• LE K100, vu de dehors, sous tous les angles

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Corsair K100
Dimensions (mm) 470 x 166 x 38 mm (sans repose-poignet)
Poids

~1.28 kg sans repose-poignet

Format

AZERTY complet

111 touches

Commutateurs Optiques-mécaniques Corsair OPX RGB
Rétroéclairage

16,8 millions de couleurs

RGB individuel

LightEdge 44 Zone sur 3 côtés

Logiciel iCUE + Elgato Stream Deck
Connexion

Câble tressé 1,8 m USB Type-C

Relais USB 2.0 Type-A
Autres

Polling rate jusqu'à 4000 Hz

Anti-ghosting

N-key rollover

Mémoire embarquée

8 Mo

Tarif 249,99 €
Garantie

2 ans

Esthétiquement, c’est facile, Corsair a pris 0 risque ! C’est-à-dire que le K100 reprend à 99,99 % les lignes des prédécesseurs, K95 et les autres — l’avantage, c’est que ça permet toujours de reconnaître un clavier Corsair au premier coup d’œil. D’un autre côté, on peut dire que le design est toujours au goût du jour, ni très discret ni trop m’as-tu-vu, subjectivement c’est toujours un bon équilibre. Et puis que pourrait-on vraiment attendre de plus de la part d’un clavier moderne ? Bien entendu, les amateurs intransigeants de nouveautés à tout prix seront peut-être déçus de l’absence d’évolution de ce côté-là. Mais le K100 cache son jeu ailleurs ! Il reprend aussi du K95 ses boutons multimédias dédiés sur une portion surélevée en haut du pavé numérique, ainsi que la molette de volume située à proximité. Ces éléments sont de bonnes factures et de bonnes tailles, la molette au roulement libre offre une bonne résistance. Ensuite, le K100 se démarquera par la présence des voyants lumineux habituels au centre du clavier, plutôt qu’à droite ou au-dessus des touches directionnelles. Les indicateurs sont désormais planqués sous une surface lisse, de part et d’autre d’un logo Corsair illuminé. Enfin, on notera l’apparition d’une bien grosse molette dans la partie supérieure à gauche du clavier, entre les boutons de sélection de profils et de verrouillage de la touche Windows que l’on trouve déjà sur les claviers précédents du constructeur. Cette molette est donc l’une des nouveautés introduites avec le K100, nous verrons plus tard quel est son rôle exact.

 

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Autre nouveauté majeure, la première apparition d’interrupteurs optiques-mécaniques chez Corsair, ils se nomment Corsair OPX ! Ceux-ci sont garantis pour 150 millions d’activations — Corsair a donc pris soin d’en faire un peu plus que les 100 millions des Cherry MX ou Titan de Roccat. En plus d’un fonctionnement linéaire souple, le constructeur leur a aussi donné une distance d’actionnement très courte de 1 mm seulement, avec un rebond minimal et une course totale de seulement 3,2 mm - soit réduite de 0,2 mm par rapport aux Cherry les plus rapides, les Cherry MX Speed Silver. La force requise pour les Corsair OPX est de 45g, comme la majorité des interrupteurs "rapides". Notez que le K100 est aussi proposé dans une version équipée de Cherry MX Speed Silver.

 

À l’usage, les Corsair OPX sont effectivement très rapides et vifs, avec une course très courte et une activation quasi instantanée, sans nécessiter un appui profond ni une force élevée. Côté bruit, ça reste assez discret, avec un claquement léger, mais audible, plus « clac-clac » que « cloc-cloc » ou « clic-clic ». La présence d’un peu de jeu au niveau de l’interrupteur et de l’emboîtement fait que les touches « gigotent » un peu, mais ça ne gêne pas plus que ça. Avec ceci, le K100 embarque aussi une technologie d’hyper-processing nommée Corsair AXON, dont la particularité est de permettre pour la première fois un taux d’interrogation et une analyse des touches à 4000 Hz, soit 0,25 ms — en théorie de quoi garantie des entrées jusqu’à 4x plus rapide qu’un clavier de jeu conventionnel à 1000 Hz/1 ms. Est-ce que cela fait vraiment une différence ?

 

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Nous n’avons pas d’autres outils de mesure que notre superbe interface chaise-clavier. En tant que non PGM, notre ressenti est que non, mais pour les joueurs professionnels pour qui chaque seconde peut compter, cela fera peut-être toujours LA différence. En l’état, il est difficile de distinguer si la réactivité du K100 est surtout liée aux nouveaux interrupteurs optiques mécaniques seuls à la course très courte qu’à ses 4000 Hz, en notant que passer le clavier à 1000 Hz via iCUE n’a subjectivement rien changé à notre expérience. Face à l’argument d’un taux d’interrogation plus élevé, s’opposera aussi celui du temps requis pour un cycle d’actionnement complet d’un interrupteur, généralement de 5 ms dans les deux sens, donc 10 ms en tout. Il faudrait aussi connaître la manière dont Corsair a réglé son firmware et le délai d’enregistrement en dur exact de chaque action,  et il y a le détail de l’input lag et de la capacité de l’écran à afficher rapidement l’action effectuée. Enfin, il faut savoir que les effets RGB peuvent avoir un effet non négligeable sur le MCU du clavier, alors que c’est lui aussi qui doit lire et traiter les entrées. Vu la quantité de RGB et de zones indépendantes, et de fonctionnalités personnalisables, on peut se demander si Corsair n’a pas été un peu « obligé » de passer à 4000 Hz afin de compenser l’impact de tout ceci. Pour l’anecdote, par défaut, le K100 fonctionne à 1000 Hz.

 

Par exemple, l’utilité d’un taux d’interrogation plus élevé est aussi largement débattable sur les souris, même s’il y a des arguments en faveur de mulots à 2000 Hz et plus pour les écrans aux taux de rafraîchissement de plus en plus élevés pour une fluidité impeccable du déplacement du curseur. Mais on voit encore assez mal ce qu’un clavier pourrait bien gagner à ce jeu, autre que de remporter une grande victoire marketing… M’enfin, rapide le K100 l’est assurément, il n’y a aucun doute à avoir là-dessus. Assez parlé technique, passons au reste de l’extérieur du clavier !

 

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Le K100 étant un clavier moderne haut de gamme, il est constitué d’une partie inférieure en d’ABS mat, avec deux parties distinctes glossy sur les côtés, et une portion supérieure intégralement en aluminium brossé. C’est du propre et ça respire la qualité, et c’est la moindre des choses pour un clavier à ce niveau. Avec les boutons et la molette déjà mentionnés ci-dessus, le K100 propose un layout AZERTY avec 111 touches et 6 raccourcis « G » situés à gauche dédiés aux macros. Au fond, c’est une configuration contemporaine typée « gaming » tout à fait standard.

Comme sur le K95, les capuchons sont en PBT double injection, en théorie un gage de qualité et de durabilité. Notez que le K100 est  livré avec des capuchons supplémentaires gris et texturés, prévus pour remplacer les capuchons des touches les plus exploitées par les joueurs. Leur surface dispose aussi d’une forme un peu plus prononcée pour encore mieux épouser le doigt respectif qui s’y posera. Accessoire, mais sympathique, tout comme la présence d’un relais USB 2.0. Certains regretteront peut-être que les capuchons des raccourcis « G » ne soient plus texturés comme sur le K95, mais lisses. 

 

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À l’arrière, on découvrira 4 gros caoutchoucs antidérapants, ainsi que deux rehausses de chaque côté permettant de relever le clavier d’un p’tit centimètre pour modifier son inclinaison. Le K100 est livré avec un repose-poignet en mousse à mémoire de forme et au revêtement cuir PU. La mousse n’est pas aussi épaisse qu’avec d’autres modèles de claviers haut de gamme, mais cela suffit amplement — le repose-poignet du K100 est parfaitement confortable sur la durée. Son attachement est magnétique via deux pattes flexibles et sa base dispose de 6 caoutchoucs antidérapants supplémentaires. Avec un poids qui n’est pas non plus plume, le K100 n’ira pas se balader sur le bureau sans qu’on le lui demande.

 

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Vu de face, le K100 ne fait pas tellement plus de RGB que son prédécesseur direct. Les LED sont assurément puissantes, mais les capuchons pleins à jupe longue font que l’éclairage reste relativement bien diffus, à défaut d'être vraiment discret — le RGB est un art que Corsair maîtrise aujourd’hui parfaitement. De plus, celui-ci est évidemment totalement personnalisable touche par touche, complétée par ce que Corsair nomme la fonction LightEdge RGB sur 44 zones, qui indique le nouvel éclairage individuel intégré sur 3 côtés du clavier — gauche, droite et haut. Bref, le K100 sait aussi ne pas passer inaperçu sur le bureau et se montrer absolument flamboyant si on le lui demande, surtout dans le noir.

 



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