Alors que le MacBook ARM semble être un succès du point de vue des performances pures, surpassant les anciennes puces Intel quadcore grâce à l’Apple M1 savamment optimisé, l’idée d’aller explorer d’autres microarchitectures semble faire son chemin chez d’autres mastodontes du genre. En effet, côté Microsoft, des bruits courent comme quoi a firme irait bigloucher en interne sur la possibilité d’intégrer de puces provenant directement d’équipes internes, plutôt qu’aller se fournir chez des grands noms comme Intel et AMD.

 

Certes, la gamme Surface contient bien un certain Microsoft SQ1, mais ce dernier est issu d’une collaboration avec Qualcomm et non une division faisant directement partie de la maison-mère. En résumé, du point de vue de la Raymonde, ce n’est pas tant le jeu d’instruction ARM qui fait le succès de ces nouveaux produits Apple, mais bien le fait que l’entreprise contrôle toute la chaîne logique, de l’agencement des circuits imprimés à leur programmation au niveau OS. Ainsi, pour un Microsoft cherchant des remplaçants pour leur cloud Azure, actuellement sous Xeon, la question d’un changement matériel complet se pose : tout comme la pomme, vaut-il mieux aller chez la concurrence rouge quitte à retravailler l’optimisation interne de certains composants logiciels, ou s’aventurer hors des chemins battus pour repenser l’ensemble sur une nouvelle base, cette fois-ci prévue sur-mesure dès sa conception ? « La question elle est (pas si) vite répondue », en fait. Pour continuer dans les citations, montons en gamme avec Alan Kay, un fameux informaticien américain passé (entre autres) par Apple et récompensé du prix Turing en 2003 :

 

People who are really serious about software should make their own hardware.

 

Autrement dit, les entreprises sérieuses à propos de leurs logiciels passeront, tôt ou tard, à du matériel personnalisé.... ce qui s’est vérifié avec Apple, mais aussi Google ou Facebook, du fait de leur besoin croissant en performance, notamment avec l’émergence du Machine Learning. Pas si mal pour une parole prononcée il y a un peu plus de 35 ans ! Par ailleurs, Microsoft a — comme tout GAFA qui se respecte — une division recherche, qui contient (surprise) un projet nommé EDGE, dont une mystérieuse puce E2 aurait, en 2018, réussi à faire tourner une partie de Windows, sans compter les nombreux papiers de recherche qui en découlent ; tout cela sur fond de recrutement de professionnels du secteur, débauchés depuis AMD, Intel ou encore NVIDIA. Reste à voir si la firme accepterait de prendre un risque financier aussi important : une décision politique plus que technique à ce stade. Affaire à suivre ! (Source : Bloomberg via WCCFTech)

 

windows 10 arm logo

Le comptoir a bien une petite idée d’horizon possible pour cette affaire...


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