COMPTOIR

Pas de solution miracle à court terme pour le semiconducteur, la pénurie pourrait encore durer...

Plusieurs dirigeants d'entreprises actives dans le domaine du semiconducteur ont récemment partagé leur vision pour 2022 et au-delà, et de l'évolution de la pénurie de composants pour l'ensemble des marchés, du PC à l'automobile, ayant poussé les prix vers le haut et déjà provoqué bon nombre de retards de production. Dans l'ensemble, bien que certains soient plus optimistes que d'autres, le consensus semble être qu'une réelle amélioration majeure est difficilement possible à court terme, c'est-à-dire en 2022, et il faudra probablement attendre que les travaux lancés entre-temps puissent porter leur fruit. Par exemple, la CFO de NVIDIA, Colette Kress, a rappelé une nouvelle fois mercredi dernier que la compagnie a toujours du mal a obtenir un approvisionnement suffisant pour répondre à la demande, mais qu'une amélioration est envisagée pour la seconde moitié de l'année. Une chose qui avait déjà été dite le mois dernier.

 

Dans la foulée de ce commentaire, Tom Claufield, le PDG de GlobalFoundries, a affirmé qu'il ne voit aucun répit pour 2022 et qu'il sera difficile d'imaginer qu'il y aura un point ces deux prochaines années où les soucis d’approvisionnement ne seront plus un sujet de conversation. Bon, Tom Claufield fait donc partie des pessimistes. Même son de cloche chez ON Semiconductor Corp (une entreprise spécialisée dans la distribution de puces pour les véhicules, particulièrement les électriques), par le voix de son PDG Hassane El-Khoury, qui pense que la demande continuera à devancer l'offre pour le restant de l'année... Et dire qu'elle vient tout juste de commencer. D'un autre côté, le CFO d'Analog Devices (lui aussi un fournisseur de puces pour l'industrie automobile), Prashanth Mahendra-Rajah a été un peu plus optimiste. En effet, son entreprise s'attend à pouvoir augmenter considérablement sa production d'ici le 4e trimestre de l'année. Entre-temps, les commandes toujours croissantes continueront toutefois à dévorer l’approvisionnement.

 

wafer chercheur bugs bunny

 

En parallèle, il est aussi intéressant de noter que tous ces individus ont admis considérer que le niveau actuel de la demande correspond assez bien aux besoins des clients. Autrement dit, aucun d'entre eux n'y voit un signe quelconque de thésaurisation pouvant mener à une surabondance de stocks dans le circuit, puis un effondrement de la demande. L'avenir finira bien par nous dire s'ils avaient raison, ou pas...

Une vision néanmoins assez contraire à celle de Mark Liu, PDG de TSMC, lequel avait reconnu en avril 2021 l'existence d'un vrai problème d'accumulation d'inventaire par certains de ses clients face aux incertitudes et que le fondeur aurait décidé de tacler. Avec ceci, il semblait également convaincu que la capacité de production totale existante est (à ce moment-là) encore supérieure à la demande réelle du marché et que la course à la production n'était pas réaliste. Mais qui sait, les choses ont peut-être évolué entre-temps. Après tout, n'oublions pas que TSMC se serait à nouveau très récemment tourné vers l'Europe pour y étudier la possibilité d'y construire une usine. Cela dit, il s'agit peut-être aussi dans ce cas de ne pas laisser Intel, son client/concurrent, faire cavalier seul. (Source)

Un poil avant ?

Vous trouviez déjà l'Odyssey G9 trop grand ? Attendez de voir l'Odyssey Ark !

Un peu plus tard ...

La RX 6500 XT aurait un bus PCIe 4.0... x4 ?

Les 14 ragots
Les ragots sont actuellement
ouverts à tous, c'est open bar !