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Microsoft serait prêt à tout pour apaiser les détracteurs et boucler l'achat d'Activision-Blizzard

L'acquisition d'Activision-Blizzard par Microsoft est toujours très loin de passer comme une lettre à la poste et l'affaire s'est encore compliquée récemment. Comme c'est de coutume pour ce genre de grosse transaction, toutes les autorités de régulations compétentes dans le monde ont bien évidemment lancé leur enquête respective et plusieurs ont déjà fait remarquer qu'il y a risque d'un chamboulement drastique du paysage concurrentiel pour l'industrie du jeu vidéo.

 

Les autorités européennes en particulier sont a priori parmi les plus prudentes et inquiètes vis-à-vis du projet de Microsoft et cela s'est traduit par le lancement début novembre d'une enquête encore plus approfondie, notamment en réponse à l'agitation de Sony et à un pic d’inquiétude quant à l'avenir des franchises d'Activision-Blizzard sur les plateformes concurrentes en cas de succès de l'acquisition. En effet, avec cet achat, Microsoft deviendrait la 3e plus grande entreprise du gaming au monde et par conséquent un géant d'autant plus difficile à faire plier, et Sony pense que Microsoft en profiterait aussi pour rendre certaines célèbres franchises, telles que Call of Duty, exclusives à ses écosystèmes PC et Xbox, ce qui pourrait provoquer une migration en masse des joueurs depuis l'environnement PlayStation.

 

microsoft activision blizzard logos

 

Microsoft a déjà essayé plusieurs méthodes pour tenter d'apaiser tout le monde. Dans un premier temps en promettant à Sony (et au reste du monde) que les accords autour des titres majeurs d'Activision-Blizzard resteront en vigueur au-delà des délais contractuels. Microsoft avait ensuite essayé un autre angle, en essayant de convaincre Sony et les autorités qu'Activision-Blizzard n'a aucun titre incontournable/indispensable (comprendre, « arrêtez de stresser à ce sujet, ça n'en vaut pas la peine »), ce qui est un poil capillotracté et gonflé compte tenu des millions et millions de joueurs dans le monde rien qu'avec la franchise Call of Duty.

Certes, rien de tout ça n'a eu l'effet escompté dans le camp opposé, au contraire. Selon Reuters, l'UE préparerait en ce moment même une « déclaration d'objection », à savoir une liste officielle des problèmes relevés lors de l'enquête et celle-ci serait ensuite publiée en janvier 2023. En anticipation, Microsoft s'apprêterait apparemment - toujours selon la même source - à offrir à Sony une licence de 10 ans pour Call of Duty dans l'espoir de faire passer la pilule. Un tel accord serait pour le moins ironique, étant donné la promesse initiale de Microsoft de conserver les principaux titres d'Activision sur PlayStation. Ceci dit, il s'agirait alors tout de même du premier accord écrit, ce qui est assurément préférable aux simples paroles.

 

Bien entendu, il reste à savoir si Sony et les autorités seraient réellement prêts à accepter une telle offre, ce qui n'est évidemment pas garanti. Cependant, il serait d'avis parmi les experts juridiques qu'une licence de la sorte faciliterait grandement les choses, du moins du côté de l'Europe. Eh oui, parce qu'outre-Atlantique, la bataille aussi est loin d'être gagnée. En effet, au moins trois sources auraient rapporté que la Federal Trade Commission envisagerait de son côté de contester l'acquisition aux USA directement en justice, ce qui conduirait ensuite fort probablement à la fin de cette intense aventure... Pour rappel, Microsoft a pour objectif de conclure l'acquisition d'ici juillet 2023. (Source)

Un poil avant ?

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