COMPTOIR

S'il parait assez évident que le développement de technologies de pointe comme un 2 nm à l'Européenne risque d'être bien difficile sans contribution des géants du milieu, Intel et TSMC, il va forcément aussi falloir s'appuyer sur les entreprises locales pour espérer récupérer 20 % des parts de la production mondiale du semiconducteur d'ici 2030 (contre 10 % aujourd'hui) et pour développer l'ensemble de la chaine de valeur du semiconducteur en Europe, de la R&D à la production, en passant par la conception ! C'est aussi une question d'autonomie et de souveraineté, dont l'importance n'est plus à démontrer dans le contexte économique et géopolitique actuel ! Le projet européen s'est beaucoup concrétisé depuis l'année dernière, d'abord avec la publication de la « boussole numérique 2030 », puis de l'European Chips Act. On sait aussi qu'Intel a des projets très concrets pour la région (dont on attend néanmoins toujours l'officialisation) et que TSMC tâterait également le terrain à sa manière. Et les autres alors ? 

 

stmicroelectronics france

 

Eh bien, STMicroelectronics, le franco-italien avec des installations principalement situées en Italie et en France (mais aussi à Malte, Singapour, en Tunisie et au Maroc), vient d'annoncer que la Banque européenne d'investissement vient de lui accorder un nouveau prêt de 600 millions d'euros !  OK, ce n'est pas de la subvention, mais on imagine que les conditions d'octroi ne sont pas vilaines pour autant. L'opération n'est évidemment pas la première du genre, STM et la BEI ont déjà réalisé 8 opérations de la sorte depuis 1994, pour un total d'environ 3,15 milliards d'euros.

Cette fois-ci, il s'agit de booster le travail de recherche et développement, et les activités préindustrielles en Europe, directement dans le cadre du projet de l'UE de renforcer l'industrie européenne du semiconducteur, pour accompagner la transformation numérique et adresser certains défis environnementaux. Les investissements bénéficieront directement aux installations italiennes d'Agrate et de Catane, et celle française de Crolles. Plus spécifiquement, l'objectif est d'innover sur les composants et les technologies pour renouer avec une meilleure compétitivité et l'indépendance, ainsi que d'installer des lignes de production pilote pour des semiconducteurs de pointe. 

 

Jean-Marc Chéry, PDG de STMicroelectronics, était évidemment ravi et fier de la nouvelle, Bruno Lemaire également, et certainement pas moins que son homologue italien Daniele Franco. Les VP de la BEI, Gelsomina Vigliotti et Ambroise Fayolle, ont également partagé leur petite parole pour marquer l'occasion. Bref, tout le monde est content du franchissement de cette étape. On espère maintenant que bon usage sera fait de cette enveloppe, mais il ne faudra probablement pas être trop pressé pour en voir les résultats. Rendez-vous en 2030 ? (Source)

Un poil avant ?

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