Proposée il y a un an par le gouvernement US, l'alliance se nommerait Chip 4 Alliance et regrouperait les 4 grands pôles du semiconducteur dans le monde, à savoir les USA, Taiwan, le Japon et la Corée du Sud. Tout cela avec l'objectif de sécuriser et consolider la chaine d'approvisionnement, se coordonner sur les régulations, les subventions et les projets de R&D. Mais clairement, l'intention est aussi d'appliquer toujours plus de pression sur la Chine via ses voisins, tout en paraissant simultanément donner aux USA (et donc à ses propres entreprises du semiconducteur) une nouvelle position de force vis-à-vis des 3 autres pays, qui sont aussi des concurrents, ne l'oublions pas.

Cependant, un an après l'annonce, aucun des 4 pays n'a encore réussi à se mettre d'accord. Il se trouve que les partenaires potentiels ont beaucoup trop d'inquiétudes concernant ce projet et semblent avoir du mal à lui trouver des avantages en ce qui les concerne.

 

usa chip 4 alliance semiconducteur drapeaux

 

En effet, tout d'abord, le fait que l'alliance impliquerait un certain partage des connaissances et des compétences afin de permettre un travail commun, l'idée de dévoiler l'un ou l'autre secret commercial/secret de fabrique ne plairait pas plus aux géants coréens SK Hynix ou Samsung, qu'au géant taiwanais TSMC ou au japonais Kioxia, et Intel certainement non plus. En somme, chaque pays a ses raisons - économiques ou politiques - pour ne pas être particulièrement emballé face à la perspective de devoir risquer de contribuer à booster d'une manière ou d'une autre les capacités du concurrent, et ce quand bien même ils ont déjà tous des relations très proches avec les USA et ses entreprises. Et on se doute que ces dernières aussi n'hésiteront pas à protéger jalousement leur propritété intellectuelle. Des 4, la Corée du Sud semble toutefois être le partenaire le plus réticent et le plus vocal.

 

L'autre grande barrière est bien évidemment la Chine, le grand voisin. Malgré les sanctions, tous sans exception entretiennent encore d'importantes relations commerciales avec celui-ci, qu'il s'agisse de la « simple » fourniture de composants, d'outils ou de technologies, ou le fait d'y posséder une ou plusieurs usines plus ou moins avancées. Ainsi, la crainte est que ce nouveau rapprochement avec les USA via la Chip 4 Alliance pourrait être bien mauvais pour les affaires en froissant la Chine et donc en remettant les relations actuelles en question.

En somme, si l'idée d'un rapprochement peut paraitre séduisante sur le papier, l'opération pourrait être beaucoup moins pertinente à exécuter, d'autant plus qu'elle semblerait bénéficier et intéresser les USA beaucoup plus que ses partenaires, du moins dans l'état actuel du projet. Il est donc parfaitement compréhensible à ce que la Chip 4 Alliance peine à voir le jour... (Source)

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