Alors que le fondeur taiwanais avait au départ été suggéré comme pouvant être un candidat crédible pour construire une usine en Europe, TSMC avait finalement préféré concentrer ses efforts en Asie et aux États-Unis, et semblait avoir laissé de côté l'idée d'un projet européen, jugé peu intéressant par certains, mais pas par tout le monde non plus. Intel lui-même n'était apparemment pas très emballé initialement pour la construction d'une usine sur le vieux continent (avec tous ses « problèmes »), mais il a fini par revenir à de meilleurs sentiments et avec de plus grandes ambitions pour l'Europe, et y planifie à présent la construction d'un complexe géant, qui pourrait à terme rassembler jusqu'à 8 usines. Par conséquent, le fondeur américain a déjà promis une enveloppe de plus de 80 milliards de dollars pour son investissement en Europe. Il n'a pas encore annoncé son choix de localisation géographique, mais cela devrait se faire encore ce mois-ci. L'Allemagne serait en tête sur la liste des préférences, où se trouvent aussi l'Italie et la France.

 

Contre toute attente, on apprend aujourd'hui que TSMC aussi reconsidérerait la pose d'une usine en Europe, avec un regard plutôt intéressé en direction de l'Allemagne (comme Intel, comme par hasard). Rien n'a encore été annoncé, mais le fondeur taiwanais aurait déjà entamé des négociations avec le gouvernement allemand si l'on en croit le journal taiwanais. Ce changement de coeur n'aurait rien de très surprenant, puisqu'il se serait fait dans un contexte où le projet européen pour l'industrie du semiconducteur s'est beaucoup précisé, notamment avec l'élaboration prochaine de l'European Chips Act, ce qui veut dire qu'il y aura forcément des subventions à gratter et que ce serait certainement bien dommage de s'en priver.

Ce retour pourrait aussi se placer dans le contexte d'une « hostilité » accrue entre TSMC et Intel, par exemple d'un côté avec Pat qui se méfie de Taiwan et veut que le Chips Act américain favorise les entreprises américaines, de l'autre avec Morris Chang qualifiant Pat de trop vieux pour rendre Intel « great again ». Enfin, les deux semblent aussi s'être engagés dans une course à qui fera le plus d'investissement pour le semiconducteur et donc peut-être à qui arrivera à empocher le plus de subventions. Bref, il n'est pas improbable que TSMC veuille à présent éviter de laisser champ-libre à son rival en devenir en Europe, au risque de voir ce marché lui échapper petit à petit à plus ou moins long terme. 

 

intel vs tsmc cdh


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