La crise de la mémoire va s’éterniser, prévient Micron, qui croule sous les milliards |
————— 01 Octobre 2026 à 16h34 —— 290 vues
La crise de la mémoire va s’éterniser, prévient Micron, qui croule sous les milliards |
————— 01 Octobre 2026 à 16h34 —— 290 vues
En juin dernier, Micron, à l’instar d’autres entreprises du même acabit, entrevoyait une sortie de « crise » pour le marché de la DRAM à l’horizon 2028. À l’occasion de la présentation des résultats financiers du quatrième trimestre fiscal, Sanjay Mehrotra, le PDG de l’entreprise qui fait feu de tous bois autour de l’IA, a prévenu que la situation pour la mémoire et le stockage serait vraisemblablement plus tendue en 2027 et 2028 qu’elle ne l’est en 2026.

Autant vous mettre directement la citation :
La demande du secteur s’est renforcée depuis notre dernière présentation des résultats, et nous nous attendons à ce que le déséquilibre entre l’offre et la demande de mémoire et de stockage s’accentue au cours des exercices fiscaux 2027 et 2028 par rapport à 2026. L’IA devient toujours plus intelligente, et la mémoire contribue à cette intelligence ainsi qu’à la compétitivité des plateformes de nos clients. Malgré les projets d’augmentation des capacités des salles blanches consacrées à la DRAM, en raison de la vigueur de la demande, notamment avec des clients qui révisent leurs besoins à la hausse, nous n’avons toujours aucune visibilité sur le moment où l’offre et la demande retrouveront un équilibre.
Sanjay Mehrotra a précisé que la plupart des nouvelles lignes ou usines pour la DRAM, la NAND et la HBM commenceraient à produire des wafers à partir de mi-2027, tandis que d’autres sites ne seraient opérationnels que fin 2028. Il a également indiqué que plus de 75 % de la production de 2027 était déjà réservée par des clients.
Enfin, l’emploi du terme « crise » en début d’article est bien sûr très subjectif. C’est du point de vue du consommateur lambda que nous sommes, qui a vu les prix des composants exploser ces derniers mois et Micron quitter ce marché, avec la décision phare de mettre fin à sa gamme Crucial.
Mais pour l’entreprise, c'est plutôt une aubaine. Elle a engrangé un revenu record de 54,2 milliards de dollars sur le trimestre. Pour la même période un an plus tôt, cette manne n’était « que » de 11,3 milliards de dollars. Quant aux bénéfices nets, ils sont passés de 3,5 milliards il y a un an à 38,4 milliards. Sur l’ensemble de l’année fiscale, le revenu s’élève à 133,2 milliards de dollars, et les bénéfices nets à 86,8 milliards. Contre 15,3 milliards et 9,5 milliards pour l'exercice 2025. Pas vraiment la crise, donc.