S'il y a un grand gagnant dans cette péripétie du semiconducteur, c'est bien le fondeur taïwanais TSMC ! Ce dernier a déjà signé pour au moins une nouvelle usine de pointe aux USA, mais n'a pas montré beaucoup d’intérêt pour venir se poser en Europe. Par contre, on apprend aujourd'hui qu'il pourrait aussi s'établir prochainement au Japon dans le cadre d'un partenariat avec l'industrie locale du semiconducteur ! Bien que l'industrie du pays du soleil levant n'a plus vraiment l'aura ni la position de leadership dont elle jouissait il y a quelques années, éclipsée par l’émergence des industries coréennes, taïwanaises et chinoises, elle n'en garde pas moins un rôle important et reconnu dans le monde. Il s'avère que les autorités cherchent à présent à lui redonner une image et sa compétitivité. Et quoi de mieux que l'aide du meilleur fondeur de notre époque pour y arriver ?

 

Ainsi, le gouvernement japonais doit prochainement annoncer un projet impliquant TSMC et plus d'une vingtaine d'entreprises japonaises de l'industrie du semiconducteur (Ibiden, Asahi Kasei, Shin-Etsu, Nagase & Co, Shibaura Mechatronics...), et l'objectif sera d'établir une entreprise commune publique et privée afin de concevoir les prochaines générations de technologies de productions de semiconducteurs.  TSMC prendrait en charge la moitié du coût du projet, à savoir environ 337 millions de dollars ou 37 milliards de yens. De son côté, le Japon devrait se servir des fonds spécialement prévus pour aider l'industrie du semiconducteur — une initiative semblable à  ce qui a été mis en place en Europe et aux USA. Le travail devrait commencer par prendre forme dès cet été, avec la construction d'une installation d'essai au National Institute of Advanced Industrial Science and Technology dans la préfecture d'Ibaraki, mais le vrai travail de R&D débuterait seulement début de 2022.

En ce qui le concerne, TSMC compterait profiter de cette collaboration pour aider à avancer la conception des technologies de packaging 3D, le futur du semiconducteur, tandis que pour le Japon il s'agira avant tout de profiter de l’expérience du fondeur pour redonner du souffle à son industrie, mais il est fort probable que l'accord prévoie aussi la construction de la première usine japonaise du Taïwanais... (Source)

 

tsmc cdh


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