Les semiconducteurs sont bien plus que des composants clés pour les constructeurs automobiles, de smartphones ou de cartes graphiques. Selon Thierry Breton, c'est maintenant qu'il faut agir ! La course pour les puces les plus avancées est avant tout une course pour la suprématie technologique et industrielle, et le semiconducteur est au coeur de celle-ci. En parallèle, la présidente de la Commission européenne a affirmé avant-hier devant le parlement européen que le numérique est désormais un sujet incontournable. De ce fait, à l'image du CHIPS for America Act annoncé l'année dernière par les USA pour booster le semiconducteur et la capacité du pays à concurrencer le reste du monde (la Chine en particulier), et par ailleurs soutenu par une nouvelle coalition de plus de 64 entreprises, la Commission européenne a confirmé qu'elle va à son tour présenter sa propre loi européenne sur le semiconducteur, ou « European Chips Act » si on veut rester avec l'original.

 

L'objectif de ce projet est grosso modo très semblable à l'équivalent américain, à savoir permettre à l'Europe de redevenir compétitive et autosuffisante, dans un contexte où la pénurie de semiconducteurs a plus que parfaitement enfin mis en évidence les risques économiques de se reposer majoritairement sur des fournisseurs étrangers, une dépendance de l'Europe vis-à-vis de l'Asie que Von der Leyen n'a pas manqué de pointer du doigt. Selon Thierry Breton, l'« European Chips Act » devra englober la recherche (par exemple, avec IMEC en Belgique, LETI/CEA en France, Fraunhofer en Allemagne), la production et la coopération internationale, et pourrait aussi être accompagné de l'instauration d'un fonds commun dédié au semiconducteur européen. Il s'agira d’intégrer tous les efforts nationaux dans une stratégie et une vision européenne cohérente, et de permettre à l'Europe d'atteindre sa souveraineté technologique.

 

Il n'a pas encore été dit si ce projet de loi pour le semiconducteur européen doit faire partie du plan de relance de 750 milliards d'euros baptisé « Resilience and Recovery » et de son volet de projets numériques « 2030 Digital Compass » représentant 1/5e de ces fonds, mais il est évident que cet « European Chips Act » en sera un complément quasi indispensable.

En soi, construire des usines en Europe n'est certainement pas l'aspect qui posera le plus de problèmes, d'autant plus qu'Intel est plus qu'enthousiaste à l'idée de pouvoir y installer une giga-fab flambant neuf et en pointe des technologies. Le problème sera plutôt du côté des métaux et terres rares indispensables à la production (et dont les prix explosent), dont la production et le raffinage ont encore très majoritairement lieu en Chine, tandis que bureaucratie, considérations écologiques et donc la perspective de ne pas pouvoir faire tourner leurs usines à plein régime pour de meilleurs rendements (et certainement une bonne grosse dose de géopolitique pas très nette) ne font rien pour encourager les compagnies spécialisées à effectuer les investissements (lourds) requis pour (re)donner à l'Europe sa propre source d'approvisionnement. (Source : Thierry Breton via LinkedIn, Reuters)

 

puce semiconducteur made in europe


Un poil avant ?

La SABRE PRO de chez CORSAIR devient sans-fil

Un peu plus tard ...

Vers du CPU ARM custom chez AMD ?

 Inspiré des USA et leur Chips for America Act, l'Europe veut suivre un chemin très similaire ! 

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