• Verdict

mini artiNous voici parvenus au terme de ce dossier, et nul doute que ces Ryzen 5000 vont une nouvelle fois mettre un sacré coup de pied dans la fourmilière. Zen(+) a permis à AMD de revenir à niveau du point de vue des performances applicatives, tout en se démarquant par un rapport performances/prix détonnant. Zen 2 lui a donné un avantage conséquent pour l'applicatif et enfin Zen 3 boucle le cycle en renforçant ce point tout en lui permettant de devancer le concurrent dans le domaine ludique. Cela n'a l'air de rien, mais se faisant, AMD renforce significativement la perception que certains pouvaient avoir de ses processeurs, en faisant des Must Have dans tous les domaines. En conséquence, le dernier bastion d'Intel est tombé, et il est plus que difficile de trouver des arguments pour préférer un modèle bleu à son équivalent tarifaire côté rouge. La fusion des CCX a donc bel et bien permis les gains espérés dans ce domaine. Les jeux étant généralement des applications plus difficiles à paralléliser, les 32 Mo de L3 unifié par CCD, constituent un apport considérable à ce niveau, tout comme la baisse de la latence. Ceci est d'autant plus remarquable, que les caractéristiques intrinsèques ne changent pas à ce niveau par rapport à Zen 2 (même quantité de L2/L3, même procédé de gravure, cIOD identique, etc.), ce qui devrait maximiser les gains d'AMD. Voilà qui nous amène au seul véritable point noir, l'inflation des tarifs. Bien-sûr, il reste difficile d'en vouloir à AMD, quand on se souvient de tout ce qui lui est dû en matière de dynamitage du marché depuis 3 ans. Toutefois, comme nous le rappelons régulièrement, AMD comme Intel ou Nvidia sont des sociétés à but lucratif. Pas de gros mots ici, juste un fait qu'il ne faut pas oublier et qui explique que quelle que soit la société concernée, en position de force, elle soignera toujours sa marge même si c'est au détriment du consommateur, puisque c'est sa raison d'être. 

 

Pour revenir aux CPU dont nous vous proposons aujourd'hui le test, un seul dénote quelque peu, le 5800X. Pas d'un point de vue performance, puisqu'il est bien là où on l'attendait, mais c'est au prix d'une consommation et surtout température de fonctionnement très élevées. Alors ses devanciers ne faisaient pas franchement mieux à ce niveau, mais on a l'impression qu'AMD est allé chercher le moindre pouillème de fréquence, quelqu'en soit le prix à payer, sur les autres domaines. On ne peut toutefois que féliciter AMD pour son retour en forme de ces dernières années, peu croyaient en ses chances de réussite et pourtant aujourd'hui, il est la référence d'un point de vue prestation CPU. Bien sûr, ses volumes de ventes n'ont pour l'heure toujours rien à voir avec ceux de son concurrent, protégé par de juteux contrats avec les OEM, mais nul doute que les rouges ont su convaincre de nombreux utilisateurs du marché de la vente au détail, reste maintenant à persuader les OEM de leur offrir une part de marché plus en adéquation avec la qualité de leurs puces. C'est toutefois un processus lent, et il est probable qu'Intel se rebelle à un moment ou un autre, un animal dos au mur n'en est que plus dangereux.

Suite à notre évaluation des Ryzen 7 5800X et Ryzen 5 5600X, nous avons noté une disparité significative des fréquences appliquées pour une charge identique (refroidisseur similaire), entre puces de même référence mais de source différente, tout comme l'est la carte mère utilisée. Nous investiguons à ce sujet et mettrons à jour le dossier avec les conclusions de notre analyse.
3000xtVous l'aurez compris au travers de ce dossier, ces Ryzen 5000 nous ont à nouveau conquis. L'ultime point qui pouvait encore faire hésiter certaines personnes de franchir le pas d'un achat autre qu'Intel, vient de disparaitre, avec la prise de pouvoir d'AMD dans le domaine ludique. Bien entendu, en pratique les processeurs Zen 2 ne posaient pas de véritable souci à ce niveau, puisque la limitation GPU apparait généralement bien avant. Il en est naturellement de même à présent, pour les puces Intel les plus rapides, face à ces Zen 3. Seulement cet élément psychologique qui semblait bloquer certains, n'existe à présent plus. Reste à aborder le sujet le plus épineux pour la plupart, la tarification. Car AMD, bien conscient de sa position de force, ne fait pas de cadeau pour ces nouveaux processeurs. Soyons clair, par rapport à ce qui se pratiquait il y a quelques années, les tarifs pour une telle débauche de coeurs et de performance sont presque cadeau. Néanmoins, on s'habitue vite à des tarifs très doux et l'augmentation de 50 $ pour toutes les références commence à peser sur la capacité d'achat d'un certain nombre, en particulier pour les versions 12 et 16 coeurs, déjà onéreuses à la base. Pire, l'accès à l'octocœur est  bien plus délicat, du fait de la disparition d'un équivalent au 3700X, obligeant l'acquéreur potentiel à se tourner vers le bien plus onéreux 5800X (+ 36% par rapport au 3700X). Le fait qu'AMD ne pousse pas au changement de plateforme nuance ce point, même si les acquéreurs des premières cartes mères génération Ryzen à chipset série 300, devront malheureusement passer par cette case. Dans le même ordre d'idée, même si beaucoup opteront pour une solution propriétaire, la disparition du refroidisseur hormis pour le 5600X, entrainera là-aussi un surcoût pour certains. Ceci pourra décourager de potentiels acquéreurs, toutefois, nous avons affaire ici, sans contestation possible, aux puces les plus véloces disponibles sur plateforme grand-public, sans point faible et capables pour certaines de devancer des puces HEDT bien plus onéreuses. Indubitablement, toute cette qualité a un prix : 569,90 € et 849,90 € pour les 12 et 16 coeurs, là où il vous en coûtera 314,90 € l'hexacore et 459,90 € pour l'octocœur.

 


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Nous remercions naturellement nos partenaires pour la mise à disposition des éléments de test.

 



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