuée par la plaque arrière, ce qui peut entrainer sur le long terme des soucis de stabilité si l'envie vous prend d'overclocker la GDDR6. Globalement, cela reste une bonne performance vu la puissance du GPU, et faire mieux que la monstrueuse RTX 3090 reste un challenge compliqué pour les fabricants.

 

 

• une horloge bien réglée

Pas d'exception à la règle, la carte va faire une petite promenade en plein air avec Geralt afin de faire monter sa température :

 

msi rtx 3090 gaming x trio freq

 

Les fréquences suivent un cours similaire à celles de la version FE, avec cependant quelques degrés supplémentaires sur le long terme. Mais malgré tout, la température n'atteint pas la limite planifiée par le GPU Boost, et nous voyons que sur les cartes RTX 3090, la fréquence n'évolue que très peu avec la température, ce qui est probablement lié à la limite de consommation de la carte.



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