• Final Fantasy XV :  DLSS

Pour rappel, le DLSS est un AA d'un type particulier, puisque faisant appel à l'IA pour fonctionner. Le jeu est en fait exécuté sur des supercalculateurs du caméléon avec une qualité optimale pour collecter les résultats de sortie attendus et les données d'entrée nécessaires à ce dernier. Un réseau de neurones artificiels est ensuite "entraîné" à obtenir cette qualité de sortie, afin "d'apprendre" les spécificités de ces images et en déduire un DNN model. Ce dernier peut alors être utilisé par les Tensor Core des GeFORCE RTX, pour inférer ce niveau de qualité à partir de données d'entrée brutes réduites (la définition entre autres, comme nous le supputions, malgré les dénégations originelles du caméléon qui ne veut pas que cet AA soit considéré comme un simple upscaling, souvent générateur de flou et artefacts divers). Notez que l'apprentissage ne s'arrête pas forcément lorsqu'un DNN model est obtenu, ce dernier pouvant être amélioré au fur et à mesure d'un apprentissage plus poussé avec des variables légèrement différentes, issues de la mise en pratique des précédentes itérations du DNN model. Vous retrouverez plus de détails concernant cette technique dans notre dossier dédié à l'architecture Turing.

 

 

D'un point de vue purement qualitatif, les 2 résultats nous semblent similaires mais pas équivalents pour autant. Ainsi, le rendu à base de DLSS est légèrement plus net, mais avec du coup un aliasing légèrement plus marqué. Chacun pourra se faire sa propre idée sur le sujet, difficile toutefois de considérer le résultat obtenu via DLSS comme un simple upscaling, un essai rapide démontrant rapidement des différences flagrantes entre les 2 techniques, l'IA apporte bel et bien ici une qualité supérieure, en particulier au niveau de la netteté. 

 

Quid des performances à présent ? Avec ce jeu et dans ces conditions (toutes options activées au maximum, hormis Shadow Libs désactivé) très difficiles, le gain est d'une trentaine de pourcents. On notera qu'il est d'ailleurs très légèrement croissant en baissant en gamme. De quoi enfin jouer à 60 i/s avec la 2080 Ti, pour les 2 autres il faudra faire davantage de concessions visuelles. La 2080 distance par contre nettement la GTX 1080 Ti, la 2070 lui prenant même une douzaine de pourcents d'avance !

 

 

• Verdict

turing t [cliquer pour agrandir]
Alors, quels enseignements tirer de ces premiers titres employant les fonctionnalités mises en avant lors du lancement de Turing ? Encourageant est le premier mot qui vient à l'esprit. Après de nombreuses craintes issues d'un niveau de performances supputées dramatiquement bas et une première activation confirmant ce point, le résultat actuel est bien plus satisfaisant, même s'il impose encore un certain nombre de compromis. Tout d'abord concernant le rendu hybride à base de Ray Tracing, les gains visuels sont indéniables, mais du fait de la parcimonie nécessaire (pour maintenir des performances acceptables) au niveau du nombre de rayons utilisés, on n'atteint pas encore le niveau de réalisme espéré. Bien entendu, il ne s'agit que d'un seul jeu avec un seul moteur, d'autres exemples devraient arriver au premier trimestre 2019 et confirmer ou infirmer ce fait. Il est dans tous les cas nécessaire à l'heure actuelle de sacrifier un niveau de définition pour activer ces effets dans de bonnes conditions :  ainsi, la RTX 2080 Ti à l'aise en UHD, doit se contenter du QHD une fois ces derniers actifs. Il est plus que probable que la prochaine génération gravée en 7 nm sera plus performante à ce niveau, le budget transistors étant beaucoup plus élevé pour une taille raisonnable avec ce node, en attendant ce moment, DXR est exploitable avec la génération actuelle moyennant quelques concessions, ce n'est pas toujours le cas lors de l'introduction de nouvelles technologies.

 

Si on s'intéresse à présent au cas du DLSS, ce dernier est également porteur de beaux espoirs, à savoir la démocratisation de l'UHD. Alors les esprits grincheux trouveront à redire quant à cet upscaling mâtiné d'IA, il n'empêche que le résultat visuel atteint est plus qu’intéressant, même si là-aussi, il est urgent de pouvoir vérifier ce point sur d'autres titres et moteur (en particulier l'UE 4) afin de se forger un avis définitif, Final Fantasy XV n'étant pas un titre à la plastique particulièrement léchée, et donc adapté à des comparaisons visuelles précises. Toujours est-il que les performances mesurées sont à l'avenant, permettant par exemple à une RTX 2070 FE de devancer significativement la GTX 1080 Ti, ce qui n'est pas le cas en l'absence de cette technologie. De quoi rendre l'accès plus aisé au 4K, même si tout dépendra de la qualité des futures implémentations et de leur nombre. En effet, tout comme DXR, c'est l'usage ou non de ces technologies par les développeurs qui conditionnera leur éventuel succès. Même si de nombreuses annonces en ce sens se sont multipliées depuis le lancement des RTX 2000, il conviendra de vérifier l'adoption réelle de tout cela dans quelque temps, puisqu'il existe souvent un décalage important entre les principes d'intention et la mise en oeuvre effective. De quoi justifier pour beaucoup de patienter jusqu'à la prochaine génération ou l’avènement des solutions concurrentes. Ceux qui ont les moyens de renouveler régulièrement leur matériel et sont prêts à consentir à de tels investissements, seront heureux de pouvoir en profiter dès à présent, même si l'éventail est encore extrêmement réduit.


Logo Asus Logo G Skill logo Intel bequiet 40 noctua 40 nvidia 40

Nous remercions naturellement nos partenaires pour la mise à disposition du matériel de test

 



sommaire

1 • Préambule
2 • Protocole de test
3 • DXR : Battlefield V
4 • DLSS : Final Fantasy XV & Verdict

Les 17 Ragots
   
Les ragots sont actuellement
prévention anti troll, loguez-vous !ouverts aux ragoteurs logués