• Nuisances sonores

Comme vous l'avez vu, la ventilation d'origine est souvent performante, mais accompagnée de fortes nuisances sonores. L'intérêt du changement de la ventilation ne réside pas que dans la possible amélioration de performance. Cela permet aussi de gagner quelques décibels et de soulager nos oreilles! Les mesures sont effectuées comme pour les ventirads, à 5cm de l'ensemble radiateur/ventilateur.

nuisances sonores h2o 

Comme vous pouvez le voir, la ventilation du H2O 620 est la seule à rester dans un seuil acceptable, atteignant tout de même les 52dBA en 12V. Limité à 9V le bruit généré par ce modèle ne dépassera pas les 42dBA, mais les performances ne seront plus au rendez-vous. On peut encore améliorer les nuisances sonores en installant deux NF-P12 qui ne génèreront pas plus de 49dBA pour un résultat acceptable au niveau des températures relevées. Les M12-S3HS sont un peu plus bruyants que le ventilateur d'origine. Ils permettront cependant de gagner de précieux degrés en Push/Pull, générant un bruit encore acceptable en 12V. En 9V nous relevons une aberration lorsque nous n'utilisons qu'un seul Noiseblocker. Le bruit généré atteint 49,8dBA alors qu'il n'est que de 47,8dBA en Push/Pull. Nous avons bien entendu réitéré nos mesures afin de nous assurer de l'exactitude de ce relevé.

 

Passons maintenant au H20 920. Sa ventilation envoi du très lourd avec une vitesse de rotation maximale de 2400 tpm et plus de 180m3 d'air expulsés par heure. Toute cette puissance génère 67dBA à fond, ce qui n'est pas rien et franchement désagréable à l'usage! La modification de ces turbines apporte un gain important : Les deux Noctua offrent 15 décibels de moins contre 17 de mieux pour les Noiseblocker. Les quelques degrés de perdus seront le prix à payer si vous voulez ménager vos esgourdes.

 

• Impact sur les composants périphériques au socket

Nous étrennons aujourd'hui une nouveauté sur le Comptoir : la thermographie infrarouge. Ceci nous permet de mettre en évidence la chaleur émise par les composants, d'apprécier la répartition de celle-ci et ainsi de mieux comprendre les résultats obtenus lors de nos tests. Nous nous concentrons autour du socket avec une mesure générale puis en détail sur le chipset et l'étage d'alimentation. Un premier relevé est effectué au repos puis en charge. Nous utilisons le H20 620 pour cette épreuve et nous comparons les clichés obtenus avec ceux réalisés sur la configuration équipée d'un Megahalems surmonté d'un ventilateur de 140mm. Mais trêve de blabla, voici les résultats :

 

Vue générale

vue générale avec watercooling [cliquer pour agrandir]watercooling au repos [cliquer pour agrandir]watercooling en charge [cliquer pour agrandir]

Watercooling : repos / charge

vue générale aircooling [cliquer pour agrandir]Aircooling au repos [cliquer pour agrandir]aircooling en charge [cliquer pour agrandir]

Aircooling : repos / charge

 

La première série de clichés est une prise de vue générale de la configuration. On remarque au premier coup d'oeil que tous les éléments en périphérie du socket souffrent de l'absence d'air généralement brassé par les ventirads classiques lorsque le watercooling est installé (images du haut). Nous observons des couleurs plutôt vives au repos alors que l'ensemble reste sombre une fois le ventirad installé (photos du bas). Ceci traduit une relative fraicheur de la configuration lorsque celle-ci n'est pas sollicitée.

 

En charge (clichés de droite), nous voyons bien l'impact de la montée en température avec un PCB qui se teinte de blanc (température de plus de 50°C). Cette chauffe reste maitrisée avec le système de refroidissement par air.

 

Le chipset

Chipset [cliquer pour agrandir] impact chipset repos water [cliquer pour agrandir]impact chipset charge water [cliquer pour agrandir]

Watercooling : repos - charge

chipset [cliquer pour agrandir]impact chipset repos air [cliquer pour agrandir]impact chipset charge air [cliquer pour agrandir]

Aircooling : repos / charge

 

Observons maintenant l'impact sur le chipset. La prise de vues réalisée sur le radiateur qui le surmonte nous permet de voir qu'au repos il bénéficiera du flux d'air généré par un ventirad et n'excède pas les 35°C. Une fois le watercooling installé nous grimpons à 38°C. Lorsque la configuration est sollicitée, le manque de flux d'air est encore mis en évidence. Le radiateur se teinte de couleur jaune, allant jusqu'à l'orange, pour atteindre les 43°C.

 

L'étage d'alimentation

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Watercooling : repos - charge

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Aircooling : repos / charge

 

Faisons le point sur le PCB et l'étage d'alimentation généralement en prise avec l'air expulsé par le ventirad. Ces parties sont également soumises à des températures importantes comme en témoignent les prises de vues avec watercooling. Nous notons 38°C sur le radiateur de mosfets et plus de 46°C sur le PCB alors que la configuration tourne au repos depuis moins de 20 minutes. Le relevé thermique effectué avec le Megahalems laisse apparaitre une masse tirant sur le bleu foncé (plutôt vert clair avec le H2O 620) et un PCB restant jaune orangé. Les gains enregistrés son de l'ordre de 4°C sur cette zone avec le ventirad.

 

En charge notre carte mère se teinte de couleurs vives avec le watercooling, pendant que la plage de température en air reste plus étendue. Bien que le PCB dépasse les 50°C dans les deux cas, nous notons un gain de 3°, sur les éléments qui nous intéressent, grâce au flux d'air expulsé par le ventirad.



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