Désormais quasi coupée d'une grande partie du monde pour des raisons assez évidentes et donc dans l'impossibilité de se fournir en semiconducteur auprès des fournisseurs habituels, la Russie a décidé - certes, probablement un peu tardivement - qu'il était temps aussi de faire revivre son industrie locale du semiconducteur, suivant en fin de compte les mouvements similaires déjà amorcés ailleurs dans une certaine mesure en Europe, en Chine, en Inde et aux USA.

 

Le projet de relance va impliquer d'importants investissements de taille sur les 8 prochaines années, estimés aux alentours de 38,43 milliards de dollars selon la version préliminaire du plan gouvernemental (le projet final devrait être approuvé d'ici quelques jours). Cet argent sera dépensé pour le développement des technologies locales de production de semiconducteurs et puis la conception de puces, la mise en place d'une infrastructure de centres de données, cultiver les talents locaux et la commercialisation des solutions locales.

En matière de production, c'est l'équivalent en roubles de 5 milliards de dollars qui seront dépensés spécifiquement pour de nouveaux procédés de fabrication et leur exploitation. Sur le papier, l'objectif à court terme est d'augmenter la production locale de semiconducteur sur un procédé 90 nm d'ici la fin de 2022. Et d'ici 2030, alors que le reste du monde devrait déjà avoir taté du 2 nm, la Russie espère pouvoir fabriquer en... 28 nm - une technologie tout de même vieille de 11 ans si l'on s'en tient à son entrée en service chez TSMC !

 

processeur russe elbrus 8cb

 

Clairement, malgré l'enveloppe conséquente consentie, les objectifs ne semblent pas bien ambitieux lus ainsi. Mais il faut bien commencer quelque part et on imagine que ce sera bien plus difficile pour la Russie de partir à zéro que ce ne le fut pour la Chine, par exemple. Bien qu'historiquement plutôt à l'aise avec le logiciel et les services high-tech, la Russie n'a pas encore rencontré beaucoup de succès avec la conception et la production de puces, malgré les tentatives, même récentes. Pour faire avancer cela un peu plus rapidement, il serait également prévu d'établir un programme de rétro-ingénierie de solutions étrangères pour permettre leur production sur le territoire.

Pour le reste, il semble plus que probable que la Chine puisse également jouer un rôle important dans ces nouvelles ambitions des autorités russes, bien que son voisin ait lui aussi encore un chemin important à parcourir dans ce domaine, le fruit de son travail commence tout de même enfin à porter ses fruits. Il reste à voir le degré d'implication qu'aura et pourra avoir le pays de Xi dans cette quête. Il va de soi que tout cela devra en principe se faire sans la possibilité d'exploiter les technologies conçues aux USA, en Europe ou au Royaume-Uni, sanctions obligent. Les paris sont à présent ouverts quant à leur chance d'attendre ces différents objectifs d'ici 2030... (Source : Cnews, via Tom's)


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