On en parlait il y a quelques jours à peine, du fait que l'Inde aussi souhaite reconsidérer sa position dans l'industrie du semi-conducteur et le rôle qu'elle y joue, et voilà que les choses se concrétisent déjà un peu plus. Ces derniers temps, le marché du semi-conducteur attire beaucoup les regards et les envies, la centralisation de 83 % de la production de processeurs et 70 % de celle de la mémoire entre les seules mains taïwanaises et sud-coréennes ne convient clairement plus, souvent pour des raisons politiques et stratégiques, mais aussi parce que cette configuration n'arrive plus à satisfaire les besoins sans cesse croissants. L'un après l'autre, mais chacun à son rythme, Chine, USA et Europe se sont attelés à cette question épineuse de la production de semi-conducteurs, en somme pour s'assurer d'avoir les munitions pour les conflits (qui resteront économiques, espérons-le) d'aujourd'hui et de demain.

 

Voisine de la Chine avec laquelle les relations ne sont pas au beau fixe, motivant par ailleurs une volonté d'autosuffisance pour réduire sa dépendance vis-à-vis de cette dernière, et grande puissance en devenir, l'Inde aussi se pencherait à présent (à nouveau) très sérieusement sur le sujet. Elle compterait apparemment construire sur le succès du programme « Make In India » (qui a fait de l'Inde le second plus grand constructeur de smartphones au monde après la Chine) pour attirer cette fois-ci les fondeurs.

 

inde semiconducteur isa

 

Ainsi, le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi serait prêt à débourser des subventions de plus de 1 milliard de dollars et offrir diverses exonérations fiscales pour toute compagnie qui viendrait installer une fonderie dans le pays, tout en les assurant de la mise en place de mandats pour l'achat de puces fabriquées localement - qui seraient donc classées de « sources fiables » - par le gouvernement et sur le marché privé local. À ce stade, il n'aurait pas encore été décidé de la manière dont ces subventions seront attribuées, mais le pays aurait déjà effectué une consultation auprès de l'industrie concernée (qui s'est normalement achevée hier). Notons tout de même que la nouvelle a un caractère semi-officiel, puisque les sources gouvernementales auraient souhaité rester anonymes, puisqu'elles n'auraient pas été autorisées à aborder le sujet.

 

Ce n'est pas le premier essai en la matière, mais la tentative précédente avait capoté à cause d'une infrastructure peu fiable, un réseau électrique instable, ainsi qu'une bureaucratie complexe et une mauvaise planification. Néanmoins, l'avis circule que cette nouvelle opération séduction des producteurs de semi-conducteurs aurait cette fois-ci plus de chance de réussir. Reste à savoir qui répondra à l'appel. Il s'avère qu'au moins un consortium local, Tata Group, aurait exprimé son intérêt d'une diversification dans cette industrie, ainsi qu'un fonds d'investissement basé à Abu Dhabi, Next Orbit Ventures. Une affaire à suivre, comme beaucoup d'autres ! En tout cas, il semble déjà assez certain que le paysage de l'industrie du semi-conducteur de demain sera bien différent de celui d’aujourd’hui. (Source)


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