Le disque dur, cette vénérable antiquité issue de l'ère informatique néobitique et ses mécaniques qui restent tout de même des joyaux dans leur conception, n'a pas encore dit son dernier mot. Et les quelques constructeurs, avoir des besoins toujours croissants en espaces de stockage, continuent de s'en mettre plein les fouilles d'innover afin de faire grimper les capacités de leurs disques. En attendant la mise en oeuvre du HAMR toujours attendu quelque part au 21e siècle, c'est le SMR (Shingled Magnetic Recording) qui fait son apparition sur les lignes de montage de Seagate.

 

seagate SMR (comptoir du hardware)

 

Utilisé conjointement avec le PMR (Perpendicular Magnetic Recording) introduit sur le marché grand public en 2005, le SMR joue sur la largeur des pistes qui n'ont pas besoin d'être physiquement aussi larges en lecture qu'en écriture (cf. schéma ci-dessus). Ainsi on dézingue l'espace laissé entre les pistes et on les superpose, à la manière de tuiles (celle de votre toit, pas celles de Windows 8) comme l'illustre le constructeur, afin d'en augmenter la densité.

Au-delà des têtes de lecture qui ont encore moins le droit de faire un pet de travers se pose alors le problème des têtes d'écriture obligées de faire leur travail sur au minima 2 pistes. Problème donc, si la piste suivant celle sur laquelle vous écrivez contient des données, il faudra elle aussi la réécrire... Ce qui pourrait poser un léger problème pour un disque un tant soit peu rempli puisqu'il faudrait réécrire toutes les pistes adjacentes jusque tomber sur une piste marquée comme vide ! Pour y pallier, ces dernières sont organisées sur un principe de bande, dont la dernière piste est d'une largeur plus conventionnelle. Cela signifie qu'en pratique et dans certains cas plus ou moins ponctuels en fonction du taux de remplissage de votre disque ou de la quantité de cache embarquée, une écriture même insignifiante pourra supposer la réécriture complète d'une bande ; chose qui s'approche de ce que l'on connait déjà avec les SSD : l'amplification d'écriture. On imagine le boulot de malade du contrôleur (qui heureusement n'est pas syndiqué) !

 

Si l'avantage en densité permettra donc de passer de 1To par plateau à 1,25To dans un futur proche, point de détails ne sont donnés quant aux performances des disques utilisant ce procédé forcément voués à une augmentation des écritures, et par extension de la consommation électrique induite. Seagate indique vouloir pousser cette technologie, avec des densités de bandes différentes d'une gamme à l'autre. Nous verrons tout cela en 2014 donc, timing prévu par le constructeur.


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