Un PC en DDR1 fait tourner Windows 11 et Crysis |
————— 29 Juin 2026 à 18h17 —— 29850 vues
Un PC en DDR1 fait tourner Windows 11 et Crysis |
————— 29 Juin 2026 à 18h17 —— 29850 vues
Face à ce que Lenovo nomme la RAMageddon (quand d’autres parlent de RAMpocalypse), ce phénomène qui frappe désormais jusqu’à la mémoire DDR2, vous avez l’option du plan en cinq phases préconisé par l’entreprise. Ou alors celle du dénommé Omores. Elle consiste à faire se rencontrer Windows 11 et la DDR1.
Le personnage en question avait partagé sa création sur YouTube en début de mois. Plus récemment, il a fourni des détails supplémentaires sur Reddit (via Tom’s Hardware US). Pour rappel, la DDR1 (officiellement, c'est juste DDR SDRAM) a fait son apparition au début des années 2000 pour remplacer la SDR SDRAM.
Les premiers modules offraient d’affriolants débits — il faut se remettre dans le contexte de l’époque — avec de la DDR-200 et de la DDR-266, tandis que les anciennes plateformes utilisaient de la SDRAM PC100 ou PC133.

La DDR-400 utilisée ici reste le meilleur standard officiel et sans overclocking de cette norme. Mais ne jouons pas les hautains. Si les technologies changent, il y a fort à parier que les bricoleurs des années 2000, que nous appellerons Nicolas et Céline puisque ce furent les prénoms les plus attribués vingt ans plus tôt (donc en 1980), aient alors ressenti la même émotion que Léa et Thomas, prénoms les plus donnés en 2000 (et aussi en 2001), lorsqu'ils ont enfiché leurs premières barrettes DDR5 dans leur PC il y a maintenant quelques années.
C'est d'ailleurs une vérité générale. Nous aurions pu prendre d’autres situations et remonter encore plus loin. Aux années 70, par exemple, au moment où Marie et Jean ont délaissé leur bicyclette à une vitesse pour enfourcher un vélo multi-vitesses grâce à la standardisation des systèmes à dérailleur. Ou carrément imaginer le profond bonheur qu’ont dû éprouver Lucy et Selam, prénoms tendance il y a un peu plus de 3 millions d’années (pas de méprise : à l’instar de certains Homo sapiens bien actuels, aka « hommes modernes », les Australopithèques s’exprimaient surtout par « des cris et des sifflements »), lorsqu’ils ont coupé leurs premiers morceaux de viande avec des outils plutôt qu’avec leurs chicots (pas de méprise bis : l’utilisation d’outils avant Homo habilis reste une hypothèse).
On peut même dérouler le fil du temps dans l’autre sens. Conjecturer que Louise et Gabriel, prénoms stars des nourrissons de 2024, vivront une joie similaire lorsque, en 2044, ils expérimenteront nous ne savons trop quoi — disons Claude 17.9. Rien ne dit toutefois qu’ils ne reviendront pas à des réjouissances plus simples, comme celle de savourer un morceau de viande, avec ou sans couverts. Ou qu’ils ne seront peut-être pas juste ravis de faire de la bicyclette, un 29 juin, à la fraîche, par un modeste 45 °C.
Revenons à nos moutons. Pour accompagner sa DDR, Omores a choisi le Core 2 Quad Q6600 ; un processeur dont on se demandait encore en 2013 s’il fallait le jeter ! Il est bien sûr sur une carte mère idoine, à savoir l’ASRock ConRoe 865PE. Le tout est épaulé par une carte graphique ATI Radeon HD 4650 en AGP. Aux dires de l’intéressé, c’est d’ailleurs cet élément qui a demandé le plus de manipulation pour fonctionner avec Windows 11 et les logiciels modernes. Omores révèle que « avec un peu de bidouillage… l’AGP 8X fonctionne parfaitement et le décodage matériel H.264 est actif ». L’astuce consistait à récupérer puis forcer l’installation des pilotes Windows 7 64 bits d’ATI datant de 2012.
Après avoir passé la machine au crible dans la vidéo, en s’appuyant sur des utilitaires de diagnostic comme CPU-Z et GPU-Z pour valider chaque composant, Omores enchaîne avec la phase de démonstration. Le système parvient à lancer des navigateurs récents sans difficulté notable, tout en assurant la lecture de contenus vidéo directement intégrés aux pages, avec l’accélération matérielle activée lorsque possible.
Maintenant, vous la voyez venir : « Can it run Crysis ? ». Questionné à ce sujet sur Reddit, Omores répond par l’affirmative. Il ajoute : « J’aime le fait que Windows 11 soit parfaitement stable sur ces anciens systèmes, sans aucun UEFI et avec seulement de l’ACPI 1.1. Ce que l’on sait moins, c’est que Windows 11 prend en réalité officiellement en charge les systèmes BIOS via Windows 11 IoT, donc c’est en quelque sorte normal qu’il fonctionne de manière fluide ».